coyote a écrit:Ce genre de problème en temps normal est dû au vent traversier qui, si on ne met pas le manche en opposition par rapport au vent, l'aile au vent va se soulever.
Ici c'est un porte avion. Je présume que pour récupérer les avions, il sera face au vent et donc pas de vent traversier.
Hypothèse: les avions avaient peut être un problème qui les obligeait à se poser d'urgence , le P/A n'étant pas encore plein vent de face
p.s. ( amateur seulement )
En complément des infos de Bernard...
Les pistes d'atterrissage terrestres sont tracées selon le sens du vent dominant dans le secteur du terrain, mais les "caprices d’Éole" font que l'orientation du ou des vents peut varier, tandis que l'axe de la piste, lui, reste fixe, d'où l'existence du vent traversier que les pilotes sont censés compenser par "un coup de palonnier ou de manche". Quand on est, au sol, dans l"axe de la piste, on voit bien, selon l'importance du vent de travers, la dérive de l'appareil et les compensations qu'effectuent, alors, les pilotes.
En mer, en principe, le PA cherche à se positionner face au vent, mais, déjà, il peut y avoir des sautes de vents intempestives, ensuite, il y a, selon l'état de la mer, à bord du bâtiment, les effets du tangage (d'avant en arrière) et du roulis (d'un bord sur l'autre) que le pilote doit également compenser!
Ces anciens appareils, qui étaient relativement légers (dans le cas du Hawker Nimrod, structure en duralumin entoilée), avaient, de par leur construction en biplan, une grande surface alaire (par rapport à leurs dimensions); çà améliorait leur portance, mais, dans certaines conditions, çà augmentait également leur prise au vent. En cas de fort roulis, au lieu d'apponter sur les deux roues de son train avant, seule, la "roulette sous le vent" (opposée au sens du vent) touchait, en premier, le pont, celle "au vent" restant (brièvement) en l'air; le pilote était censé, alors, compensé immédiatement d'un coup de "palonnier"... mais çà ne marchait pas toujours!
