Joli travail de "rat d'archives"!
Les "trottinettes blindées Panzerounets I" en avaient visiblement pris plein la tronche avec près de 70% de pertes! Les
Panzer III avaient encaissé +/- 50% de pertes, mais çà néanmoins reste plus logique, vu leur rôle "en pointe".
Par comparaison, les pertes de
Panzer IV sont relativement faibles (28%), mais il serait intéressant d'affiner leurs règles, à l'époque, d'engagement (appui-feu de l'infanterie et/ou combat antichar), car, avec les portées pratiques dans l'environnement "français", généralement, de l'ordre de 500/600 m, leurs munitions antichars de 7,5 cm (
Pzgr. Rot) s'avéraient être suffisamment efficaces... même si leur blindage était, alors, lui, insuffisant (cuirasse frontale de 30 mm).
NOTA: Il n'y a pas de comparaison possible, par exemple, avec
Barbarossa, en 1941, car, à dater de l'automne 1940, les
Panzer IV et les StuG III avaient perçu des dotations en munitions à charge creuse, dont, certes, la toute première génération mise en service,
Hl 38, s'était avérée avoir un fonctionnement particulièrement capricieux, quand son angle d'impact s'éloignait de la "perpendiculaire".
Après la distribution des premières séries
Hl A, à l'automne 1941, dont le "cône d'impact" avait été intentionnellement modifié, afin que, sous la déformation subie, le projectile ait tendance à corriger sa "perpendicularité", il avait fallu attendre les mises en service successives des nouveaux modèles,
Hl B, puis surtout
HL C, tout en sachant que la faible Vo (nécessaire!) imprimée à une munition à charge creuse augmentait d'autant sa dispersion en fonction de la distance et, de par le fait, limitait sa portée pratique efficace, qui, d'après les rapports de combat ne dépassait guère 1000 m (sur le Front Est), alors que le viseur du canonnier était, lui, gradué jusqu'à 1500 m, mais que les munitions à charge creuse pouvaient également être utilisées efficacement contre des dispositifs de défense fortifiés...qui, eux, avaient l'avantage de rester "immobiles"!
La munition à charge creuse n'aimait pas les canons à haute vélocité, ni les canons rayés utilisés durant la WW2. Il avait fallu attendre, en dehors de la mise au point des "lanceurs d'épaule", types Bazooka, Piat, Panzerschrek, tous, à "tube lisse", la mise en service, dans les années 1950-1970, de canons de chars à "âme lisse", conçus pour le tir de munitions antichars à charge creuse, auxquelles avaient succédé la génération des "munitions à noyau", où le carbure de tungstène avait désormais cédé la place à un noyau d'uranium appauvri, à la densité encore plus élevée!