Bonjour
Pourquoi ce sujet plutôt qu'un autre.
Cet escadron a été celui de mon grand-père en 1939 -1940. Je n'ai trouvé aucun livre de marche. Pour cause, la quasi totalité de l'unité a été faite prisonnière dès le début de la guerre. Voilà où est l'intérêt de mon intervention.
Une compagnie (terme utilisé par mon grand-père) était basée à Cherisey (Meurthe et Moselle) et ravitaillait en essence un régiment de combat (ou plusieurs). Je dispose d'une photo d'un camion manifestement en panne dans la neige. La compagnie n'a plus contact avec son unité. Le lieutenant prend alors la décision de na pas attendre les ordres mais de continuer à suivre la (les) unités soutenues et d'effectuer les ravitaillements.
Bien lui en a pris car ils ont appris plus tard que la quasi totalité de cette unité du train (dépôt N°6 selon les info du matricule militaire) avait été faite prisonnière. Seules cette petite compagnie a continué le combat. Ceci pourrait expliquer l'absence d'historique sur le net.
A chaque halte, il fallait vite repartir devant le buldozer allemand. Un lapin qu'ils avaient sans doute capturé attendra pour être mangé. Le service fut assuré jusqu'à la fin de la guerre. La compagnie avait atteint la Fontaine de Vaucluse. Les soldats se sont alors fait démobilisés. A Grenoble semble-t-il vers le 19 juillet 1940. Pour retourner "au pays", il peut y avoir la ligne de démarcation. Les soldats vont alors déclarer un lieu de retrait potentiellement fantoche. Ainsi, mon grand-père a déclaré Mâcon où il n'avait aucune attache.
Je serai très intéressé de connaître des détails sur cet épisode.
Ma contribution peut aussi sortir de l'oubli l'unité et apprendre qu'elle n'a pas totalement disparu comme mes recherches le laisse soupçonner. La suite ne concerne plus directement cette compagnie du 6ème ERT mais permet de comprendre ce que les "libérés" ont pu faire. Mon grand-père, bien décidé à rentrer chez lui, a rejoint un cousin à Châlons sur Marne. Ce dernier l'a conduit.

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