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Légion des Volontaires...Frankreich Charlemagne WaffenSS

Dans cette rubrique vous trouverez tout ce qui concerne les grandes unités combattantes de la seconde guerre mondiale, tant du côté allié que de celui des forces de l'axe. Divisions d'infanterie, de paras, de blindés, de la légion, des waffen SS,etc..c'est ici qu'on en parle!
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Nouveau message Post Numéro: 111  Nouveau message de webmastersignal  Nouveau message 10 Avr 2005, 09:51

Larminat a écrit:
Igor Geiller a écrit:En application du code de justice militaire, repris par le décret-loi du 29 juillet 1939, ils sont condamnés à être fusillés


TRes interressant

il faudrait avoir acces a ces textes (rien trouvé sur la toile)


Voici les crimes et délits passibles de la peine de mort en France bien sur avant l'abolition. J'ai volontairement omis tous ce qui ne concerne pas les guerres ....

Vol en temps de guerre : maison évacuée par ses occupants. - Article 1, alinéa 1 et 2 du décret-loi du 1er septembre 1939, article 379 du Code pénal.

Trahison : port d'armes contre la France. - Articles 70-1, 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : destruction de matériel ou d'installation. - Articles 70-4, 73. alinéa 2, articles 70-3. 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : destruction de matériel ou d'installation. - Articles 70-4, 73, alinéa 2 du Code pénal.

Trahison : provocation à passer au service d'un Etat étranger, temps de guerre. Articles 71-1. 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : fourniture de moyens pour passer au service d'un Etat étranger. Articles 71-1. 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : enrôlement pour une puissance en guerre avec la France. - Articles 71-1, 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : intelligences avec une puissance étrangère en temps de guerre. Articles 71-2, 73. alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : entrave à la circulation du matériel militaire en temps de guerre. Articles 71-3, 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : entreprise de démoralisation de l'armée ou de la Nation en temps de guerre. - Articles 71-4°, 73, alinéa 2 du Code pénal.

Trahison : atteinte au secret de la défense nationale en faveur d'un Etat étranger. Articles 72, 73, alinéa 2 du Code pénal.

Espionnage : incitation d'une puissance étrangère à des hostilités contre la France. Articles 70-2, 73, alinéas 1 et 2, du Code pénal.

Espionnage : livraison de troupes ou de territoires à une puissance étrangère. - Articles 70-3, 73, alinéas 1 et 2, du Code pénal.

Espionnage : destruction de matériel ou d'installation. - Articles 70-4°, 73, alinéas 1 et 2 du Code pénal.

Espionnage : destruction de matériel ou d'installation. - Articles 70-4, 73, alinéas 1. Articles 71-1°, 73 alinéas 1 et 2 du Code pénal.

Espionnage : fourniture de moyens pour passer au service d'un Etat étranger. - Articles 71-1, 73, alinéas 1 et 2, du Code pénal.

Espionnage : enrôlement pour une puissance en guerre avec la France. - Articles 71-1°, 73, alinéas 1 et 2 du Code pénal.

Espionnage : intelligence avec une puissance étrangère en temps de guerre. - Articles 71-2°, 73, alinéas 1 et 2 du Code pénal.

Espionnage : entrave à la circulation du matériel militaire en temps de guerre. Articles 71-3°. 73, alinéas 1 et 3 du Code pénal.

Espionnage : entreprise de démoralisation de I'armée ou de la Nation en temps de guerre. - Articles 71-4, 73, alinéa 2 du Code pénal.

Espionnage : atteinte ou secret de défense nationale en faveur d'un Etat étranger. Articles 72, 73, alinéa 2 du Code pénal.

Désertion à bande armée en emportant armes ou munitions. - Article 388, alinéas 1 et 4 du Code de justice militaire.

Désertion à l'ennemi. - Article 389 du Code de justice militaire.

Désertion en présence de l'ennemi, avec complot. - Article 390-A-3° et article 391 du Code de justice militaire.

Mutilation volontaire par militaire en présence de l'ennemi. - Article 398, alinéa 2 du Code de justice militaire.

Capitulation devant l'ennemi. - Article 401 du Code de justice militaire.

Trahison militaire. - Article 403 du Code de justice militaire.

Complot militaire en temps de guerre ou avec une circonstance aggravante. - Article 404, alinéa 2 et 4 du Code de justice militaire.

Violences en zone d'opérations militaires sur un blessé pour le dépouiller. - Article 408 B du Code de justice militaire.

Sabotage ayant entraîné mort d'homme ou nuit à la défense nationale. - Article 411, alinéas 1 et 3 du Code de justice militaire.

Perte volontaire d'un bâtiment militaire ou d'un navire de commerce convoyé. ??? Alinéa 2 du Code de justice militaire.

Perte volontaire d'un navire de commerce convoyé en temps de guerre. - Article 412, alinéa 1 du Code de justice militaire.

Instigation à la révolte de militaires en temps de guerre. - Article 424, alinéas 1 et 2 du Code de justice militaire.

Révolte d'au moins 8 militaires avec usage d'armes en présence de I'ennemi. Article 422-3 et article 424, alinéa 3 du Code de justice militaire.

Refus d'obéissance par militaire en présence de l'ennemi ou d'une bande armée. Article 428 du Code de justice militaire.

Non-exécution volontaire par militaire en temps de guerre. - Article 446 du Code de justice militaire.

Abandon par commandant ou pilote de bâtiment militaire perdu non encore évacué. Article 452 du Code de justice militaire.

Abandon de poste par militaire en présence de l'ennemi ou de bande armée. Article 453, alinéas 1 et 2, du Code de justice militaire.

Provocation d'abandon de poste par commandant en présence de l'ennemi. Article 453, alinéas 1, 2 et 3 du Code de justice militaire.

Pillage par les instigateurs de farines ou boissons en temps de guerre. - Article premier, alinéa 1, décret-loi du 1er septembre 1939; articles 440 et 442 du Code pénal.

Pillage en bande et à porte ouverte en temps de guerre. - Article premier, alinéa 1 du décret-loi du 1er septembre 1939; article 440 du Code pénal.

Intelligence avec I'ennemi. - Articles 75 et 77 du Code pénal.

Espionnage. - Articles 70-2, 70-3, 70-4, 71, 72 et article 73 du Code pénal.

Trahison. - Article 72 du Code pénal


 

Nouveau message Post Numéro: 112  Nouveau message de Igor  Nouveau message 10 Avr 2005, 10:06

Merci pour cet excellent travail de recherche !
Le cas des volontaires français relève donc, à mon avis, de 5 chefs d'accusation:

Trahison : port d'armes contre la France. - Articles 70-1, 73, alinéa 2, du Code pénal.

Trahison : enrôlement pour une puissance en guerre avec la France. - Articles 71-1, 73, alinéa 2, du Code pénal.
Trahison : intelligences avec une puissance étrangère en temps de guerre. Articles 71-2, 73. alinéa 2, du Code pénal.

Intelligence avec l'ennemi. - Articles 75 et 77 du Code pénal.

Trahison. - Article 72 du Code pénal


 

Nouveau message Post Numéro: 113  Nouveau message de Petit_Pas  Nouveau message 11 Avr 2005, 16:23

Salut,
Snakealx a écrit:Ensuite, la comparaison entre l'histoire et les phénomènes physique n'est valable que jusqu'au moment où la notion de morale intervient. Il n'y en a pas en physique, il devrait en avoir quand on analyse les actions des hommes.

Et justement je profite de ce post pour pousser une tite gueulante qui grandit de plus en plus à la lecture de certains posts :
1) l'Histoire ne consiste pas à juger mais à compiler les faits et à les analyser afin de comprendre les processus qui leur ont donné naissance, ceux qui leur ont permis de perdurer et ceux qui les ont achevés.
Ethiquement parlant, aucun historien digne de ce nom ne peut ni ne doit porter de jugement sur les faits historiques qu'il étudie pas même dans sa conclusion et ce quels que soient ces faits. En portant un jugement, il sort du champ de l'histoire pour entrer dans celui de la morale, du politique, du philosophique.... Il n'est donc plus historien mais un homme comme un autre avec ces critères personnels, ces exigences propres et sa morale, qu'elle soit religieuse ou laïque.
A ce titre donc, l'étude historique répond aux mêmes exigences d'impartialité et de neutralité de la part du chercheur que celle de la physique.
2) Vous conviendrez tous qu'il ne suffit pas de lire des livres de médecine pour être médecin, ni de lire des livres de droit pour être avocat... j'apprécierai donc qu'un certain nombre d'entre vous utilise avec un peu plus de respect et de considération les termes "Histoire" et "historien" car il ne suffit pas de lire des livres d'histoire pour être historien... C'est un vrai métier avec une vraie formation et surtout c'est un travail à plein temps où l'on ne se contente pas de lire le travail des autres mais où l'on recherche TOUTES les sources (archives écrites ou audio visuelles, artefacts, témoignages...) existantes sur le sujet étudié afin de les recouper pour authentifier l'existence (et non la véracité) des faits.


 

Nouveau message Post Numéro: 114  Nouveau message de Snakealx  Nouveau message 11 Avr 2005, 17:59

J'ai un problème avec cette phrase:

C'est un vrai métier avec une vraie formation et surtout c'est un travail à plein temps où l'on ne se contente pas de lire le travail des autres mais où l'on recherche TOUTES les sources (archives écrites ou audio visuelles, artefacts, témoignages...) existantes sur le sujet étudié afin de les recouper pour authentifier l'existence (et non la véracité) des faits.


Si j'ai bien compris... ce qui n'est pas certain:
Un historien compile donc des sources existantes pour vérifier l'existence des faits mais pas leur véracité.

Quelle différence entre un fait vrai et un fait ayant existé ?


 

Nouveau message Post Numéro: 115  Nouveau message de Narduccio  Nouveau message 11 Avr 2005, 20:12

Je viens de terminer un livre ou il est rapidemment question de la LVF.
Ce livre est écrit par Paul Dibling, un malgré-nous qui relate entre autre le "trajet" suivi par son frère durant la guerre.
Ce frère, Eugène, a eu la chance d'être expulsé fin 1940 vers la France parce qu'il aurait tenu des propos anti-allemands. Quelques mois plus tard pour des faits semblables des alsaciens furent envoyés au camp de Schirmeck.
Après diverses péripéties, recherché par almilice et la gestapo pour faits de résistance, il pense aue le mieux pour lui est de se porter volontaire pour travailler en Allemagne et cela sous un faux nom. Mais, en Allemagne, il se fait remarquer en aidant des français et la gestapo lui laisse le choix entre se porter volontaire pour la Division S.S. Charlemagne ou d'être déporté en camp de concentration. Il "choisi" la première alternative, signe son engagement et arrive à se soustraire aux allemands. Il se refugie à Strabourg ou il se cache. Dès la Libération de Strasbourg, il s'engage dans la Brigade Alsace/Lorraine au sein de laquelle il fera la fin de la guerre.
il semblerait donc qu'il n'y eut pas que des volontaires au sein de la division Charlemagne.


 

Nouveau message Post Numéro: 116  Nouveau message de Invité  Nouveau message 11 Avr 2005, 21:06

bjr
il est vrai et un peu reducteur de dire qu'il n'y eu que des volontaires!!
certain on ete rechercher dans les camps et les usines,en ayant a choisir entre mourrir de faim dans des conditions deplorables,ou servir dans l'armee avec des repas assures.
c'est pas valables pour tous,mais ce choix fut a choisir pour certains.
tony


 

Nouveau message Post Numéro: 117  Nouveau message de Petit_Pas  Nouveau message 12 Avr 2005, 14:59

Salut,
Snakealx a écrit:J'ai un problème avec cette phrase:

C'est un vrai métier avec une vraie formation et surtout c'est un travail à plein temps où l'on ne se contente pas de lire le travail des autres mais où l'on recherche TOUTES les sources (archives écrites ou audio visuelles, artefacts, témoignages...) existantes sur le sujet étudié afin de les recouper pour authentifier l'existence (et non la véracité) des faits.


Si j'ai bien compris... ce qui n'est pas certain:
Un historien compile donc des sources existantes pour vérifier l'existence des faits mais pas leur véracité.

Quelle différence entre un fait vrai et un fait ayant existé ?

Arf tu as raison je n'aurais pas du dire "existence" mais "exactitude" et la différence entre "exactitude" et "véracité" peut en effet sembler subtile mais elle a son importance : un fait historique peut être reconnu exact et devenir de ce fait indéniable quelque soit l'optique choisie par l'observateur mais il peut être défini par plusieurs vérités selon l'expérience vécue par ceux (ou celles) qui participèrent à ce fait.
Exactitude = caractère de ce qui est juste, rigoureux, conforme à la logique.
Véracité = caractère de ce qui est conforme à la vérité, celle-ci étant l'adéquation entre la réalité et l'homme qui la pense.
Exemple : les travailleurs forcés des camps de concentration recevaient un matricule qui était marqué sur leur avant-bras gauche. C'est un fait avéré par le recoupement de nombreuses sources diverses (témoignages des déportés, registres du camp, photos et films pris par les alliés lors de la libération des camps) et donc exact car conforme au recoupement rigoureux et logique des différentes sources. Mais dire "les travailleurs forcés étaient marqués dès leur arrivée en camp de concentration", est une vérité, qui ne remet pas en cause l'exactitude du fait, mais peut être contredite par une autre vérité qui est que certains déportés ne furent marqués que le lendemain ou le surlendemain de leur arrivée...
Chacune de ces vérités ne remet pas en cause l'exactitude du fait mais si tu prends l'une de ses vérités comme postulat pour authentifier l'exactitude du fait, tu t'exposes à voir ta démonstration réduite en miette par une personne qui prendra comme postulat de départ la seconde vérité. C'est ainsi que "travaillent" les négationnistes en fondant leurs démonstrations sur l'utilisation des vérités qui les arrangent et en ignorant celles qui les dérangent.
Exemple d'une démonstration négationniste (je la fais en raccourci et je précise que dans cette démonstration chaque mot compte !!! alors ne partez en vrille avant la fin et repérez tous les faits qui manquent) :
Vérité 1 : les déportés qui arrivaient à Auschwitz pour y travailler étaient systématiquement enregistrés dans les registres du camp.
Vérité 2 : les corps de ceux qui mouraient au camp étaient incinérés dans des fours crématoires à Birkenau.
Vérité 3 : chaque décés était enregistré dans les registres du camp.
Vérité 4 : on a dénombré entre 200 et 300 000 décés dans les registres du camp.
Conclusion : Auschwitz était un camp de concentration aux conditions de vie assez dures (mais c'était la guerre...) et n'était pas un camp d'extermination puisque l'on ne retrouve aucune trace dans les registres du camp d'un million de corps incinérés à Birkenau. Auschwitz étant présenté comme le plus grand centre d'extermination nazi, puisqu'il n'y a pas trace d'extermination à Auschwitz et que les fours crématoires étaient utilisés pour l'incinération des corps des déportés travaillant au camp, la Shoah n'a pas existé.
Voilà comment, en occultant des vérités, et en ne servant que de celles qui arrangent, on peut réécrire l'histoire car "véracité" n'est pas "exactitude".
Il est vrai que les corps des internés qui travaillaient au camp étaient incinérés dans les fours crématoires d'Auschwitz mais il est faux de dire que ces fours ne servaient qu'à cela. Il est vrai que le million de personnes gazées dès leur arrivée à Auschwitz n'étaient pas enregistrées sur les registres du camp mais il est faux de dire qu'ils n'ont pas existé puisqu'on les retrouve sur les listes des convois arrivés à Auschwitz...
Ainsi, le recoupement de TOUTES les sources, directes et indirectes, démontrent sans ambiguïté possible l'exactitude du fait suivant : Auschwitz était un camp de concentration ET d'extermination. La Shoah a existé.


 

Nouveau message Post Numéro: 118  Nouveau message de Snakealx  Nouveau message 12 Avr 2005, 18:36

Merci pour la démonstration....bel effort.

J'ai (un peu) mal au crâne, mais bon, je crois que j'ai saisi la nuance.


 

Nouveau message Post Numéro: 119  Nouveau message de Lulubeerlu  Nouveau message 13 Avr 2005, 06:50

"Quant à leur honneur, il n'appartient qu'à eux-mêmes. Nous n'avons pas à les juger. Ils l'ont d'ailleurs été."

- Henri Landemer -


 

Nouveau message Post Numéro: 120  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 13 Avr 2005, 07:39

Lulubeerlu a écrit:"Quant à leur honneur, il n'appartient qu'à eux-mêmes. Nous n'avons pas à les juger. Ils l'ont d'ailleurs été."

- Henri Landemer -


Henri Landemer, alias Jean Mabire


 

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