Bonjour, Roger,
En parlant de chiffres et d'effectifs, le premier tableau de ton post N°261 précise "
Infanterie-Kämpfer", suivi d'un + qui faisait surement référence à un nota complémentaire en bas de page. Formulé ainsi, ce tableau ne ferait-il référence qu'aux seules formations d'infanterie, sans intégrer le personnel des formations de Panzer, de StuGe, de Pak et de l'artillerie ?
Sinon, je me suis amusé, à partir du "
Soll" (dotation théorique établie par les
K.St.N) d'une
Heeres-StuG-Brigade 1944/1945, à estimer l'effectif théorique, tous services de l'unité inclus, par
StuG.
Une
Heeres-StuG-Brigade à 31
StuGe, dont 3 batteries de 10
StuGe, était censée regrouper :
20 officiers, 3
Beamte (fonctionnaires, qu'on oublie!), 254 sous-officiers, 297 hommes de troupes, soit 571 hommes (y compris d'éventuels
Hiwis)
NOTA : Certaines
StuG-Brigaden intégraient une
Begleit-Grenadier-Batterie (effectif théorique: 198 hommes), mais cette pratique n'était pas généralisée.
Donc, 571/31 = 18,41, arrondi à 19 hommes/
StuG, à l'excès, pour faire bon poids. La
Heeresgruppe A déclarait 616
StuGe opérationnels, soit 616 x 19 = 11704, disons 11 700 pour simplifier..
On peut reprendre les mêmes chiffres pour les 318
Panzer mentionnés, ce qui nous ferait 318 x 19 = 6042, chiffre qu'on peut réévaluer à 6500, les équipages de
Panzer comptant 5 hommes, contre 4 à bord d'un
StuG.
Etc., car on pourrait faire, à partir des
K.St.N, des estimations similaires pour l'
Artillerie et les
Pak. Bien entendu, il s'agit, là, de chiffres purement théoriques, sachant que, un, en janvier 1945 et même bien avant, les quota d'officiers et de sous-officiers par formation n'étaient quasiment jamais atteints; celui des sous-officiers était souvent complété par un rab de pinpins, tandis qu'un certain nombre de
Gefreiter et
Obergefreiter expérimentés, selon leurs spécialités, faisaient fonction de sous-officiers "techniques",... deux, il existait, à la même époque, des tableaux récapitulatifs très visuels mais assez tristounets - c'est un euphémisme! - sur la réalité des effectifs des formations de la
Heer, par rapport à leur dotations et effectifs théoriques, sachant que leur valeur combative "réelle", sans être implicitement évoquée, mais tout en étant chiffrée en pourcentages au prorata de leurs effectifs réels, se voyait comme le nez au milieu de la figure!
Sinon, côté soviétique, il est presque logique que les chiffres indiqués correspondent aux effectifs "
Verpflegungsstärke" ("bouches à nourrir"), les états-majors ayant, pour eux-mêmes et les unités qui leur étaient subordonnées, tout intérêt à "gonfler" l'importance de l'adversité, tout à la fois pour justifier leurs pertes et "magnifier" leurs résultats. Il n'y a pas vraiment "tricherie" sur les chiffres en la matière, juste une surestimation intentionnelle de la force réelle combattante affrontée... sauf que, comme le fait remarquer, à juste titre, Roger, une
Pionier-Brigade qui aurait, alors, aligné près de 5000 hommes, ce n'est pas du tout crédible, car 800 à 1000 hommes, avec un vent très-très favorable dans le dos (!), serait beaucoup plus réaliste. En novembre 1944, le regroupement des éléments "éreintés" et "recomplétés" des
Pionier-Bataillon 48 et
Pionier-Bataillon 70, sous l'autorité du
Stab des Pionier-Regiment 674, avait été pompeusement baptisé
Heeres-Pionier-Brigade 70 