NIALA a écrit:Sur les 1154 U Boote de la seconde guerre mondiale 999 ont été coulés pendant la guerre, sans compter les sous marins de poche.

121 ont été détruits en 1945/46 par les Alliés et seuls 34 ont été conservés.
Il s'agit d'un bilan particulièrement mortifère, car "999 soums" coulés, en conditions de combat, sur 1154 bâtiments mis en service, représentent un "pourcentage" de pertes de près de 87 % (86,5%), essentiellement des
Types VII et dérivés, avec, dans la grande majorité des cas, leurs équipages sombrant avec le soum, leurs effectifs, selon le type de
U-Boot, variant, eux, de 40 à 60 membres.
Dans cet inventaire de
U-Boote coulés, on a certes un certain nombre de bâtiments, qui avaient pu mener plusieurs missions, mais, néanmoins, il y en a un gros paquet, qui avait été coulé, dès sa première sortie, sans avoir causé le moindre dégât à l'adversaire! Cela dit, çà s'était sérieusement compliqué, du côté de la lutte anti-sous-marine alliée, avec la mise en service tardive, début 1945, des
U-Boote Type XXI, dotés d'un schnorkel performant (soigneusement revêtu d'un enduit "amagnétique" pour limiter, en surface, son repérage radar - on oublie, au passage, l'inconfort général de l'équipage, résultat de la navigation au schnorkel! ), capable de marcher en plongée (!) à + de 32 nœuds... vitesse qui, désormais mettait dans le vent les destroyers alliés (!), tout en pouvant plonger à 200 m de profondeur, voire plus!
Là, les marines alliées s'étaient, alors, faites peur, mais l'évolution de la guerre terrestre, combinée aux bombardements intensifs "ciblés", avaient fait le reste! La génération des
U-Boote Type XXI et la "récupération" des documents techniques y afférant avaient permis, après-guerre, aux alliés occidentaux, de développer leur propres programmes de sous-marins océaniques à grande profondeur, avant d'inaugurer durant la décennie 1950, d'abord aux States, la toute première génération à "propulsion nucléaire", dont le générateur "atomique" permettait d'assurer sa production de vapeur, y compris en circuit fermé et en plongée.
Hé, voui , dès lors, on en était revenu à cette vieille technique d'emploi de la vapeur, qui, pour l'essentiel, s'était, jusque là, le plus souvent résumée aux bâtiments de surface, durant les cinq, voire les six décennies précédentes! Certes, il y avait bien eu des sous-marins "à vapeur", notamment dans la Marine française, entre, à la louche, 1903 et 1918, mais, jusque-là, leur principal problème avait résidé dans leur délai rapide de "mise en condition de plongée", qui impliquait, préalablement, la mise en veille générale et l'étanchéité des chaudières, avant de pouvoir basculer sur la génération "toute électrique" et ses propres limites d'autonomie - avec, dans le meilleurs des cas, une vitesse en plongée de "5 nœuds"! -.
Ces contraintes dues à la "vapeur" avaient amené à privilégier la motorisation Diesel en surface, qui, elle, avait l'avantage de pouvoir être coupée très rapidement, pour basculer sur les batteries et ainsi réduire le délai d'immersion, pour l'essentiel, au celui nécessaire pour la fermeture des sas, qui communiquaient avec la surface!
En gros, si c'était simple, çà se saurait!
