Post Numéro: 178
de coyote
04 Aoû 2026, 15:09
La campagne de Guadalcanal
Août 1942 - Février 1943
La médecine de guerre
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En vue des futures opérations, les effectifs de la 1re division de Marines avaient fait l'objet d'une sélection rigoureuse. Les hommes jugés inaptes physiquement avaient été réaffectés de manière appropriée. Tous les personnels avaient reçu une formation aux premiers secours et avaient été vaccinés contre la variole, la fièvre jaune, la typhoïde et le tétanos.
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Avant les débarquements, l'organisation du Service de santé se déclinait de la façon suivante:
-Unités de poste de secours de bataillon, composées de 2 médecins et de 20 infirmiers, dont 3 étaient détachés auprès des compagnies en tant qu'infirmiers de compagnie, les autres étant affectés, avec les médecins, au poste de secours du bataillon ;
Les compagnies médicales, comprenant 6 médecins et 80 infirmiers étaient réparties en 3 sections :
La sélection des blessés, l'hospitalisation et l'évacuation.
Chaque compagnie médicale était en mesure d'installer un hôpital de campagne de 72 lits
L'équipe de ramassage des blessés. unité avancée de la compagnie médicale . utilisaient des
jeep-ambulances aménagées pour transporter des brancards ainsi que des blessés capables de se déplacer avec une aide minimale. Ces Jeep se rendaient à l'intérieur des terres jusqu'aux postes de secours des bataillons pour évacuer les blessés vers la plage. Là, ils étaient embarqués dans des petites embarcations qui les acheminaient vers les transports ancrés au large comme on peut le voir ici..
Evacuation des blessés
Au début de la campagne, les hôpitaux de campagne étant la cible quasi quotidienne de bombardements aériens ou de tirs d'artillerie, il devint nécessaire d'évacuer les blessés sur plusieurs centaines de kilomètres avant de pouvoir procéder aux interventions chirurgicales et autres soins importants.

Evacuation des blessés en jeep-ambulance
La méthode habituelle d'évacuation des blessés consistait à les transporter sur des brancards en empruntant le chemin le plus court vers l'arrière. Les hommes étaient ensuite placés dans le premier véhicule disponible – jeep, camion de munitions ou autre – et ramenés sur une distance de 500 à 1 000 mètres pour être transférés vers des ambulances ou conduits directement à un hôpital de campagne.
Dès le début des opérations, on constata qu'une équipe de quatre brancardiers était insuffisante pour transporter un blessé sur un brancard, surtout par forte chaleur. Il fallut donc employer des membres de la section des sélections comme brancardiers depuis les lignes de front jusqu'au premier véhicule disponible. Afin de réduire les temps de transport, des jeeps furent envoyées en première ligne. Leur centre de gravité placé bas et leur capacité à circuler sur des terrains difficiles les rendaient particulièrement précieuses pour l'évacuation. Après quelques modifications mineures, une jeep standard pouvait transporter trois ou quatre blessés sur brancard et un blessé ambulatoire.
Mais bien souvent, le service médical n'avait pas de jeep à sa disposition et c'est la raison pour laquelle, il fallait effectuer des marches épuisantes dans la jungle.
Le navire hôpital USS Solace (AH-5) fit de nombreuses évacuations

L'USS "Relief" (AH-1) participait également aux évacuations.
L'un des aspects les plus problématiques des premières évacuations par voie maritime était le manque de coordination entre les navires. Il y eu des inégalités observées dans la répartition des blessés, entraînant la saturation des services médicaux sur certains navires tandis que d'autres n'étaient que partiellement utilisés. Nombre de navires n'arboraient pas le pavillon « M pour Mike » pour signaler leur capacité à embarquer des blessés. Certaines embarcations transportant des blessés effectuaient des escales inutiles pour d'autres raisons. Il arrivait fréquemment que certains se dirigeaient instinctivement vers le navire le plus proche pour débarquer leurs blessés au plus vite.
Hôpital de campagne
Pour les blessés qui seraient inaptes au service dans un délai de 10 à 15 jours, des évacuations tant aériennes que maritimes furent mises en place. Au tout début, quelques blessés ont été évacués par des avions de combat, style Lockheed "Hudson". Le premier Douglas C 47 capable d'accueillir 18 blessés sur brancard ou 36 patients valides, se posa le 3 septembre 1942. Au 18 septembre, 147 patients avaient quitté Guadalcanal par ce moyen.

Evacuation des blessés par avion C 47
Au cours des mois d'octobre et novembre, 2 879 blessés furent prioritairement évacués par voie aérienne. Il est même arrivé que le transfert des blessés de l'hôpital de campagne vers l'avion s'effectue alors que le terrain d'aviation se trouve toujours sous le feu de l'ennemi !
Les conditions sanitaires à Guadalcanal posaient un problème majeur. L'ennemi avait laissé derrière lui des déchets de toutes sortes. Ces derniers ne pouvaient être brûlés, la fumée risquant d'attirer les attaques aériennes. De plus, toutes les latrines ennemies étaient inutilisables et durent être détruites au profit de nouvelles installations protégées contre les mouches transmetteurs de maladie. Durant les premières semaines, diverses épidémies furent constatées. Par la suite, la malaria, le paludisme constituèrent les principaux problèmes médicaux.
Paludisme et malaria
Le paludisme apparut dans les 15 jours après le débarquement. Un traitement médical fut instauré dès le 10 septembre 1942.
La pénurie de moustiquaires durant les premières semaines contribua à la propagation du paludisme. Bien que chaque homme fût équipé de moustiquaires de tête et de lit au moment de l'embarquement, la plupart d'entre eux les perdirent ou les abandonnèrent lors du débarquement. Les troupes de première ligne ne comprirent pas qu'un homme atteint de paludisme était une victime tout aussi réelle que s'il avait été blessé au combat !
De plus, il était de notoriété publique que les populations autochtones constituaient un réservoir d'infection. Cela incita les médecins militaires à s'opposer fermement à l'usage de main-d'œuvre locale dans la zone des combats. Le général commandant les forces américaines a bien évidemment reconnu la pertinence de cet avis mais la gravité de la situation imposait malgré tout de déployer tous les hommes disponibles sur la ligne de front. On eut tout de même recours aux populations locales pour les déchargements des vivres, munitions et carburant.
Le naufrage du transport USS Georges F. Elliott (AP-13) touché par un avion ennemi, a entraîné la perte de la quasi-totalité des fournitures et équipements médicaux de la compagnie E du 1er bataillon médical. Malgré cela, la répartition des stocks fut si bien effectuée qu'aucune pénurie n'en a résulté. En partageant les ressources disponibles et en utilisant celles capturées à l'ennemi, il a été possible de rééquiper cette compagnie et de lui permettre de fonctionner comme hôpital de campagne dans les 48 heures suivant le débarquement.
La quasi-totalité des fournitures médicales, à l'exception de celles transportées par le personnel lui-même, a été perdue. Le médecin-chef décida alors de mettre en commun les stocks restants, complétés par du matériel capturé à l'ennemi. Aucune pénurie de matériel essentiel ne fut constatée durant les dix premiers jours.
Des prisonniers de guerre japonais recevant les premiers soins
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A suivre...
https://ofshipssurgeons.wordpress.com/2 ... -campaign/
https://www.ibiblio.org/hyperwar/USMC/U ... nal-D.html
https://www.history.navy.mil/research/l ... canal.html
https://www.ibiblio.org/hyperwar/USN/US ... cal-1.htmlEn 1944, les Français étient malheureux, maintenant ils sont mécontents, c'est le progrès ! CdG
Bernard