Ci-après, carte de situation des forces alliées (françaises, britanniques et belges), notamment, celles qui s'étaient repliées sur le secteur "Ostende-Nieuport- Dixmude -Bruges", en Belgique, et celles concentrées sur le secteur "Dunkerque-Tourcoing-Carvin". A vue de nez, ces deux "poches" devaient regrouper 400 000 à 500 000 hommes bien armés - même si bien souvent, vue la situation, leur moral était bien souvent dans leurs brodequins

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Çà n'engage que moi, mais j'ai l'impression que l'
OKH et, plus particulièrement, Halder - tranquillement "au chaud" à Berlin - n'avaient pas vraiment pris conscience de "l'obstacle défensif" que pouvaient constituer ces deux "poches", face à des formations allemandes, qui, elles-mêmes, notamment celles du
Heeresgruppe A, étaient rincées - hommes et matériels roulants - par les combats et leur "course vers la mer". Il y a un autre "détail" qu'il convient de ne pas oublier et qui est bien visible sur les cartes de
OKH, établies entre 21 et 24 mai, les Infanterie-Divisionen - y compris les
ID (mot.) et l'Artillerie, qui avaient, alors, été distancées par les "Panzerounets" en pointe. Le terrain "conquis" par ses derniers, même avec leurs propres formations d'infanterie motorisées devaient être, tout à la fois, définitivement et impérativement "traité" puis contrôlé par l'infanterie et l'artillerie de "proche accompagnement".
Çà figurait, noir sur blanc, dans les tactiques de "combat associé" de la
Heer, qui prévoyaient que les formations blindées, face à un point de résistance adverse qui, s'avérant conséquent et solide, devaient se "contenter" de le contourner, afin, à la fois, en progressant, pouvoir couper ses possibles routes d'approvisionnement et également permettre , dans la profondeur des "lignes de progression", le plus vite possible, d'engager l'infanterie de "ligne" et l'artillerie de campagne, cette dernière, placée, elle-même, sous l'autorité, au niveau du corps d'armée, sous l'autorité de l'
Arko,
Artilleriekommandeur, structure de commandement indépendante de l'
Artilllerie divisionnaire!
Coupé de ses routes d'approvisionnements ou de renforts, le "point dur" de la résistance ennemie devait être, ainsi, traité et réduit, en "second rideau" par les formations d'infanterie piétonne et d'artillerie hippomobile, qui étaient censées "accompagner" au plus près l'action de "pointe" des
Panzerdivisionen.
Sauf que, déjà, il s'était avéré, comme en Pologne, en septembre 1939, durant
Fall Weiß, que les capacités journalières de progression des "troupes rapides" (
Schnelle Truppen), mais surtout celles de la
Panzerwaffe, l'arme blindée motorisée, ne satisfaisaient plus aux contraintes (modernes) de progression, à la fois, issues du tout récent et nouvel emploi "dynamique" des formations (rapides) blindées & motorisées, lié, aussi, à des règles de déplacement des unités piétonnes ou hippomobiles nécessaires pour achever le contrôle définitif du "terrain"!
Lors du retour d'expérience effectué après juin 1940, la
Panzerwaffe en avait pris plein la tronche, notamment, en raison de sa vitesse excessive "de progression". Résultat, lors de la mise en place finale d'
Unternehmem Barbarossa, l'Infanterie piétonne avait été, pour l'essentiel, positionnée en "1ère ligne", les
Schnelle Truppen étant, elles, volontairement positionnées, par l'
OKH, sur leurs arrières, afin d'éviter les "erreurs" constatées durant
Fall Weiß et le
Westfeldzug! - en notant, au passage, que çà s'était +/- bien passé durant les opérations terrestres "
Marita" et "
Weisung 25" au printemps 1941 dans les Balkans, mais, cela dit, face à un "adversaire" aux moindres performances , corps expéditionnaire britannique inclus, comparées à celles des adversaires de la Campagne de mai-juin 1940!
