Post Numéro: 90
de thucydide
09 Nov 2021, 19:55
J'ai lu peu de livre sur le côté tactique de la bataille des haies, soit des articles soit deux livres sur St Lo et Cobra, mais j'ai pratiqué des wargames tactiques et opérationnels sur le sujet.
L'espace cloisonné et très camouflant sert le défenseur en premier.
Ici l'Allemand, fait de base, celui-ci sait se servir de diverses armes pour avoir des avantages tactiques et défaire une attaque.
Quasiment en la ramenant à du un contre un.
Les qualités alliées qui sont un léger savoir faire manœuvrier et inter-arme tactique et le nombre sont au début niées par le terrain et l'usage qu'en font les Allemands.
D'habitude dans des espaces plus ouverts les Britanniques sont arrivés à observer in fine différentes positions allemandes, artillerie, ou plutôt de mortiers, de mitrailleuses, de PAK et de FLAK .
Leur capacité sur de longues distances à coordonner différents feux et différentes armes, comme l'artillerie qui peuvent se déclencher sur demande d'un QG de régiment, des blindés, des mortiers qui peuvent suivre l'infanterie, des armes collectives qui peuvent soutenir une attaque, en neutralisant des points d'appuis adverses et la suivant après en continue, toujours d'un peu loin permet la manœuvre, l'attaque mais aussi de se couvrir des forces qui font un contre. Donc différentes unités assez loin l'une de l'autre peuvent se coordonner et s'apporter soutien.
Ici rien de cela, le voisin ne voit pas ce qui se passe dans le champs voisin, mais celui qui est face à un ou deux champs ne voit rien non plus.
L'allemand peut déclencher des tirs d'infanterie sans trop se démasquer un bon capitaine pourra faire mouvoir ses unités et leur feu d'un point à un autre sous couverture d'une MG, sans que l'américain puisse toujours voir les sources des tirs , les alternances de tirs et les positions de tout un chacun.
Dans le processus, l'américain pouvait s'avancer en ayant à faire qu'à des tirs de suppression d'infanterie qui se dissipe vite, continuer puis se retrouver engager par des MG sur les flancs et avec ses blindés qui suivent et tentent de se mouvoir pour repérer et neutraliser ses tirs. Qui ensuite eux même isolés car l'infanterie est restée prostrée plus en arrière se prennent des peulots antichar. Le tout arrosé par des mortiers ou une salve de nebelwerfer. Avec certaines fois la surprise de voir débarquer une contre attaque sortie des feuillages qui les oblige à quitter leur position de retourner au départ voire plus en arrière.
Il est difficile ici de demander de l'appui d'artillerie bien spécifique, on fait pleuvoir des obus, sur ennemi malin, aguerri et qui vous connaît , il s'est déjà carapaté du lieu où il était pour juste un peu ailleurs. Seul l'aviation tactique pouvait intervenir et donner quelques coups quand elle voyait quelque chose. Hors mi cela il fallait de formidables préparations d'artillerie.
Au fond tout se matériel et toutes ces unités étaient niées dans leurs capacités .