Les besoins en parachutes étaient immenses. Au cours du conflit des centaines de milliers de parachutes ont été cousus, pliés et distribués.
Plus de vingt mille parachutes furent déployés lors du jour J,

Les couturières en plein travail

Ces Canadiennes étendent méticuleusement un parachute en s'assurant que chaque pli est parfaitement positionné.
Elles savaient bien qu’un jour, la vie d’un aviateur sera sauvée grâce aux soins qu’elles auront apportés au pliage de ce parachute. Il s’agira peut-être de la vie de son propre mari ou de celle de son petit ami. Chaque jour elles en pliaient chacune entre 6 et 8 en moyenne.

Une plieuse en train d'en préparer un et derrière elle, on aperçoit les casiers individuels où chaque parachute était entreposé jusqu’à sa vérification avant le vol.
Voici les principales étapes toutes aussi indispensables les unes que les autres dans la confection d’un parachute.
La voilure principale est constituée de 52 m² de soie ou de 45m² pour le ventral . Deux anneaux en forme de D sont fixés au sac. Douze suspentes partent de l'anneau de droite, remontent le long du côté droit de la voilure, redescendent du côté gauche et viennent s'attacher à l'anneau de gauche. Ces suspentes mesurent chacune 8.75 m, pour une longueur totale de 210 m. La voilure et les suspentes sont rangées dans un petit sac de 28 cm sur 40, en les pliant en accordéon. Le rangement d'une telle quantité de soie et de suspentes dans un espace aussi restreint est une opération extrêmement minutieuse qui mérite d'être vue. Le poids du parachute, harnais compris, est de 11 kilos.

Avant d'être plié, le parachute devait faire l'objet d'une inspection très poussée pour déceler tout défaut. Voici un groupe de femmes en pleine inspection.
Le parachute était également examiné en position suspendue. Chaque pli doit être impeccable, toutes les suspentes doivent être rangées bien droites et sans vrillage dans les logements prévus à cet effet. Les pièces métalliques doivent être exemptes d’oxydation, et une douzaine d'autres points doivent être vérifiés pour garantir une ouverture rapide du parachute car un parachute ne doit pas seulement s'ouvrir mais doit le faire rapidement !


Vient ensuite l'opération délicate consistant à le plier correctement, afin que les fragiles suspentes ne s'emmêlent pas lors du déploiement de la soie. À l'arrière-plan, on aperçoit des racks contenant les parachutes pliés.


Des femmes de toutes nationalités et de toutes les branches des forces armées ont accompli cette tâche essentielle. Ici, on voit une plieuse américaine surnommée une WAVE (acronyme de ( Women Accepted for Volunteer Emergency Service) fait la démonstration de techniques de pliage de parachutes. Par la suite, cette branche a pris le nom de Naval Reserve (Women’s Reserve), mais le surnom de « WAVE » est resté.
***
Des registres étaient tenus pour garantir que les parachutes étaient bien testés régulièrement. La voile était déployée et suspendue pendant 48 heures pour être aérée. Si les conditions météorologiques le permettaient puis était sorti pour être aéré naturellement ; il se gonflait au gré du vent et était vigoureusement secoué pour en chasser tout éventuel insecte.
À intervalles réguliers, les femmes embarquaient également à bord d'avions pour effectuer des essais de largage en fixant les parachutes à des mannequins d’environ 80 kg.

Vérification du bon déploiement d'un parachute en l'ouvrant face au vent.
Si un minuscule trou ou un point de fragilité était décelé, les parachutes devaient être immédiatement réparés.
Une pancarte, ici accrochée au mur porte l’inscription
« N’OUBLIEZ PAS : LA VIE D’UN HOMME DÉPEND DE CHAQUE PARACHUTE QUE VOUS PLIEZ ! »

Une pancarte, ici accrochée au mur porte l’inscription
« N’OUBLIEZ PAS : LA VIE D’UN HOMME DÉPEND DE CHAQUE PARACHUTE QUE VOUS PLIEZ ! »

Enfin, en cas de décès en relation directe avec le parachute, les registres indiquaient la date de pliage ainsi que l'identité de la plieuse, permettant ainsi de remonter jusqu'à la personne ayant préparé chaque parachute.
Ces femmes ont fait un travail extraordinaire pour sauver des vies .
***
Cette évocation montre les étapes de fabrication du coté des Alliés. On peut raisonnablement penser que
le processus était similaire chez l'adversaire.
https://micheleloy.wixsite.com/usww2/le ... e-du-d-day

Se Connecter













dans: