brehon a écrit: Jusqu'à la Libération c'était un combat. Lorsque on connait la terrible répression de mi-juin à fin juillet en Bretagne (ce n'est qu'un exemple), qui n'aurait pas pu être menée sans les sbires français au service des Allemands, il y a de quoi regretter que la Résistance n'ait pas réussi à les abattre.
Il aurait fallu que la résistance présente en Bretagne soit un peu plus musclée pour combattre les fanatiques du Bezen Perrot auteurs de nombreux massacres.
La résistance ne pouvait éliminer qu'au coup par coup ce qu'elle a souvent entrepris en menant parfois des actions individuelles.
Extrait des mémoires du commandant Pétri responsable régional FTPF
Juillet 1943
« Auguste et moi avions passé la nuit du 13 au 14 à Vezin-Ie-Coquet, à préparer et placer nos bombes. Des morceaux de bois calaient, contre le pylône, les explosifs. Nous couchions dehors et je vous assure que, malgré la saison, la nuit n'était pas chaude. Nous avons allumé les mèches et nous sommes rentrés à Rennes. Quand le pylône est tombé, le ciel incendié jusqu'aux limites les plus lointaines de l'horizon. '" Avenue du Mail, à 5 heures moins 10, des agents nous croisèrent. Nous riions très haut comme des ouvriers retour du travail. Mais notre travail n'était pas fini. À 5 heures 05, nous nous séparions rue de la Chalotais. À 5 heures, je posais une bombe au soupirail de la cave du [PPF] et rejoignais ma "planque" chez Mme Nobilet».

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