Connexion  •  M’enregistrer

Le sabordage de la flotte à Toulon

Histoire et recherches portant sur les Marines de guerre de tous les belligérants, incluant les grandes batailles comme celles de l'Atlantique, de la mer corail, Mers el Kébir, la destruction du Bismark etc.
MODÉRATEUR:NIALA

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 191  Nouveau message de brehon  Nouveau message 28 Nov 2024, 16:39

J'ai trouvé autre chose dans Navires & Histoire hors série n° 27, consacré aux Dunkerque et Strasbourg.
NetH-hs27.jpg
NetH-hs27.jpg (44.87 Kio) Vu 1823 fois
Donc Saint-Mandrier ou Mourillon pour les appareils embarqués?
Loïc Charpentier a écrit:Saint-Mandrier et Saint-Raphaël, de mémoire, deux "BAN" spécialisées, à l'époque, dans les hydravions. Après, il conviendrait aussi de prendre en compte le fait que, à bord des grands bâtiments, cuirassés et croiseurs lourds, il n'y avait généralement pas plus qu'un équipage de "garde", un autre, chargé d'assurer la chauffe minimale et l'entretien de la machinerie; dès lors, les hydravions embarqués, dont ils disposaient, ne servaient plus à rien. Il faudrait de vérifier à propos de ces grandes unités, s'il était prévu des "sorties en mer", mais, visiblement, l'article 8 de la Convention d'Armistice ne les avait "réservées" que dans le seul cadre de notre "empire colonial". ;) , les bâtiments au mouillage à Toulon étant désarmés et l'essentiel de leurs équipages démobilisé.

Les bâtiments des Forces de Haute Mer avaient un équipage "normal" et sortaient de temps en temps.
Les Forces de Haute Mer étaient constituées du Strasbourg, des croiseurs Colbert, Algérie, Dupleix, La Marseillaise, Jean de Vienne. 10 contre-torpilleurs et 3 torpilleurs.
Le 27 novembre 1942 le Jean de Vienne était au bassin, le Dupleix et 1 CT indisponible. Tous les autres étaient en mesure d'appareiller.
Cordialement.
Yvonnick

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 14 Déc 2009, 15:45
Région: Bretagne
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 192  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 28 Nov 2024, 17:13

Moi, je lis çà, mais c'est du Wiki, donc à 'prendre avec des pincettes" ;) ...

À Toulon, la 1re division de ligne ayant été dissoute, l'amiral de Laborde, le 25 septembre 1940, hisse sa marque de commandant des Forces de Haute Mer (FHM) sur le Strasbourg, haute mer où il ne naviguera presque jamais, en raison des restrictions de mazout imposées par les commissions d'armistice germano-italiennes, hormis la couverture, en novembre 1940, du retour à Toulon du cuirassé Provence sérieusement endommagé à Mers-el-Kébir.


De ce que j'ai lu et cru comprendre, la Marine Nationale était certes censée disposer, en théorie (!), d'un stock de charbon et de mazout pour assurer ses sorties en mer, mais, même avant novembre 1942 et l'occupation de la "Zone libre", la commission de contrôle germano-italienne se faisait un malin plaisir à multiplier les arcanes administratives afin de limiter son emploi.

L'article 8 de la convention d’armistice signée le 22 juin 1940 précise bien :

La flotte de guerre française — à l’exception de la partie qui est laissée à la disposition du gouvernement français pour la sauvegarde des intérêts français dans son empire colonial — sera rassemblée dans des ports à déterminer et devra être démobilisée et désarmée sous le contrôle de l’Allemagne ou respectivement de l’Italie..

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 25 Mai 2016, 16:26
Région: Alsace
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 193  Nouveau message de Marc_91  Nouveau message 29 Nov 2024, 13:29

brehon a écrit:Bonjour Marc,
Marc_91 a écrit:Mais Quid des avions ???

Aussi bien des catapultables sur les grands navires, que les hydravions d'exploration et les appareils des BAN ?
Le sujet est peu traité dans la littérature aéronautique ...

Quelqu'un aurait des infos ???

Deux extraits de Navires & Histoire n° 53.
NetH-53-1.jpg
NetH-53-2.jpg

Le texte semble vouloir dire que les appareils affectés au Strasbourg et aux croiseurs se trouvaient au CN du Mourillon. Sur les photos prises ce jour-là on ne voit aucun appareil à bord. Ce qui n'est pas anormal puisque les bâtiments étaient à quai.
Quel fut le sort de tous ces appareils? Je l'ignore.

Alfred a écrit:Pour l'aéronautique navale, il y avait une base toute proche de Toulon ; Les avions des navires n'y étaient-ils pas rattachés ?????

Loïc Charpentier a écrit:
Alfred a écrit:Pour l'aéronautique navale,il,y avait une base toute proche de Toulon;Les avions des navires n'y étaient-ils pas rattachés ?????


Saint-Mandrier et Saint-Raphaël, de mémoire, deux "BAN" spécialisées, à l'époque, dans les hydravions. Après, il conviendrait aussi de prendre en compte le fait que, à bord des grands bâtiments, cuirassés et croiseurs lourds, il n'y avait généralement pas plus qu'un équipage de "garde", un autre, chargé d'assurer la chauffe minimale et l'entretien de la machinerie; dès lors, les hydravions embarqués, dont ils disposaient, ne servaient plus à rien. Il faudrait de vérifier à propos de ces grandes unités, s'il était prévu des "sorties en mer", mais, visiblement, l'article 8 de la Convention d'Armistice ne les avait "réservées" que dans le seul cadre de notre "empire colonial". ;) , les bâtiments au mouillage à Toulon étant désarmés et l'essentiel de leurs équipages démobilisé.

Loïc Charpentier a écrit:
Alfred a écrit:Pour l'aéronautique navale,il,y avait une base toute proche de Toulon;Les avions des navires n'y étaient-ils pas rattachés ?????


Saint-Mandrier et Saint-Raphaël, de mémoire, deux "BAN" spécialisées, à l'époque, dans les hydravions. Après, il conviendrait aussi de prendre en compte le fait que, à bord des grands bâtiments, cuirassés et croiseurs lourds, il n'y avait généralement pas plus qu'un équipage de "garde", un autre, chargé d'assurer la chauffe minimale et l'entretien de la machinerie; dès lors, les hydravions embarqués, dont ils disposaient, ne servaient plus à rien. Il faudrait de vérifier à propos de ces grandes unités, s'il était prévu des "sorties en mer", mais, visiblement, l'article 8 de la Convention d'Armistice ne les avait "réservées" que dans le seul cadre de notre "empire colonial". ;) , les bâtiments au mouillage à Toulon étant désarmés et l'essentiel de leurs équipages démobilisé.

::Merci:: Alfred, Brehon et Loïc

J'ai créé un nouveau sujet dans la rubrique "Aviation" pour ne pas mélanger avec le sabordage des navires ;
--> viewtopic.php?f=65&t=58801&p=896266#p896266
. . Image. . . . . .Image . . . Image
"Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous." - Saint-Exupéry, "Pilote de Guerre", 1940-42

modérateur
modérateur

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 04 Déc 2006, 13:25
Localisation: Etrechy (91)
Région: Beauce
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 194  Nouveau message de brehon  Nouveau message 29 Nov 2024, 16:20

Bonjour,
Loïc Charpentier a écrit:Moi, je lis çà, mais c'est du Wiki, donc à 'prendre avec des pincettes" ;) ...

À Toulon, la 1re division de ligne ayant été dissoute, l'amiral de Laborde, le 25 septembre 1940, hisse sa marque de commandant des Forces de Haute Mer (FHM) sur le Strasbourg, haute mer où il ne naviguera presque jamais, en raison des restrictions de mazout imposées par les commissions d'armistice germano-italiennes, hormis la couverture, en novembre 1940, du retour à Toulon du cuirassé Provence sérieusement endommagé à Mers-el-Kébir.



De ce que j'ai lu et cru comprendre, la Marine Nationale était certes censée disposer, en théorie (!), d'un stock de charbon et de mazout pour assurer ses sorties en mer, mais, même avant novembre 1942 et l'occupation de la "Zone libre", la commission de contrôle germano-italienne se faisait un malin plaisir à multiplier les arcanes administratives afin de limiter son emploi.
La marine de Vichy était certes confrontée à de sérieuses restrictions de carburant mais les FHM ont effectué plusieurs sorties annuelles en 1940, 1941, 1942.
Certains écrits laissent penser que les soutes de quelques bâtiments étaient maintenues à un niveau permettant de traverser la Méditerranée.
Dans Navires & Histoire hors série n° 27:
NetH-hs27-2.jpg
NetH-hs27-2.jpg (24.06 Kio) Vu 1747 fois
NetH-hs27-3.jpg
NetH-hs27-3.jpg (51.72 Kio) Vu 1747 fois
Cordialement.
Yvonnick

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 14 Déc 2009, 15:45
Région: Bretagne
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 195  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 29 Nov 2024, 17:46

::Merci:: ::super::

Mais, de ce que je crois savoir, après la "démobilisation" ordonnée par les clauses de l'Armistice, l'effectif des équipages "en service" à bord était très largement inférieur à celui dit "l'armement de temps de paix". A l'occasion des manœuvres évoquées, l'état-major français complétait ses effectifs en "transbordant" provisoirement à bord des bâtiments "sélectionnés", le personnel nécessaire, "emprunté" sur les autres bâtiments au mouillage, afin de compléter au mieux leurs équipages!

Les matafs "brevetés" et les "bœufs", un, disposaient d'une bonne instruction et expérience navales et "mécaniques" - une chaufferie, si ce n'est sa disposition particulière en fonction du bâtiment, reste une chaufferie, etc. -, deux, sont d'un naturel "démerdard".

Je peux aussi me tromper, mais, à l'époque, dans le seul port de Toulon, il y avait pas loin de 130 unités "contraintes au mouillage". Même avec des "équipages de veille", çà commence néanmoins à faire du monde. ;)

D'après les extraits cités, il n'y aurait eu qu'une seule sortie d'importance, celle du 31 août (je présume en 1942), sauf qu'il n'y a aucune précision quant au nombre de bâtiments qui y avaient participé, hormis la présence du cuirassé Strasbourg et du contre-torpilleur le Volta, effectuant le 1er septembre un exercice combiné.

Même motif, même punition, pour la "sortie" du "4 novembre", à laquelle avaient participé le Strasbourg et deux croiseurs, la Marseillaise et le Jean de Vienne. On peut présumer que, dans les deux cas cités, il y avait également une petite division de torpilleurs pour assurer leur protection.

On est malheureusement très loin, à cette époque, de l'importance des effectifs traditionnellement déployés à l'occasion des grandes manœuvres navales menées avant 1914 ou dans l'Entre-Deux-Guerres. ;)

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 25 Mai 2016, 16:26
Région: Alsace
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 196  Nouveau message de bltedouard  Nouveau message 16 Nov 2025, 17:51

Bonjour à tous,

Vous auriez des précisions sur ce qu’est un « ordre du jour permanent » enfin la Luftwaffe a-t-elle miné le port pour éviter les escapades vers l’AFN svp ?



Merci d’avance pour votre aide

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 23 Juin 2021, 11:29
Région: Nord
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 197  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 16 Nov 2025, 18:56

L'ordre du jour permanent à été donné par l'amiral Darlan le 24 juin 1940, il stipulait:
-Primo Les navires de guerre démobilisés doivent rester francais, avec pavillon francais, équipage francais, séjournant dans un port francais métropolitain ou colonial.
-Secundo Précautions secrétes de auto-sabotage doivent etre prises pour que ennemi ou étranger s'emparant d'un batiment par la force ne puisse s'en servir.
-Tertio Si commission d'armistice chargée d'interpréter les textes décidait autrement que dans le paragraphe primo, les navires de guerre seront, sans ordres nouveaux , soit conduits aux Etats Unis, soit sabordés si il ne peut etre fait autrement pour les soustraires à l'ennemi. En aucun cas ils ne devront etre laissés intacts à l'ennemi.
-Quarto Navires réfugiés ainsi à l'étranger ne devront pas etre utilisés à opérations contre l'Allemagne ou l'Italie sans ordre du commandant en chef.
Cordialement

Alain

modérateur
modérateur

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 05 Mar 2018, 16:27
Région: MENTON PACA 06
Pays: FRANCE

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 198  Nouveau message de bltedouard  Nouveau message 16 Nov 2025, 19:26

NIALA a écrit:L'ordre du jour permanent à été donné par l'amiral Darlan le 24 juin 1940, il stipulait:
-Primo Les navires de guerre démobilisés doivent rester francais, avec pavillon francais, équipage francais, séjournant dans un port francais métropolitain ou colonial.
-Secundo Précautions secrétes de auto-sabotage doivent etre prises pour que ennemi ou étranger s'emparant d'un batiment par la force ne puisse s'en servir.
-Tertio Si commission d'armistice chargée d'interpréter les textes décidait autrement que dans le paragraphe primo, les navires de guerre seront, sans ordres nouveaux , soit conduits aux Etats Unis, soit sabordés si il ne peut etre fait autrement pour les soustraires à l'ennemi. En aucun cas ils ne devront etre laissés intacts à l'ennemi.
-Quarto Navires réfugiés ainsi à l'étranger ne devront pas etre utilisés à opérations contre l'Allemagne ou l'Italie sans ordre du commandant en chef.


Merci j'avais vu votre message plus haut dans la conversation, j'ai manqué de précisions dans ma question, ce qui m'intéresse ici c'est plutôt la nature d'un ordre du jour permanent, ces types d'ordres sont-ils courants ? Et quelle est la portée du caractère irrévocable (permanent ) de ces ordres.

Est-ce que vous savez ce qu'il est advenu du commandant du Tartu Louis-Marie Pothuau ? Je vois qu'il a refusé de prêter serment mais dans quelle optique ? Est-ce par volonté de rejoindre l'AFN ? Ou excès de maréchalisme aigu ?

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 23 Juin 2021, 11:29
Région: Nord
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 199  Nouveau message de brehon  Nouveau message 16 Nov 2025, 20:07

Bonjour,

Je ne suis pas certain que "l'ordre du jour permanent" du 24 juin 1940 était encore valable in-extenso en novembre 1942, en particulier le troisième point.
Cordialement.
Yvonnick

vétéran
vétéran

Avatar de l’utilisateur
 
Inscription: 14 Déc 2009, 15:45
Région: Bretagne
Pays: France

Re: Le sabordage de la flotte à Toulon

Nouveau message Post Numéro: 200  Nouveau message de Clauster  Nouveau message 16 Nov 2025, 20:29

bltedouard a écrit:Est-ce que vous savez ce qu'il est advenu du commandant du Tartu Louis-Marie Pothuau ?


Affecté à Vichy le 27 novembre 1942, il prend une part active à la Résistance. Il est arrêté en novembre 1943 par la Gestapo alors qu’il tente de gagner l’AFN. Déporté, il revient en 1945 et rejoint l’état-major de la Marine. Il termine sa carrière comme vice-amiral et major général de la Marine (1953-1956).


https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr ... tte#_ftn22
Claude

vétéran
vétéran

 
Inscription: 16 Mai 2008, 09:07
Région: Normandie
Pays: France

PrécédenteSuivante

Connexion  •  M’enregistrer

Retourner vers LA MARINE DE GUERRE




  • SUR LE MEME THEME DANS LE FORUM ...
    Réponses
    Vus
    Dernier message
 
  ► Les 10 Derniers Posts du jour Date Auteur
    dans:  Quiz suite -13 
Aujourd’hui, 00:14
par: PICARD77 
    dans:  Ma nouvelle série pour 2026 : Mes oiseaux de feux 
Hier, 20:36
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  Les Feux de la rampe 2.0 : « Prototypes en tous genres : 1933-1945 » 
Hier, 19:07
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  Uniformes et insignes : l'Iran 
Hier, 17:50
par: iffig 
    dans:  La logistique allemande : le règlement H Dv 90 
Hier, 16:07
par: bernard-1954 
    dans:  Kampfschwimmer à Nimegue 
Hier, 14:58
par: alfa1965 
    dans:  Les Feux de la rampe 2.0 : « Espions, guerre secrète, guerre de l’ombre : 1936-1939 » 
Hier, 13:26
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943 
Hier, 11:44
par: Dog Red 
    dans:  Tenues portées à Guadalcanal 
Hier, 11:29
par: Dog Red 
    dans:  StuG 3 
03 Juin 2026, 10:28
par: Dog Red 

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 34 invités


Scroll
cron