gernika a écrit:Alfred a écrit:C'est vrai dans tous les sous marins Sauf les gros nucléaires.
ça s'appelle " la banette chaude" il me semble
Oui, quand l'équipage opère par quart - 24H00 étant constituées de 6 quarts de 4 heures - et sachant que durant "le jour", le mataf effectue deux quarts (2 x 4h00) à la suite, et, en général, "de nuit", un quart de 4H00, ce qui lui accorde 3 quarts (12 heures) de "repos et sac" - la marine ne supportant pas l'inactivité, quand le mataf ne dort pas, il est prié d'entretenir son "sac" (sa garde-robe stockée dans le sac)

-.
Ces dispositions étaient de règle "en croisière", à bord des soums, sauf quand l'équipage était appelé au "poste de combat".
Selon le contexte, le Pacha pouvait aussi autoriser le service par tiers; çà ne change rien aux dispositions précédentes de temps de service effectifs, sauf que le temps de repos accordé est plus long et, la nuit, la relève de poste moins fréquente, l'équipage n'étant plus alors assujetti au service par bordée (une moitié de l'équipage en service, l'autre, au repos), mais par tiers; dans le service par tiers - c'est le cas dans les soums nucléaires , sauf "au poste de combat"-, l'effectif du personnel requis à la bonne marche du bâtiment est, alors, réduit au "minimum" nécessaire - à la louche, un tiers de l'équipage en service, deux tiers au repos!
Avant la mise en service des banettes, par exemple, durant le 1er Conflit Mondial, l'équipage utilisait des "branles" (des hamacs) - d'où l'expression "
branle bas de combat!". Le problème avec les hamacs est que le réglement n'autorisait pas leur emploi durant les heures de jours (à la louche, entre 07H00 du matin et 19H00, le soir) et qu'ils étaient, entre temps, réglementairement pliés et stockés, ne serait-ce que pour libérer la circulation, "de jour", du personnel dans le ou les ponts.
L'installation des banettes pour l'équipage avait +/- trouvé son origine à bord des sous-marins, car elles lui avaient permis , selon son tour de service, de les utiliser pour dormir et/ou s'en servir comme banquette (y compris pour les deux rations quotidiennes de "rata"), pour ceux "qui n'avaient pas nécessité" à dormir!
Du temps de la "marine à voile", l'équipage de repos, dans la journée, se débrouillait, faute de hamacs, pour trouver un coin, où, soit pour dormir, soit pour se "reposer", il n'entravait pas la circulation des "copains de service" sur les ponts - les gabiers installant, par exemple, par beau temps, leurs "sacs" et leur semblant de couchage dans les hunes! -. A bord des "submersibles" de la Der des Ders, un, la place manquait pour se dégotter un "endroit" tranquille, qui ne gênait pas la circulation à bord du bâtiment, deux, lors d'éventuelles plongées "d'urgence", les gars qui roupillaient à même le sol allaient valdinguer n'importe où!
D'où l'adoption de la banette, qui existait, déjà, pour les officiers, mais que la Marine Nationale, à bord de ses sous-marins, avait "hérité" (pour ses équipages) des pratiques de la
Kaiserliche Marine, par le biais des
U-Boote qu'elle avait capturés et de ceux qui lui avaient été attribués comme "dommages de guerre".
Dans la marine de surface française, l'usage du "branle" avait néanmoins perduré jusqu'aux années 1950. Bizarrement, par forte houle, le hamac, en dépit de son aspect "rustique", était beaucoup plus confortable que la banette, dans laquelle on est souvent réduit, par gros temps, à devoir se ceinturer. L'étroitesse des banettes n'a rien à voir avec une supposée "radinerie" financière, mais est censée "limiter", au mieux, le "débattement" du mataf sur sa couchette" et éviter ainsi que dans son sommeil, il n'en soit éjecté!
