Oliriri a écrit:Je souhaiterais connaître les conditions ou formalités administratives demandées pour intégrer la formation d'Elèves Officiers de Réserve à Saint-Maixent, plus particulièrement en janvier 1940. Le candidat était -il proposé par le Centre de Mobilisation d'Infanterie , auquel il appartenait depuis la mobilisation de septembre 1939 ? Ou y avait-il une autre procédure ? Concours ? ...Où peut-on trouver une liste de ces candidats EOR?
Merci
Je vais faire appel à mon "expérience personnelle".
Chaque cession de recrues appelées ou engagées volontaires se cognait, dès son arrivée, un "examen" de culture générale, qui durait plusieurs jours de suite (généralement, le matin), voire plusieurs semaines, en alternance avec l'initiation militaire de base.
Ces "épreuves" permettaient à l'armée française d'identifier, dès le départ, les "analphabètes", puis de répertorier les autres, par le biais de l'écrémage intentionnellement effectué, en fonction des résultats obtenus lors d'épreuves successives - en parallèle, il existait également des "épreuves physiques" pour l’acuité visuelle et/ou auditive - un binoclard n'ayant aucune chance d'intégrer le personnel volant, un "mal-entendant", une unité-radio ou détection acoustique -.
En ce qui concerne les EOR, les recrues qui avaient suivi, au préalable, les cours d'instruction de la PMS (préparation militaire supérieure) étaient, au départ, avantagées, mais pas que, car les différentes épreuves écrites sélectives, qui s'étaient succédées au fil des jours, permettaient, aussi, de repérer d'autres "candidats potentiels".
L'air de rien, dans "
La Royale" en octobre 1964, nous étions 800 au départ desdites épreuves, pour finir à une petite quinzaine, deux semaines plus tard, sachant qu'il n'était pas question, là, de sélectionner de futurs EOR, mais juste de fournir le quota nécessaire (ou suffisant) aux différentes spécialités!
En 1939-1940, en situation de mobilisation générale, les critères d'instruction (générale) requis étaient du niveau du Second Baccalauréat (Terminales littéraires et scientifiques), écoles préparatoires supérieures et formations universitaires; néanmoins, comme il s'agissait d'élèves-officiers de réserve, dont la formation était raccourcie, il existait une plus grande souplesse que pour la sélection des futurs officiers dits "de carrière", qui, eux, pour l'essentiel, avaient, tous, intégrés "en direct et sur concours" les grandes écoles militaires, y compris ceux qui sortaient du "Rang".
Il conviendrait de vérifier mes dires, mais pour intégrer la formation d'EOR de Saint-Maixent, il semble qu'il fallait au préalable se farcir le peloton d'instruction "comme les copains".