Dans un esprit similaire, j'ai toujours été passionné par l'aspect technique des armes, depuis quasiment l'invention de l'épieu et de la massue jusque, en gros, la WW2, avec une "fixation personnelle" sur les armes à feu de tous calibres!

Rédigés en français, les ouvrages traitant de l'aspect technique des matériels, bien que souvent d'excellente qualité - je pense, notamment aux bouquins publiés sur le matériel naval par Lela Presse -, un, se font très rares sur les rayons de nos librairies citadines - il faut les commander sur le site de l'éditeur - et, deux, généralement "coûtent la peau des fesses" ... sans parler de ceux des éditions Ancre, qui ciblent plus particulièrement la période XVII-XIXème siècle, valent une véritable fortune (100 € et bien plus) et dont le contenu ne peut intéresser qu'un tout petit lectorat, tout à la fois passionné et, à minima, initié au vocabulaire naval !
Il existe, également, une autre source française, bourrée d'ouvrages recélant des informations techniques de grande qualité, le site numérique de la BNF/Gallica, sur lequel on peut télécharger gratuitement des bouquins, des études très pointues. Celles rédigées par le Service Historique de l'Etat-Major des Armées, entre 1899 et 1914, sont de vraies "tueries", de même que celles pondues par les "élèves" de l'Ecole Supérieure de Guerre Navale, entre 1920 et 1935 ! Sauf que, là, ces travaux ne concernent souvent que des actions militaires bien antérieures à 1918, qu'il n'y pas la moindre "tofe" qui vienne agrémenter le propos, sinon, au mieux, quelques cartes généralement regroupées dans les annexes en fin d'étude et une relation écrite dans un style militaire quelque peu aride!
On va appeler un chat, un chat, hormis des "Vieilleries" dans mon genre, ces travaux historico-techniques ne peuvent pas intéresser notre "belle jeunesse", car, rédigés, au départ, par des initiés pour des initiés (officiers appartenant souvent aux mêmes Armes) et, alors, que çà fait "30 ans" qu'il n'existe plus, en France, de service militaire "obligatoire", ils impliquent de devoir aller "à la pêche" aux infos, si le lecteur souhaite "affiner" sa compréhension des situations réellement existantes.
Perso, çà me fait toujours marrer quand on évoque, sans broncher, les "60 000 m" de portée du canon de 155 mm Caesar français. Avec ses munitions standards et une portée pratique maximale d'emploi de 30 000 m - performance déjà exceptionnelle pour ce type d'arme -, l'âme de la pièce, après 1000 coups tirés, s'était avérée, en Syrie, déjà usée à 50% ! Il n'y a plus de neuf chances sur dix que les munitions "très longue portée", censées taper à 60 bornes, ne sont pas en dotation dans l'artillerie ukrainienne, car, un, l'usure qu'elles infligent, à chaque tir, ruine très rapidement l'âme de la pièce et, deux, elles coûtent "la peau des murges" à produire!
Pour le moment, le "bas peuple" français est tenu dans l'ignorance du futur, sauf que, une fois, le conflit russo-ukrainien sera "pacifié" et "résolu", la "facture" sera nécessairement présentée à la gouvernance de Kiev. Tel que c'est parti, le réglement de ladite facture virera déjà très largement au vœu pieux et une hypothèse "optimiste" de défraiement renvoyé aux calendes grecques!

... Au final, vu que notre industrie militaire n'a aucune particulière vocation philanthropique, l'Etat devra cracher au bassinet pour les "indemniser". Rien que dans le domaine de ces quelques pièces d'artillerie - en gros trois ou quatre demi-douzaines de canons Caesar livrées (plus leurs munitions!) à l'armée ukrainienne - l'armée française s'est, elle-même, dépouillée, tandis que le contrat marocain de douze pièces, largement payé en partie, mais détourné pour les Ukrainiens, doit dorénavant être remboursé et "indemnisé"!
Là, je me contente d'évoquer le "cas" des canons Caesar, mais c'est du kif-kif -bourricot en ce qui concerne nos parcs vieillissant de Mirages III et surtout de chars "Leclerc" promis aux ukrainiens, sachant que, notamment, dans le domaine du char de combat, pour des raisons diverses et "
avariées"

, la France est restée sèche depuis plus de "30 ans", en se référant au cadre de ses interventions "exotiques"! Alors que, en France, "
on est mal, on est très mal!", on se marre comme des baleines aux States, car l'essentiel du matériel US fourni aux ukrainiens roupillait aimablement sur parc depuis un bail! Le montant "cédé" a ainsi permis de relancer la production industrielle militaire nationale, afin de fournir à l'US Army les matériels les plus récents!
