alfa1965 a écrit:Le 1er Bataillon n’a tenu qu'une semaine à Djutkovo devant Moscou par -40 degrés.
De manière générale, le "pinpin" de la
Wehrmacht ("volontaires" étrangers compris!), en avait bavé grave sur le Front Est, en Norvège ou aux confins des territoires septentrionaux "russo-finlandais", même si, dans ce secteur de combat particulier, le
Heeresgruppe Nord, on avait privilégié l'emploi de troupes de montagne.
Durant l'hiver 1941-1942, il s'était littéralement "gelé sur place", faute d'attribution de vêtements plus ou moins adaptés à ces rigueurs hivernales. Le Haut-Etat-Major allemand, convaincu du succès de
Barbarossa, s'était contenté de prévoir un stock de 800 000 tenues hivernales destinées à des troupes "d'occupation"! L'intendance, de son côté, avait aussi mis un temps fou pour finir par les distribuer, à "petites doses" durant l'hiver 1941-1942!
La
Wehrmacht, à la lumière de cette expérience "très douloureuse", avait décidé de l'anticiper, en distribuant, à dater d'octobre 1942, un lot de tenues "hivernales", "bricolées", entre autres, par le biais d'appels au peuple, incitant (très vivement!) ce dernier à céder ses "meilleurs" effets hivernaux, ainsi que ses manteaux de fourrures (çà allait de la '
peau de lapin" au "
rinard", jusqu'au "vison"!).
Il existe, ainsi, à dater de l'automne 1942, toute une série de clichés (de propagande) évoquant la distribution d'épaisses tenues hivernales molletonnées - qui n'empêchaient pas pour autant de finir par se geler les glaouis", quand le "pinpin" se retrouvait exposé durant de très longues heures, voire plusieurs jours de suite, à ces conditions climatiques excessives. L'hiver 1942/1943, sur le Front Est, hormis la précocité relative du précédent, s'était avéré tout aussi vigoureux que lui!
Il y a deux "extrémités" très compliquées à protéger, tout en assurant un "maximum" de mobilité au "pinpin", engoncé dans sa tenue hivernale, ses "mimines" et ses "arpions"! De surcroit, même si l'Intendance allemande avait, à dater de 1942, fait feu de tous bois pour tenter de constituer un stock d'habillement hivernal "suffisant", elle n'avait jamais été en capacité de subvenir aux besoins! Feu mon ex-beau-père, s'était ainsi aimablement gelé les arpions, dans ses deux demi-bottes réglementaires, durant ses heures de garde, en plein hiver, dans le secteur de Narvick, ce qui lui avait valu une amputation partielle de ses orteils, puis, après la convalescence nécessaire, son retour "au service actif"!
Une grosse partie de la
Heer, jusqu'à la fin du conflit, avait souvent dû se contenter d'avoir recours aux "moyens du bord" pour tenter de remédier aux effets de la "grande froidure". Je ne voudrais pas trop m'avancer, mais il semble que çà avait été du "kif-kif bourricot" au sein de l'Armée Rouge. Durant l'hiver 1941-1942, l'Armée Rouge avait ainsi - reportages de propagande à l'appui! - engagé des formations "sibériennes", censées être "accoutumées" à ces conditions hivernales particulièrement rigoureuses, sauf que, " en réalité", elles-aussi, avaient bénéficié d'une attribution (particulière) de tenues "hivernales"!
