Dog Red a écrit:Les précisions apportées par Loïc confirment que la 352ID n'a rien d'une division d'élite.
Ce qui ne l'empêchera pas d'opposer une défense farouche, comme sa voisine, la 716ID qui tenait le littoral des secteurs canadien et anglais. Deux divisions qui vont disparaître dans la fournaise normande.
Pour certains auteurs US, qualifier la 352ID de division d'élite donnait sans doute une sorte d'excuse aux lourdes pertes de Bloody Omaha...
Il ne faut pas rêver, hormis les Panzer-, Panzergrenadier-, les Gebirgs- et Fallschirmjäger-Divisionen - classées "hors Welle", mais assimilées à la 1.Welle- et les Infanterie-Divisionen de ladite 1. Welle (35 divisions) & 2. Welle (9 divisions), plus un certain nombre unités des Heerestruppen (dont les StuG-Brigaden, les s. Heeres-Panzer-Abtn.), toutes sensées être des unités de "premier brin", le reste avait une valeur combative très variable, qui dépendait, essentiellement, de la compétence de leur Kommandeur et de son état-major.
Ne pas oublier, non plus, qu'une bonne partie de l'encadrement (officiers, sous-officiers et caporaux - comme on dirait, dans l'armée française), avait fait ses "classes" sur le Front Est. En face, en juin 1944, les alliés alignaient de nombreuses formations constituées de "pieds tendres", qui ne s'étaient jamais mis sur la tronche avec des troupes ayant une expérience de combat (bonne ou moyenne) de plusieurs années.
Jusqu'à l'été 1944, la Heer (au sens large) s’efforçait d'encadrer, soigneusement, ses "bleus" - qui se cognaient, quand même, alors, 12- 13 semaines de formation de "base", plus celle de leur spécialité - par du personnel réputé expérimenté. A l'instar de l'US Army , le rôle des sous-officiers supérieurs y était essentiel - ils faisaient, d'ailleurs, bien souvent, fonction d'officiers, à la tête d'une compagnie, d'une batterie, etc. - et, même, un "malheureux" Gefreiter (1ère classe), qui s'était, déjà, "tapé" le Front de l'Est, constituait une expérience précieuse (et essentielle) au sein de la compagnie. Il y aurait long à raconter sur les compétences respectives & comparées de l'encadrement allemand et américain.
Par dessus tout çà, çà l'aurait foutu mal qu'une division alliée - surtout américaine - vienne annoncer que ses adversaires étaient de royales pipes et qu'ils s'étaient dispersés comme une volée de moineaux, au premier coup de fusil. On ne construit pas l'histoire d'une division avec ce genre d'informations.

Rappelez-vous que les G.I. voyaient des Tigres partout! Ce n'était pas qu'une simple erreur (excusable) d'identification, mais c'était, aussi, le résultat de la volonté d'enrichir, de bonne foi ou non, le "palmarès" de l'unité.