Post Numéro: 10
de romualdtaillon
05 Jan 2006, 21:58
Tete_brulee 1, en réponse à la question que vous avez posé sur l'absence de poursuite criminelles contre Shiro Ishii dans la rubrique sur les armes chimiques et bactériologiques autorisée par Hiro Hito, il faut savoir que le procès de Nuremberg et celui de Tokyo ont la même valeur juridique.
Dans les deux cas, des enquêteurs internationaux ont colligé des preuves permettant l'inculpation de certains criminels de guerre. La différence réside toutefois dans le fait que, contrairement à l'Allemagne, le Japon n'a pas été envahi immédiatement dès la reddition du pays. Il s'est passé plusieurs semaines avant l'arrivée des alliés aux cours desquelles les autorités japonaises ont pu détruire des preuves compromettantes.
Deuxièmenent, pour le procès de Tokyo, les américains et notamment Mac Arthur ont pu avoir accès aux preuves bien avant les australiens, les brittaniques ou les soviétiques. De fait, Mac Arthur et Hiro Hito ont conclu une entente visant à cacher des preuves aux soviétiques en échange de la transmission de la totalité des informations de recherche.
Donc, quand Ishii a refait surface après la reddition, il a négocié sa collaboration avec les enquêteurs américains en échange d'une exonération de poursuite et de l'assurance que les preuves contre lui et son unité de recherche ne seraient pas transmis aux soviétiques. En conséquence, quand les enquêteurs soviétiques sont venus l'interroger, lui et les membres de son équipe avaient déjà divulgué leurs informations aux américains et convenus ensemble de ne rien dire aux soviétiques.
Quand est venu le moment de rassembler la preuve pour le procès, personne d'autre que les américains ne pouvait fournir de preuves sur les expérimentations et les vivissections d'humains et le tout a donc été considéré comme une légende urbaine, jusqu'au procès de Khabarovsk en 1949.
A noter que Mac Arthur a non seulement menti aux soviétiques mais également en partie à Truman sur le sujet...
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