Depuis 1922 et leur "acceptation" du bout des lèvres de l'Accord Naval de Washington, presque entièrement concocté, par les Anglo-saxons, à leur encontre, les Japonais se savaient être en point de mire, face aux intentions plus ou moins inavouées des Américains de contrôler la zone Pacifique est et sud.
Comme l'a indiqué, fort justement, Dog Red, l'arrivée des Américains aux Philippines, à la toute fin du XIXème siècle, après avoir taillé une croupière à une armée espagnole navale et terrestre déliquescente, leur avait ouvert des perspectives stratégiques inespérées. Dès la fin de la Première Guerre Mondiale, les Américains - au passage, eux-aussi, un tantinet "colonialiste" dans l'âme... mais, bon, passons! - se méfiaient comme de la peste de l'influence ou du "rayonnement" nippon, dans la zone SEA et Pacifique.
En cherchant, par le biais du Traité naval de Washington, à casser les dents à la flotte japonaise, les Ricains s'étaient, aussi, efforcés, de limiter, intentionnellement, l'accès aux ressources premières (minerai de fer, charbon, pétrole, etc.), d'un Japon, qui, lui, en était quasiment privé! D'où, pour une bonne part, l'occupation de la Chine, ennemi de très longue date, mais, aussi, à l'époque, un territoire proche recélant de précieuse ressource en matières premières.
Dès 1940, au plus tard, on en était arrivé à une situation politique et stratégique tellement compliquée, qu'elle ne pouvait qu'aboutir à une conflagration militaire entre le Japon et les USA! Les Japonais avaient un besoin vital de s’approvisionner en ressources essentielles pour leur industrie, aussi bien civile que militaire, mais les Américains leur mettaient systématiquement des bâtons dans les roues, pour y parvenir, y compris par le biais des canaux purement commerciaux!
Selon moi, la domination militaire, qui existait, alors, au sein de la gouvernance nipponne, n'avait fait que favoriser le déclenchement du conflit, qui, lui, était, à plus ou moins long terme, inévitable.