Bonsoir à toutes et à tous,
Hormis les CRAB (Centre de recrutement de l’Armée Belge) il y eut également les TRI (Troupes de renfort et d’Instruction) et autres détachements n’ayant pu franchir la Somme à temps qui se retrouvèrent bloqués dans la masse des armées aux prises. Ces éléments épars firent face à l’ennemi, munies seulement de quelques armes d’instruction dont elles disposaient. C’est ainsi que des combats se déroulèrent à Fortel-en Artois, à Calais, à Boulogne, à Hesdin et aux portes d’Abbeville notamment.
On peut s’imaginer que tout cela engendrait des problèmes de transport (bien que souvent ce fût à pied ou à vélo que ces hommes se déplacèrent le plus souvent)
Au moment où se terminait la laborieuse installation arriva la nouvelle consternante de la capitulation de l’Armée Belge (en date du 28 mai). Les sentiments de stupeur, de consternation et de découragement étaient d’autant plus vifs que le discours prononcé par le Président du Conseil français calomniait délibérément SM Léopold III. Cette personne n’accepta jamais de rétracter ses propos et cela blessa douloureusement les Belges.
L’effet immédiat fut que beaucoup de Français (pas tous heureusement) injurièrent les deux millions de Belges (civils et militaires) réfugiés dans presque toute la France.
Cette situation malheureuse ne dura que quelques jours et se dissipa devant la volonté du gouvernement Belge de continuer la lutte aux côtés des Alliés.
Cette ‘’Armée oubliée’’ à donc bel et bien existé et à participer aux combats, hélas sans espoir.
Source :
Article de Fr. Balace :’’Une arme oubliée’’ in ‘’Jours de Guerre’’ n°4 de 1991.

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