Dog Red a écrit:Nicholas ALKEMADE (RAF) avait, quant à lui, survécu à une chute de plus de 5.000 mètres, sans parachute. Sa chute avait été amortie par les branches d'un épicéa et une épaisse couche de neige.
Gamin, j'avais vu son témoignage dans un documentaire de Daniel COSTELLE.
(COSTELLE qui nous a quittés la semaine dernière).
Moi-aussi, j'ai souvenance d'un article ou un extrait de livre, qui évoquait cette survie quasiment miraculeuse après une telle chute, due, notamment, à la disposition naturelle particulière du branchage des sapins - çà avait du néanmoins faire bobo! - et, au final, à l'épaisseur du tapis de neige. Les chances de survie devaient être inférieures à celles de décrocher le gros lot à la Loterie Nationale.
Perso, dans ma jeunesse de mataf, j'avais ainsi traversé, dans ce qui était le quartier "très chaud" toulonnais, baptisée "
Chicago", un plancher, afin de récupérer galamment la petite culotte d'une jeune barmaid très dévergondée prête à subir (avec grand plaisir!) les "ultimes outrages".

C'était un bricolage en "isorel" peint, qui isolait l'étage du rez-de-chaussée, sauf qu'il n'avait résisté à mon poids - à l'époque, je devais "royalement" peser 68-69 kilos pour 1,83 m (le parfait "minet" des années 60!

).
Vu le contexte, j'étais, évidemment, "cul nu". J'avais été tellement surpris par l'effondrement brutal dudit "plancher", que je n'avais pas eu le temps de me "préparer" à ses conséquences - il n'est pas du tout impossible que cette "situation de surprise" m'ait évité de gros dégâts physiques! -. Bref, je traverse ledit" plancher", pour finir, à plat dos, 7 mètres plus bas (plus de deux étages!) sur un sol en béton, à moins d'un mètre d'un lavoir collectif, lui-aussi, en béton (et oui, çà date!) - à un pas près, je finissais ma "course" dans le lavoir! Rétrospectivement, cette vision du lavoir si proche m'avait longtemps hanté!

-.
J'avais évidemment "atterri" brutalement, mais je n'avais rien de casser, sauf que j'étais totalement à poil (certes, désormais nanti de la " précieuse petite culotte") et qu'il me fallait désormais devoir remonter à l'étage par l'escalier, aux alentours de 15H00-16H00, alors que les locataires de l'immeuble, vaquant à leurs occupations, allaient et venaient dans l'entrée et l'escalier! J'avais dû, en remontant, en croiser, au moins, trois ou quatre (selon mes souvenirs), mais mon souci premier était de rejoindre au plus vite la porte de l'appart... où "ma compagne de rencontre" était convaincue que la chute m'avait "blessé et immobilisé".
Que nenni, car j'avais conclus ma "petite affaire", m'étais rhabillé décemment dans mon uniforme réglementaire pour prendre le train tranquillement, à la gare, jusqu'à Saint-Raphaël. Là, par contre, dans la chambrée, que nous étions une bonne vingtaine à occuper, le soir venu, alors que je me dessapait pour changer de tenue, j'avais "déclenché" un franc succès, car, en réalité, même si je ressentais, à chaud, sans plus, une certaine gène, j'avais tout le dos, depuis les fesses jusqu'aux épaules, couvert d'écorchures sanguinolentes et de "brûlures", causées lors de mon impact sur le béton! Évidemment, je n'y avais pas coupé, il m'avait alors fallu expliquer à mes camarades de chambrée, la raison d'être - relativement "honorable" - de ces dommages corporels!

Par contre, la nuit qui avait succédé, puis les deux-trois jours suivants, j'en avais sérieusement bavé avant que mon dos ne finisse par cicatriser!
Là, il s'agissait juste d'une "banale" chute de "7 mètres de haut", qui, dans certains cas, néanmoins, peut s'avérer lourde de conséquences (blessures très graves, voire décès); dès lors, il suffit de s'imaginer une chute de plusieurs milliers de mètres, avec une vitesse finale de l'ordre de 180 à 200 km/h... de surcroit, le "chuteur" a aussi, hélas, "le temps" de se poser des questions (doux euphémisme!) sur son sort final.
