Histoireconcrete, félicitations pour ton travail sur la bataille de Saint-Nizier !
Je viens de regarder les 3 épisodes, qui posent vraiment les évènements à hauteur d'homme.
C'est précieux de pouvoir suivre les déplacements, faits, gestes et états d'âme des participants, sur la durée et à si petite échelle.
(J'ai quelques petites remarques à faire sur la forme, que je te ferai passer par mp quand j'aurai pris le temps de tout revisionner.)
Juste un petit détail : Pariset se prononce Pari
Zet !

Pourrais-tu nous en dire plus sur le Groupe Gammon ? Il organise des visites ? Il fait de la recherche historique ?
Pour appuyer et compléter ce qui a déjà été dit plus haut :
À partir de l'annonce du débarquement en Normandie commence la montée en "masse" sur le Plateau, et elle continuera malgré le contre-ordre de Kœnig du 10 juin.
Comme il est bien précisé dans la vidéo, il arrive vite un moment où il n'est plus possible de faire machine arrière en renvoyant les volontaires chez eux.
D'autant que la "Forteresse Vercors" du plan Montagnard est toujours dans toutes les têtes du commandement et qu'il est pour lui évident que troupes et armes vont être incessamment parachutées en nombre sur le Plateau.
Pour preuve : la proclamation de la République par l'état-major civil et militaire du Vercors lors de la prise d'armes du 14 juillet à Saint-Martin-en-Vercors !
Alors en attendant le "grand soir", on répartit tant bien que mal les nouvelles recrues, et on commence les travaux de retranchement.
Des goulets, ponts, tunnels, qui permettent l'accès au Plateau vont être minés en prévision d'un éventuel assaut allemand.
Le 13 juin, ces travaux sont en cours dans les gorges d'Engins (qui permettent l'accès à Lans-en-Vercors depuis la cuvette grenobloise), à l'ouest et à quelques centaines de mètres de Saint-Nizier qui les domine, mais la route qui monte de Grenoble au village de Saint-Nizier (avant de rejoindre elle aussi Lans) ne présente aucun obstacle naturel majeur, est longée par une voie de tramway, et serpente dans des espaces relativement larges et d'assez faible déclivité comparée aux autres accès du Vercors.
C'est la porte d'entrée la plus facile à forcer et ce n'est pas par hasard que les Allemands viendront en tester les serrures le 13 juin.
Même s'il est évident pour le commandement qu'on ne va pas lancer dans une bataille frontale les centaines de nouvelles recrues peu, mal voire non armées, peu, mal voire non formées, il est tout aussi évident qu'il faut verrouiller l'accès au Plateau et tenir jusqu'à l'arrivée de la cavalerie, les fameux paras du plan Montagnard.
Alors le 13 juin, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, et on tiendra !
Ce répit permettra d'organiser des lignes de défense plus au sud et sur les crêtes, beaucoup plus aptes à être défendues, le peu de terrain perdu à Saint-Nizier n'ayant en définitive que peu d'importance.
Même si, comme le dit Dog Red, on connait la suite...
Alfred a écrit:La première fois que j'avais visité Vassieux........vers 1970 sans doute,j'avais remarqué les restes de deux ou trois armatures de planeurs ............Ont -elles disparues ???
En 2004, il y en avait au moins une, exposée sur le parvis de l'église je crois, accompagnée de panneaux d'information sur ces planeurs et la bataille de Vassieux.
Mais je me souviens aussi en avoir vu plusieurs, quand j'étais gamin, en 74 ou 75.
En 2012, il n'en restait qu'une derrière l'église, posée là sans plus aucune "scénographie" me semble-t-il.
J'ignore si il y en a d'autres au musée créé par Joseph la Picirella ou vers le mémorial ou la nécropole.
Cette carcasse "délaissée" en 2012 est peut-être celle que restaure notre ami Histoireconcrete ?