J'ai beau avoir affectivement une tendresse naturelle envers le premier PA français, il ne correspondait pas aux contraintes imposées pour le largage et l'appontage d'appareils "modernes", ne serait que par sa vitesse, au mieux, 20/21 nœuds, avec une carène "propre" (!), en raison de ses machineries alternatives (à pistons), conçues, à l'origine, pour propulser un cuirassé d'escadre à cette même vitesse!
Il avait fallu attendre le milieu des années 1950, pour voir la mise en chantier de deux vrais PA français "modernes", le Clémenceau, budgétisé en 1953, puis le Foch, en 1955!... Tous deux, résultats de l'expérience, certes, acquise avec le Béarn, mais aussi par le biais du "Bois Belleau", du "Lafayette", les deux porte-avions légers ayant fait l'objet de "prêts américains", et surtout grâce à l'Arromanche, ex- HMS Colossus, loué, dans un premier temps, en 1946, à la marine française, par la Royal Navy, puis, finalement, acheté!
C'est compliqué à souhait, car l'Aéronautique Navale française, à la sortie du conflit, en 1945, disposait, certes, de l'expérience et du personnel spécialisé volant nécessaire, mais elle n'avait pas les "pépètes" pour construire le moindre PA, alors que le Béarn avait, lui-même, définitivement été converti, aux States, en "simple" transport d'aéronefs, dès fin 1944!


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