Loïc Charpentier a écrit:Coucou, Alain,
Pourrais-tu éventuellement indiquer, à Roger (Roco) et ton serviteur, par MP ou mail, les références "RH" du document mis en ligne par le BA et le chemin à suivre pour le "récupérer", ne serait-ce que pour essayer de joindre nos efforts à ton exploitation.Malheureusement, et ce n'est pas faute d'avoir cherché dans la documentation allemande, je ne parviens pas a relier les chiffres de récupération avec ces données pour retomber sur mes pieds. D'autant plus que les récupérations n'allaient pas s'arrêter à octobre 1940 et que d'autres allaient suivre.
Ces statistiques sur les récupérations ne sont donc pas a prendre comme des chiffres définitifs, mais bien une indication volumétrique.
Ben, voui, tu n'auras pas beaucoup mieux, sauf en exploitant les écrits de Spielberger, largement repris et "complétés" par son "élève", Thomas Jentz, assisté d'Hillary Doyle - dont l'intervention a été essentielle dans le domaine des véhicules à roues ou semi-chenillés, qui, eux, n'intéressaient pas ou très peu Thomas Jentz, essentiellement "axé" sur les blindés chenillés-. Même si le nom de Jentz, au demeurant éditeur, figure sur les fascicules Panzer-Tracts traitant, par exemple, des SPW (Sd.Kfz.251) et autres, le gros du travail dans ce domaine spécifique avait, alors, été effectué par Doyle.
Pour tout ce qui se rapporte aux "Beute-Panzer", d'origine française, il existe une publication "Panzer-Tracts", le N° 19-1 , publié en 2007, dans laquelle figure pour chaque modèle, le nombre de véhicules "reconditionnés" (plus ou moins exact!) pour leur remise en service au sein de la Heer. Après, il convient, à partir d'autres publications "Panzer-Tracts" de faire aussi le point avec certaines conversions - exemple, les châssis de FCM, de B1 bis convertis en automoteurs d'artillerie, armés de l'obusier de 10,5 cm le.FH, traités dans le Panzer-Tracts N°10, publié en 2002 -.
Si d'aventure tu ne disposerais pas du "Panzer-Tracts" N°19-1, je peux te faire parvenir son PDF.![]()
Après, il y a un autre "truc"! Suite au Westfeldzug, les allemands avaient hérité d'un parc monumental de "Beute", d'origine française, belge, néerlandaise, y compris britannique, que ce soit sous forme de véhicules légers, de camions, et, bien entendu, de blindés; stock auquel étaient venues se rajouter les prises faites, au printemps 1941, lors des campagnes dans les Balkans et en Grèce et, bien entendu, celles effectuées, à dater du déclenchement de Barbarossa, sur le "matos" russe!
Au final, les services de la Heer s'étaient, alors, retrouvés à devoir gérer et "répertorier" une "véritable" montagne de "Beute" (sans oublier les armes d'épaules, les mitrailleuses, les pièces d'artillerie, etc.). Cà explique, en partie, pourquoi il ne doit pas exister d'autre documents que ceux du 15 octobre 1940. Au delà de cette date, il convient, au mieux, à devoir se référer aux dotations des unités et, en certaines occasions, comme, par exemple, pour les canons de 75 mm Modèle 1897, les 2000 pièces converties, en 1942, en 7,5 cm Pak 97/38, qui figurent dans les documents relatifs à leurs conversions et leurs états de stock (dossiers US NARA T78 143 à T78 152)
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Il existe également plusieurs longues énumérations de "Beute" ferraillés en 1943 et 1944; celle du 15 mai 1944 récapitule ainsi pas moins de 20 000 pièces d'artillerie (!) mises au rebut, dont 14 948 d'origine française ou russe! Le document que j'évoque traitait spécifiquement des pièces d'artillerie, mais il est plus que probable que cette "mise au rebut" avait aussi concerné certains matériels roulants ou blindés.
Oui , je te fournirai le lien vers le document en question . Attention comme indiqué dans mon texte, il ne faut pas prendre tout pour argent comptant ...
Non seulement il y a probablement des erreurs d'identification dans les comptages, mais nos amis d'outre Rhin ne se sont pas donnés beaucoup de peine pour identifier correctement le matériel allie dans leur tableau, donc cela demande aussi une certaine interprétation ( avec connaissance du matos allié ) dans certains cas.
Contrairement à ce que tu indiques, il y a des relevés très précis des munitions et pièces d'artillerie Beute qui ont été effectués durant toute la guerre ( j'en ai même par dépôt de stockage) . Pour les camions c'est un peu la foire, puisque les productions ont repris pour le compte de l'Allemagne, et pour les blindés on se perds très vite entre les stocks initiaux restant dans les usines, les engins envoyés en réparation et les éventuelles productions pour le compte de l'Allemagne ( il y a eu des commandes, tous les industriels ont réfuté en avoir effectué, mais j'ai des "sorties d'usine" dans certains documents .. Mon objectif n'étant pas de créer de polémique sur le sujet) .
Ce peux par contre indiquer, c'est que Hotchkiss et Renault ont largement collaboré pour réparer des chars ex-français.
Je dispose de la plupart des documents ayant été édités concernant le matériel Beute d'origine française ( donc pas besoin du pztracts ) , mais mon but n'est pas d'identifier ce qui a été réparé ou transformé ( les chiffres sont a peu près connus ), mais bien ce qui a été récupéré. N'oublions pas, par exemple, que les usines Renault ont été bombardées plusieurs fois et qu'un certain nombre de blindés s'y trouvaient, finis ou en cours de finition. Si on sait a peu près ce qu'il en est sorti, il est beaucoup plus difficile de savoir ce qui y est entré.
D'autres points sont a soulever avec ce type de document . Par exemple prenons le cas des chars Cruiser A13 britanniques . 68 identifiés sur le terrain, 49 récupérés au 15/10/40 . Qu'allaient ils en faire ? Je n'ai pas connaissance que ces matériels aient repris du service dans l'armée allemande, donc simplement envoyés dans des fonderies pour récupérer le métal ? J'ai cherché sur cette piste, mais sans trouver d'identification de matériel envoyés, juste des tonnages de métaux .
Alain

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). Cà explique, en partie, pourquoi il ne doit pas exister d'autre documents que ceux du 15 octobre 1940. Au delà de cette date, il convient, au mieux, à devoir se référer aux dotations des unités et, en certaines occasions, comme, par exemple, pour les canons de 75 mm Modèle 1897, les 2000 pièces converties, en 1942, en
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