Post Numéro: 66
de iffig
Hier, 22:40
En 1921, la conférence sur les transports de la Société des Nations organisée à Barcelone accorde aux pays enclavés le droit de se doter officiellement d’une flotte de haute mer. La Suisse, croyant à un avenir pacifique, a abandonné l’idée, ce qu’elle regrettera amèrement par la suite. La Seconde Guerre mondiale éclate et les Allemands bloquent le Rhin. Le commerce extérieur helvétique enregistre du jour au lendemain une baisse de plus de 30 %. Une fois encore, le ravitaillement du pays est fortement compromis. Dans ce contexte, le gouvernement loue quinze navires à une société d’armement grecque. Mais les États belligérants empêchent bientôt ces bateaux d’atteindre leur but. Les pertes suisses se chiffrent en millions, la situation devient intenable. En avril 1941, le Conseil fédéral recourt à la loi martiale pour décréter la création de la flotte suisse. Les quatre premiers bâtiments acquis par l’Office de guerre pour les transports sont baptisés Calanda, Maloja, Saint-Gotthard et Generoso. Pendant la guerre, quatorze navires en tout battent pavillon suisse. Trois d’entre eux ont été fournis par le Comité international de la Croix-Rouge. Les bateaux ont coûté une fortune, mais le pays s’y retrouve puisqu’ils assurent l’approvisionnement en carburant, en fourrage, en céréales, en huile, en café et en sucre.
Ici, on voit le Maloja appareillant de Lisbonne vers l'Afrique. Les marques de neutralité sont bien visibles !

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https://blog.nationalmuseum.ch/fr/2020/ ... er-suisse/Never believe anything until it has been officially denied.