

Dog Red a écrit:Loïc Charpentier a écrit:Il conviendrait peut être de faire le point sur l'arsenal dont disposait la petite armée luxembourgeoise,...
Il y a une armée grand-ducale en 1940 ?
A ma connaissance, il y a une gendarmerie et rien d'autre...
EDIT : par contre, jusqu'au XIXe siècle, Luxembourg a été une place forte importante passant d'un occupant à l'autre, tantôt espagnol, tantôt néerlandais, tantôt germanique, avant que la place forte ne soit démantelée.
De l'artillerie peut fort bien avoir été récupérée et/ou parquée dans ce cadre.
Voici un extrait du JMO du 2ème RDP qui relate l'évènement : « 7h15. - Le détachement de découverte aux ordres du Lt de Mandat-Grancey vient de se heurter à la barrière de douane luxembourgeoise fermée, et est accueilli par des feux de mitraillettes partant des usines qui dominent la douane. Les patrouilles d'avant-garde recollent sur le détachement de découverte, les motocyclistes se jettent à terre. La position est délicate, la colonne est dans un défilé, coincée, entre les crassiers et des murs et, sur cette route, pas un abri, sauf les fossés, heureusement profonds.
Déjà les premiers blessés refluent vers la douane française. Si on ne sort pas de là dans les minutes suivantes, c'est l'échec avant la bataille.
Quelques ordres rapides ; un groupe de motocyclistes sort des fossés et escalade les murs des usines. La 5e colonne, peu nombreuse ne tient pas et l'on aperçoit quelques hommes, en civil, refluer par les fenêtres, vers l'intérieur de la ville. »
Pour les dragons, il est impossible que l'armée allemande soit déjà là. Ils accusent donc les civils, ce qui peinera pendant longtemps les habitants d'Esch. Le ministre de France au Luxembourg estimait que 90% des luxembourgeois étaient favorables aux alliés. Il n'y pas de témoignage indiquant que les 10% restant aient pris les armées le 10 mai.
Le « détachement de découverte n° 2 », commandé par le lieutenant Louis Rouzée, débouche alors dans la ville, qu’il traverse aux acclamations de la population. À la sortie d’Esch, il arrive devant la barricade. La voiture de tête s’engage dans la chicane et saute aussitôt sur une mine. Des coups de feu partent alors des maisons environnantes. Deux motocyclistes sont tués. La troupe se replie vers les couverts ; il est 8h10.
... Pendant ce temps là, les blindés et les dragons, à pied, progressent vers la gare.
... Ils se font tirer dessus, à partir du Galgenberg (n°2 sur la carte) mais croient que les coups de feu sont tirés des maisons par des francs-tireurs. Le JMO décrit des scènes de combat de rue assez étonnantes, loin des photographies insouciantes du service cinématographique.
...Ce climat serein peut être tempéré par cette remarque du Kriegstagebuch de la 34ème ID : « Plus loin, vers la frontière française, quand nous étions au contact de l’ennemi, nous fûmes surpris par le comportement étrange des Luxembourgeois. Ils n’avaient pas peur et se baladaient au milieu des combattants comme s’ils étaient à l’épreuve des balles. À vrai dire, les tireurs des deux camps faisaient de leur mieux pour éviter de les tuer ou blesser. » Le JMO indique en tout cas que les dragons ne trouvent ni arme ni tireur lors des fouilles des immeubles.
Il est 11h15 et désormais, surclassés par un ennemi supérieur en nombre, nous serons réduits à la défensive.
En face, l'ennemi était là avant nous avec des moyens très supérieurs, très aidés par les nombreuses formations de la 5e colonne d'Esch-sur-Alzette qui continuaient de tirer sur tous les hommes isolés et sur nos Agents de transmission moto. Il faut, hélas, se rendre à l'évidence, nous sommes stoppés.
Il est vrai que, d'après le colonel, la région était hostile, la ville de Differdange abritant plus de 800 francs tireurs (sur 20 000 habitants) et des caches d'armes incluant "des canons antichars de fort calibre jusqu'au 77".
); dans ce contexte, l'hypothèse d'une "5ème Colonne" ou celle de civils "favorables" à l'invasion allemande, aurait plutôt du se localiser dans le nord et nord-est du Duché, à la frontière allemande, où, au passage on cultive d'excellents vignobles

Loïc Charpentier a écrit: il y a un contexte géographique qui me tarabuste, Differdange et Esch-sur-Alzette, vu leur proximité, au sud, avec la frontière française, sont situées dans ce qu'on pourrait considérer comme étant le territoire luxembourgeois "majoritairement francophone" (en réalité bilingue, mais bon, personne n'est parfait!); dans ce contexte, l'hypothèse d'une "5ème Colonne" ou celle de civils "favorables" à l'invasion allemande, aurait plutôt du se localiser dans le nord et nord-est du Duché, à la frontière allemande, où, au passage on cultive d'excellents vignobles
(les vins blancs de Moselle!), où la population est globalement "germanophone" et, qui, même, dans les années 1970, s'exprimait souvent très mal, voire pas du tout en français.
![]()
Prosper Vandenbroucke a écrit:https://fr.wikipedia.org/wiki/Corps_des ... mbourgeois
RoCo a écrit:@ Bernard : je n'ai pas encore pu lire le livre de Koch-Kent (je vais le recevoir la semaine prochaine), mais cet auteur en pense quoi de ces histoires
de franc-tireurs ?




bernard-1954 a écrit:Dans le film que j'ai mentionné au post 125, on voit des civils saluer les troupes de la Wehrmacht, mais on est plutôt au nord du Luxembourg (même chose en Belgique d'ailleurs semble-t-il).

RoCo a écrit:Bonjour,
Petit HS
Rarement lu autant de bêtises dans un si petit article

Dog Red a écrit:bernard-1954 a écrit:Dans le film que j'ai mentionné au post 125, on voit des civils saluer les troupes de la Wehrmacht, mais on est plutôt au nord du Luxembourg (même chose en Belgique d'ailleurs semble-t-il).
On voit un unique civil abreuver (avec un enfant) les Landser qui montent au front.
L'homme a l'air isolé, ses voisins n'ont pas la même attitude.
Dog Red a écrit:Sont plus "impressionnantes" les images de liesse populaire saluant à la mode nazie les soldats allemands remontant les rues.
Les maisons sont pavoisées de drapeaux à croix gammée qui semblent artisanaux.
Je ne reconnais pas les lieux mais le site internet référence Eupen... ...ville allemande cédée à la Belgique par le Traité de Versailles.
Ces images de liesse populaires correspondraient plutôt à l'accueil dans l'est, germanophone, de la Belgique.
Prosper Vandenbroucke a écrit:RoCo a écrit:Bonjour,
Petit HS
Rarement lu autant de bêtises dans un si petit article
Ben oui Roco et le lien n'est mis en ligne qu'à titre d'info et j'ai bien écris que j'étais d'accord avec Dog Red et Alain.
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