Bonsoir, dans quelle catégorie puis-je mettre l'histoire documentée de ce bombardement ?
Merci

papi_63 a écrit:Depuis quelques temps déjà les britanniques constatent des pneus Dunlop sur les avions allemand abattus.









"Lorsque j'ai entendu la seconde série d'explosions, raconte J. Lewis, j'ai attaché mon parachute et ai sauté par le trou fait par les obus de la Flak. Je venais à peine d'ouvrir celui-ci que le Halifax s'est écrasé et j'ai senti la chaleur de l'explosion monter jusqu’à moi. A l'atterrissage, ou plutôt avant même de toucher le sol, je me suis retrouvé suspendu a un petit pont de chemin de fer surplombant un cours d'eau qui, je le découvris aussitôt à mes dépens, était gardé par des policiers Français.
Ces derniers me décrochèrent sans attendre et me conduisirent a leur local ou, après un débat houleux durant lequel il était question de me relâcher, le collaborateur de la bande finalement insista pour que je sois remis aux Allemands. A 6 h, le lendemain matin, j'étais emmené a L'Aigle ma première étape vers la captivité."
« Dans un Halifax, le navigateur est assis au-dessus d'une trappe d'évacuation d'urgence, j'ai donc pu ouvrir celle-ci dès que notre pilote nous a donné l'ordre d'abandonner l'appareil, et le radio, le « Sgt » Bilton se trouvant à ma gauche, a sauté juste devant moi.
Mon dernier souvenir avant de quitter le Halifax est d'avoir été cloué par le vent contre le rebord de la trappe.
Puis, j'ai dû instinctivement ouvrir mon parachute car je ne me souviens de rien. Je n'ai repris connaissance qu'environ 6 heures plus tard, j'avais alors terriblement mal au cou.
Je n'avais plus de bottes, ni de combinaison de vol et mon parachute était étendu près de moi.
Il faisait grand jour et en tournant la tête je me suis aperçu que j'étais tombé à quelques centimètres seulement d'une sorte de mare.
A ma droite, je remarquai un bâtiment autour duquel allaient et venaient des ouvriers et distinguai deux fermes sur ma gauche.
Comme je peinais à me déplacer, et ne savais pas où aller, j'ai donc essayé de demander de l'aide dans l'une des fermes, mais il était déjà trop tard, des soldats de la Luftwaffe venaient de me faire prisonnier ».
"J'avais atterri dans un pré et avait tout de suite enterré mon parachute, son harnais et la « Mae West » dans une haie de mûres. Puis, je m'étais caché dans des broussailles dès que le jour avait fait son apparition.
A environ 20 h, je pénétrai dans un champ près d'une ferme, m'approchai d'un jeune berger donnant de la nourriture à ses chiens et pris le risque de m'adresser à lui. Celui-ci finit par me faire comprendre que la ferme voisine était habitée par des collaborateurs, et que ces gens-là me dénonceraient. Alors que j'essayais de lui poser d'autres questions, une jeune fille, la sœur du berger, vint lui apporter son dîner et insista pour que nous le partagions.
Les deux enfants débattirent ensuite de mon sort et la jeune fille soudain disparut pour revenir quelques minutes plus tard accompagnée de son père et de deux autres hommes qui me firent emprunter plusieurs sentiers et passer à travers champ, avant de me cacher dans une maison.
Personne ne voulait me dire où j'étais, mais j'appris tout de même que je me trouvais dans la région de Rugies.
Afin de faciliter mon évasion de France, les résistants envoyèrent tout d'abord chercher un homme sachant parler Anglais qui me fabriqua de faux papiers et de fausses cartes d'alimentation, puis un autre m'accompagna à Damville chez une troisième personne devant me faire rapatrier en Grande-Bretagne.
Nous étions alors le 22 septembre. De réseau en réseau, je finis par traverser toute la France et franchir sans encombre la frontière espagnole. Le 15 février 1944 je quittai Gibraltar et arrivai le lendemain à Prestwick en Écosse. J'étais sauvé ! »
coyote a écrit:Bonjour Papi
Compliments pour ce récit plus que très détaillé !


"Nous volions cette fois-ci à 6900 pieds[...] mais il était déjà trop tard. Un énorme Stirling se déplaçant juste au-dessus de nos têtes avait déversé ses bombes sur nous, et plusieurs incendiaires avaient endommagé notre appareil, détruisant totalement le moteur extérieur gauche, mettant le feu à celui de l'intérieur et emportant le pare-brise, la trappe d'évacuation d'urgence, mes instruments de navigation et ceux du mécanicien. "
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