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Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 21  Nouveau message de Alfred  Nouveau message 16 Avr 2024, 09:50

Il fallait trouver des gens réunissant une excellent connaissance de l'anglais technique et du fonctionnement d'un avion déjà à la base,des passionnés:ça se trouve,mais c'est très rare....dans les interprètes d'état-major,ils sont tout aussi rares (j'en fus un )..Le seul dictionnaire valable était le Kettridge ,uniquement produit en Grande Bretagne à l'époque

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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 22  Nouveau message de Marc_91  Nouveau message 16 Avr 2024, 11:02

;) Merci pour ce témoignage !
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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 23  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 16 Avr 2024, 13:45

Aussi bizarre que çà puisse paraitre, les cours de spécialité de l'Aéronavale - plus de six mois, par exemple, pour décrocher le Brevet Elémentaire de la spécialité ELAER (Electricien d'Equipement Aéronautique) - étaient exclusivement généralistes (électricité, électronique (en 1964-1965, la technologie des "tubes à gaz" (diode, triode, pentode, etc.), mécanisme de fonctionnement des appareils de navigation), mais il n'y avait aucun cours qui effectuait une revue de détails des matériels américains ou français! On ne les découvrait qu'une fois embarqué dans la formation (flottille, escadrille, ST de la BAN)!

Si on avait du bol, on bénéficiait de la présence d'un collègue de la même spécialité; mais, en ce qui me concerne, par exemple, en sortie de Rochefort, ayant choisi Saint-Raph, je m'étais retrouvé être le seul ELAER, au sein d'une équipe d'une douzaine de mécanos "purs et durs" (y compris les deux cadres), qui ne connaissaient que pouic en matière d'électricité et d'équipements de bord. L'air de rien, j'avais intégré l'Equipe V3 Alouette II, la seule qui existait au sein de la Marine, où était effectué le plus haut niveau d'intervention technique, avant le retour systématique de l'appareil chez son constructeur; lors d'une V3 de 750/1500 heures, qui pouvait durée 5 semaines, on déshabillait la totalité de l'appareil, on contrôlait bon nombre d'appareils ou éléments (la structure, les pales, par exemple!), on expédiait d'autres dans les ateliers spécialisés, on commandait les rechanges nécessaires, on effectuait les modifications prévues par la MAJ et on remontait le tout dans un état plus neuf qu'à sa sortie d'usine - c'était, là, la coquetterie "personnelle" de l'équipe -.

Toutes les Alouettes II de la Marine passaient dans nos mains (souvent, nous en avions une en cours de V3 et deux autres qui attendaient leur tour, dans le hangar ou sur le parking), plus celles de la Douane! On ne chômait pas, mais l'ambiance était très sympa! Par contre, j'avais du apprendre mon boulot sur le tas, tout seul dans mon coin, en potassant les épais manuels techniques dédiés au ventilo.

A 19 balais, sans aucune expérience professionnelle ( je sortais direct d'un Bac Math-Elem, en ayant jamais vu, jusque-là, la moindre clé de 10, sachant que le latin, ni les maths ne me servaient plus à grand-chose!), j'avais eu droit à quelques sérieuses sueurs froides, car ces mêmes manuels fixaient, également, le temps moyens des interventions :mrgreen: . Je me souviens, ainsi, d'une malheureuse génératrice tachymétrique, planquée sous la turbine Artouste, qui selon le manuel nécessitait 15 minutes de démontage; c'était déjà beaucoup pour 4 écrous (!), sauf que ledit démontage impliquait, également l'emploi d'une clé spécialement adaptée, dans laquelle la Marine n'avait pas souhaité investir! La première fois, j'avais mis plus de 5 heures pour parvenir à dévisser ces quatre malheureux écrous! ::mal-a-la-tete:: Un an plus tard, avec "ma bite et mon couteau", je la démontais en moins de 15 minutes! ::mortderire::

Et, là, je cause du seul contexte "Aéronaval", univers de la "débrouille générale" très peu hiérarchisé, contrairement à l'Armée de l'Air. J'ai, par exemple, en tête, le vécu d'un proche ami, breveté "Electronicien Aéro", qui, en sortie de cours, avait intégré le SAPAN - magasin central de pièces détachées de l'Aéronavale - en tant qu'informaticien, sur "machines Bull ou IBM"! Leur spécialité étant considérée, alors, comme la plus compliquée, ils étaient peu nombreux et, après deux ans de cours, étaient rapidement promus officiers-mariniers. Un jour, un aréopage de hauts gradés de l'Armée de l'Air débarque au SAPAN et, lors de leur visite, demande à vérifier la procédure de traitement d'une pièce détachée (existant en stock, délai de fourniture, d'approvisionnement en cas de commande "extérieure", etc. A la demande de son chef de service, mon camarade se charge du traitement informatique et imprime, dans un temps très bref pour l'époque (!), le document qui allait bien. Là, désarroi général des grosses légumes de l'Air.... Euh, quel est le grade de cet intervenant?... ils avaient plus moins pigés, selon ses chevrons inclinés, qu'il s'agissait d'un "sous-off", mais çà leur posait un sérieux problème, vu que, dans le service similaire de l'Armée de l'Air, il fallait être, à minima, lieutenant, voire capitaine, avec 8- 10 ans de service à la clé (sans parler de la compétence requise!) , alors que la Marine, elle, faisait confiance à de jeunes officiers-mariniers, avec quatre ans de service, dont deux passés en formation! :rire:

C'était très loin d'être une exception; ainsi à la base-école de Cognac, que se partageaient l'Armée de l'Air et l'Aéronavale, pour la formation de leurs pilotes sur réacteurs, on trouvait des quartiers-maitre de 2ème classe ou, même, des matelots brevetés, "patrons d'appareil" au sol, tandis que des sergents de l'Armée de l'Air, eux, étaient affectés aux extincteurs de piste (véridique et vécu)!

La "débrouillardise" naturelle de l'Aéronavale tient aussi beaucoup au long passé naval de "La Royale", où l'habitude des conditions de mer avait exigé de devoir dépasser, à chaque échelon hiérarchique, le niveau de compétence "réglementairement" exigé. Il n'est pas question, pour autant, de valoriser "l'Aéronavale", par rapport à l'Armée de l'Air, mais le contexte est différent. De mon temps, alors que la Marine comptait 100 000 hommes, dont 10 000 "Pingouins", chaque nouvelle promotion "annuelle" d'Elaer, formée à la vieille "Caserne Martrou" de Rochefort, ne dépassait pas 25 élèves, d'où nous sortions, tous, "matelot breveté de 2ème classe"!

Du côté de l'Armée de l'Air, au centre-école de Rochefort, un, le niveau d'instruction requis était nettement plus faible (en 1964-65!), deux, l'effectif des "promos" était du triple, trois, le cours de formation d'un moindre niveau et, quatre, les élèves en sortaient "sergent PDL", les moins doués caporaux-chefs!

Autre problème, que beaucoup d'entre vous ne connaissent pas. En s'engageant pour cinq ans dans la Marine, on touchait, au mieux (!), 2000 francs de "prime d'engagement"; dans l'Armée de Terre et l'Air, elle était de 15 000 francs - une vrai fortune dans les années 60 - plus, dès qu'on était pas trop "à la ramasse", une promotion rapide au grade de sous-officier, avec la solde à la clé, une fois dépassée la "durée légale"! Il fallait, de mon temps, dans la Marine, hors Ecole de Maistrance, deux ans pour être promu QM2, un an de plus (sous certaines conditions), pour accéder au grade de QM1 et quatre ans pour décrocher la casquette d'officier-marinier, après l''incontournable "cours de chouffe" pour lequel nous étions proposés par nos officiers "chefs de service". Cà dépendait, également, de la "modernité" de la spécialité, car bon nombre de quartier-maitres-chefs affichaient, alors, plus de 10 ans de service au compteur (!) et, autant de vieux second-maitres "glandaient" en attendant désespérément la moindre promotion!

Il y avait, certes, pour sérieusement améliorer sa solde, la solution de naviguer grâce aux "primes de campagne'. Pour un Pingouin, de mon temps, il y avait le Clem, le Foch, la "Jeanne" et, le "must", les petites équipes détachées à bord des rares bâtiments dotés d'un hangar et d'une plate-forme pour hélicos! Revers de la médaille, la durée des missions en mer retardaient d'autant l'entrée au "cours de Chouffe" - de ce que j'ai connu, une bonne année! -.

De nos jours, çà peut paraitre "ridicule", mais le montant de la prime d'engagement "5 ans" (7,5 fois supérieure) offerte, alors par les autres Armes, plus la promotion rapide au grade de sous-off, avec la solde inhérente, avait rendu " très sportif" le recrutement de volontaires dans la Marine. Visiblement, çà ne s'est guère amélioré, avec, désormais, l'attribution "générale" d'une prime d'engagement de "1067 €" et une durée d'engagement, qui, elle, "prudemment" est plus ou moins fixée à "3 ans"! Elle n'ose même plus proposer des contrats d'engagement à 5 ans, sauf si çà implique une formation de sous-off! ::mal-a-la-tete::

Cà n'engage que moi, mais avec une telle pingrerie générale, des voies de promotions particulièrement embouteillées dans certaines Armes et "l'élitisme" technique exigé, nous ne sommes pas prêts de nous en sortir! Dans une armée devenue "professionnelle", le pinpin de base (1ère classe, caporal, caporal-chef) n'est guère incité à devoir risquer sa peau (même si la solde de base a été revue à la hausse, en gros, un SMIC amélioré, hors "prime de campagne"!). L'armée se retrouve, ainsi, quasiment, chaque année, à devoir renouveler (dans l'urgence!) 15 % de son effectif, toutes armes confondues, résultat de la "fuite" générale de son personnel instruit! ::mal-a-la-tete::

Je ne comprends plus rien au "système" actuel et me marre doucement en lisant les procédures actuelles de l'armée de Terre...

5. J’attends le résultat de la commission
Vos résultats sont envoyés en CIRFA; votre conseiller vous en informe et réajuste avec vous votre projet si nécessaire.
6. Je deviens soldat
Cérémonie de signature et départ en régiment
La cérémonie de signature
En signant votre contrat, vous vous engagez officiellement dans la vie militaire.


Sans parler que "l'engagé" a désormais droit à un certain délai pour faire valoir ses droits à décliner son engagement! De mon temps, il finissait immédiatement au gnouf, mais passons ... ::elu boulet::

J'ai l'air d'avoir très largement débordé en HS, par rapport au sujet du recrutement du personnel français "rampant" et "volant" à dater de fin 1942, mais, en réalité, pas tant que çà. La structure de l'organisation militaire de l'Armée de l'Air française était, à la fois, très hiérarchisée et très "lourde"... et, même, après-guerre, elle l'était toujours restée... sans pour autant pénaliser ses compétences opérationnelles!

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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 24  Nouveau message de dynamo  Nouveau message 17 Avr 2024, 19:28

@ Loïc
On reste un peu HS, mais c'est tellement intéressant et riche comme fil...
Dans la Marine, vos formations étaient valorisées lorsque vous retourniez à la vie civile.
Je me souviens de mon père qui avait recruté un ancien mécano de la Royale pour sa vingtaine de camions, des BERLIET, (hydrocureurs et BOM bennes à ordures ménagères) et il en était satisfait. Mon paternel disait que depuis qu'il était là comme chef de garage, tout le monde courrait dans l'atelier, les chauffeurs des PL étaient à l'écoute et chaque matin, les camions démarraient et effectuaient leur service sans problème.
Le mari de ma soeur, mon beauf, après 10 années de service dans la Royale avait immédiatement été recruté par La Régie Nationale des Usines Renault en tant que mécanicien.
Le sérieux des formations et des compétences était reconnu par le civil.
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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 25  Nouveau message de Marc_91  Nouveau message 18 Avr 2024, 16:18

:mrgreen: Un peu ...

J'aimerai d'abord revenir sur Mr Guy Leloup, dont je parlais page précédente.
Il était dans l'Aéronavale en 1939-40 en Bretagne, a fui en bateau pour rejoindre De Gaulle dès l'été 1940, a participé à l'affaire de Dakar, a débarqué en AOF fin 40 puis assemblé en entretenu les Blenheim Mk.IV du GRB1 jusqu'en 1942.
Il a ensuite été mécanicien volontaire pour le GC3 "Normandie", rêvant secrètement d'y devenir pilote.
Reparti à Rayak (Liban) à la fin de la première campagne avec les autres mécaniciens du futur NN, il y fut longtemps "mis au placard" car il était non seulement une de ces "têtes de lard" de Gaulliste, mais en plus suspecté d'être communiste !!!
Il fut un temps pressenti pour le groupe "Travail" qui attendit (trop !) longtemps ses avions, et revint finalement fin 1944 avec le Groupe "Artois", si j'ai bonne mémoire ...
Démobilisé, il travailla très vite comme mécanicien, se maria et fonda ... un garage (je crois me rappeler que c'était un Renault, lui aussi) !

Image Guy Leloup

Pour en revenir au recrutement en AFN, il est aussi très clair que l'anglais n'y était pas la langue étrangère la plus parlée ... Il y avait beaucoup plus d'hispanophones ou d'italianophones !
Quand aux autres territoires doutre-mer libre d'alors, les volontaires s'engageaient de préférence dans la Marine.

Pour parler du recrutement mais en étant hors de la période, je me rappelle de l'histoire du second mari de ma Maman, qui était sans travail ni formation à 17 ans, dans une France qui venait d'être libérée mais était encore pauvre et rationnée. Il avait également sa mère à charge.
Il n'y avait pas de RSA à l'époque et pas tellement d'aides sociales non plus ! ... Il n'a rien trouvé d'autre que de s'engager dans la Marine à 17 ans en trichant sur son âge.
Après ses classes de commando, il est parti sur le "Fantasque" et débarqua en 1945 en Indochine ... pour y combattre.
Formé à la discipline et doué de ses mains, il n'eut aucun mal ensuite à devenir machiniste à la RATP et menuisier-agenceur ...

Quand à votre serviteur, je suis sorti du système scolaire avec un BTS et un DSE de Géologie (Bac assimilé +3 passé en même temps), puis fait le tour de la planète sur un aviso-escorteur de la Royale (une année règlementaire avec un peu de rab à la fin à cause de la situation politique) en tant que timonier breveté ... Avec 2 patrouilles à l'entrée du détroit d'Ormouz pendant la guerre Iran-Irak pour protéger les pétrolier de Total, une escale à Nouméa quelques mois avant les évènements d'Ouvéa et ... un passage à tabac par les indépendantistes polynésiens à Papeete.
8) Mais j'y ai gagné une force de caractère qui m'a permis de traverser pas mal d'épreuves de ma vie future.
C'est aussi ça, la formation de la Marine, hein Loïc ???
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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 26  Nouveau message de Marc_91  Nouveau message 30 Mai 2024, 15:33

;) Un planeur de club de vol à voile Avia 152, construit avant la guerre mais photographié en 1946, des Sports Aériens Atelier d'Alger (SAAA). Il a probablement été utilisé comme appareil d'instruction pendant la guerre : 2 bandes rouges et bleues en été peintes sur les ailes blanches pour faire 2 drapeau français.

Voir par exemple --> http://alger-roi.fr/Alger/aviation/text ... arrige.htm

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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 27  Nouveau message de Loïc  Nouveau message 01 Avr 2025, 00:10

Puisqu'il est question du GC II/5 La Fayette, héritière de l'escadrille symbole de l'alliance France-Etats-Unis ce qui a présidé à son rapide réarmement, et en écho à nos relations avec nos grands "amis" et "alliés" étatsuniens dont on privilégie curieusement toujours leur prisme infatué quand il s'agit d'eux ou beaucoup moins favorable quand il s'agit des autres même quand cela concerne l'Histoire de France

Un sentiment général dans les circonstances critiques
Les Américains sont aussi mauvais camarades que mauvais soldats. Le personnel est écœuré par la conduite des unités US avec lesquelles il a travaillé jusqu'ici.
Ce groupe est sceptique quant au travail en commun avec les Américains


::ok je sors::
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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 28  Nouveau message de Gaston  Nouveau message 01 Avr 2025, 06:41

T'inquiètes, Loïc... moi, ce qui me fait marrer, actuellement, c'est que beaucoup approuvent mon anti-américanisme primaire, alors qu'ils me le reprochaient il y a encore 3 mois !!!
Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

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Re: Réarmement de l'Armée de l'Air - Nov.1942 à mi-1944

Nouveau message Post Numéro: 29  Nouveau message de Marc_91  Nouveau message 03 Juil 2025, 16:02

;) Une autre bonne illustration de la lenteur du début de ce ce réarmement : La fabrication en toute petite série d'insignes métalliques de brevet de pilotes et de personnels navigants, dans l'usine Caudron de Boufarik (près de Blida, Algérie) en Avril 1944 :

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