pascal57 a écrit:
Par hasard, en fouillant sur internet, je suis tombé sur une publicité du ministère de la guerre, au début des années 1940. Il était mentionné " si vous désirez voir l'Afrique du nord, engagez vous dans les régiments de zouaves, tirailleurs , chasseurs d'Afrique et spahis. Il était précisé un montant de prime par rapport au nombre d'années d'engagement.
Est ce que quelqu'un aurait des informations à ce sujet ? Est ce que les volontaires rejoignaient l'Afrique du nord par bateau par Marseille ? Existent ils des listes de ces futurs engagés quelque part ?
En remerciant d'avance toute personne pouvant " m'éclairer" un peu plus.
Ben, voui, car, alors que près de deux millions de ses jeunes représentants étaient prisonniers, que le commerce local était contrôlé et que l'industrie nationale était, elle-même, sous la férule "teutonne" et très largement ponctionnée pour les besoins du III. Reich, l'engagement militaire "en Algérie" représentait une bonne opportunité pour trouver "du boulot" et, si nécessaire, très fréquemment, subvenir aux besoins familiaux. Au pire, on y "crevait" de chaud, mais c'était un moindre mal!
L'acheminement se faisait, effectivement, très généralement par "bateau", des paquebots et gros cargos convertis en "transports de troupes", mais, avec, néanmoins, à la clé, une éventualité de torpillage" alliée, y compris "par erreur"... sans parler des "mines dérivantes"
L'Armée "métropolitaine" étant coincée par les conditions d'Armistice de juin 1940, seule, l'Armée d'Afrique et des "Colonies" était la seule "autorisée" à recruter.
Il y a un truc qui convient de devoir "se retirer de la tête", les engagements volontaires dans l'Armée n'étaient et ne sont toujours pas l'effet essentiel d'un supposé élan patriotique. Il y a bien souvent, à l'origine, des "contraintes" familiales et personnelles, sans pour autant remettre en cause leur combativité avérée.
Comme par hasard, dans un passé très récent, l'Armée française avait été "contrainte", en temps de paix (!), alors qu'elle "dégraissait" drastiquement ses rangs, de devoir accepter un afflux de "volontaires", dont la seule préoccupation était de s'y dénicher un "boulot" salarié, sans se poser la moindre question sur la "réalité de l'univers militaire". Le résultat avait été catastrophique et continue, de nos jours, à se ressentir!