Post Numéro: 18
de François Delpla
21 Nov 2010, 14:44
Mandel n'attend pas passivement une arrestation. Il est dans le collimateur de Noguès et entravé par lui dans ses mouvements dès le ralliement de ce général vélléitaire à l'armistice, soit vers le 25 juin 1940. Il dispose en fait, après l'accostage du Massilia, d'une journée de liberté dans Casablanca et d'une seule, le 24.
Son sort est, dès le début, symbolique à la fois de l'arbitraire du gouvernement Pétain et de son antisémitisme.
Il y a plus de passivité fataliste chez Blum.
Quant à Mendès, avant de s'évader il est condamné... et avant d'être condamné il tenait à être jugé pour se défendre des accusations de désertion et de reniement de la patrie française : il ne se serait alors pas évadé pour un... empire ! Une époque complexe, décidément.