Post Numéro: 7
de Dog Red
05 Mar 2024, 09:36
Quelques cas vécus en Belgique en 1944, pour illustrer le terme "réquisition" qui n'en est plus vraiment dans ce contexte de retraite où l'on se sert !
. Cinq ou six Allemands dans une grange qui profitent du foin et du couvert pour passer la nuit ; une poignée de jeunes résistants viennent les "cueillir" au petit jour... ...et se font bêtement descendre par les Allemands qui reprennent leur marche vers l'Est, un peu comme si de rien n'était ;
. Un groupe d'officiers et leur escorte s'installent dans une jolie maison bourgeoise en bord de la nationale où leurs hommes retraitent ; les occupants de la maison servent d'otages ;
. Des soldats (10, 20, 30 ?) occupent une longère avant de se faire encercler par l'arrivée inattendue des Américains, pour éviter le massacre (des occupants civils s'entend) un officier allemand capturé et amené par les GI's vient leur intimer l'ordre de sortir les mains en l'air et sans grabuge, ce qu'ils font et on évite un bain de sang ;
. Une fermière est affairée dans sa cuisine quand font irruption 3 jeunes Waffen-SS en armes (à la vision des runes SS sur les pattes de cols, le sang de la femme se glace), l'un deux attrape la cruche de lait sur la table, boit une rasade et fait passer, les 3 gaillards ressortent aussi vite, aucun mot n'a été échangé et la fermière tombe quasiment dans les pommes qu'elle soit encore en vie (cette dernière scène se déroule en décembre 44 en plein combats et pas en août).
Avec un peu de chance tu peux tomber sur des témoignages locaux pour illustrer ton roman car, si on peut quasiment "tout inventer" sur base des exemples ci-dessus, on peut aussi très vite écrire n'importe quoi.
Hommage à l'Ardenne de Philippe JARBINET