alfa1965 a écrit:D'après Fleury, Bastien Thiry rencontre de la Tocnaye après Pont sur Seine. Donc il n'était pas présent. Une chose que je n'ai jamais pu éclaircir, qui aurait pris la place de de Gaulle si le Petit Clamart avait réussi, j' ai pensé à Bidault. Mais même au sein de l'OAS métro il y avait de graves dissensions comme entre Sergent et Canal, dit le Monocle.
Bastien Thiry a-t-il agit en franc tireur, c'est le flou le plus total.
Bidault est ridicule avec son CNR, il veut reprendre la lutte de la résistance, comme si les gaullistes occupaient la France et comme si De Gaulle était Hitler. Combien de Français étaient-ils prêts à le suivre dans cette ineptie ?
(Au passage le Bidault de 1944 dirigeait un CNR noyauté par les communistes, déclarés ou non, qui y étaient majoritaires. Il y jouait donc le rôle "d'idiot utile", dans leur vocabulaire. La lucidité politique n'était pas son fort.)
Et vous n'avez pas rêvé qu'en août 62, alors que les accords d'Evian sont signés depuis mars (et que les officiers putschistes ont été épurés de l'armée l'année précédente) l'OAS disposait des effectifs pour prendre le pouvoir à Paris ? C'est un groupuscule, et son succès éventuel passe par le soutien d'unités militaires de métropole, autrement dit d'unités d'appelés, qui n'auraient jamais suivi.
(Les appelés- à cette date on en envoyait encore 1 sur 2 en Algérie - ne voulaient plus entendre parler de cette guerre et voulaient rentrer chez eux. Déjà pendant le putsch ils avaient été nombreux à arrêter leurs officiers, et à Alger ils avaient ralenti les liaisons téléphoniques partout où ils s'occupaient du standard, à commencer par le gouvernement général d'Alger. Partout les appelés avaient jeté du sable à pleines poignées pour bloquer les rouages : intendance, carburant, etc...)
Et à Paris les militants communistes, gaullistes et les simples citoyens républicains auraient parfaitement été capables de ressortir les armes de la résistance (croyez-moi il en restait) et de juguler une ébauche d'insurrection OAS ! On n'est pas dans l'Espagne de 1936, mais dans la France de 62 qui a approuvé par référendum toutes les initiatives de De Gaulle, en particulier les accords de paix.
La Constitution de 1958 prévoit qu'en cas de décès du chef de l'état, le président du Sénat (Gaston Monerville) assure immédiatement l'intérim. Les ministres étaient à leur poste, il n'y aurait pas eu de vacance du pouvoir.
Ensuite, c'était à la Chambre de se réunir pour choisir le nouveau président. C'est là qu'il y a un point d'interrogation, j'ignore sa composition et quel leader elle aurait choisi. (Une formule de gouvernement d'union nationale était imaginable.)
De Gaulle tirera parti de ce point d'interrogation pour proposer aux Français d'élire eux-mêmes leur président au suffrage universel, idée approuvée par 60% des Français par référendum, ce qui donne la Constitution telle qu'on la connait aujourd'hui. (L'intérim du président du Sénat existe encore, il a été mis en oeuvre pour le décès de Pompidou. - Je crois que c'est Alain Poher qui a pris le poste de président, avec pour tâche essentielle de superviser l'élection présidentielle - mais de toute façon les ministres sont restés en fonction jusqu'à la prise de fonction de VGE.)
La constitution est très bien blindée contre un décès du président, là où il y a problème c'est sur le suivi de son état de santé.

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Il était trop tard, je pense, pour réconcilier les deux communautés.
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