Effectivement il a évité des torrents de sang en amenant l'ANC à abandonne la lutte armée, ce qui n'allait pas de soi. Il a également pu arbitrer la guerre des chefs à l'intérieur de l'ANC et évité une scission de celle-ci.
Paradoxalement c'est sa situation de prisonnier qui lui donnait une autorité certaine pour arbitrer les oppositions entre factions rivales : comme il était enfermé pour longtemps, on savait parfaitement qu'il ne s'agissait pas de sa part de son ambition personnelle.
Non seulement un grand homme, mais également un politique avisé. (Je pense qu'en décidant d'abandonner la lutte armée il avait bien mesuré le poids que ferait peser sur l'Afrique du Sud les sanctions économiques internationales. Or l'opinion internationale ne se serait pas mobilisée ainsi pour une organisation pratiquant l'assassinat et le terrorisme.)

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« Alors mon petit Robert, écoutez bien le conseil d'un père ! 
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