pierma a écrit:Un pays qui a déjà connu plusieurs famines, mais qui continue à mettre "un pognon de dingue" dans le développement nucléaire.
Ils ont l'arme nucléaire (mais pas thermonucléaire) ils ont les missiles pour menacer leurs voisins (d'où les tirs d'intimidation en mer au delà du Japon) mais je ne suis pas certain qu'ils sachent miniaturiser suffisamment une bombe pour la mettre sur un missile. (il me semble qu'ils en sont à ce stade de recherche ?)
La miniaturisation de l'arme nucléaire n'est qu'un "problème secondaire", de même que son développement "thermonucléaire", globalement réservé à de très rares nations. La "miniaturisation" autoriserait, entre autres, l'emploi tactique ponctuel limité, celui que brandiraient la Russie et l'OTAN, mais que tout le monde prend soin de ne pas utiliser, faute de toute référence sur l'importance de la réplique possible.
Actuellement, il n'y a que quatre nations qui maitrisent le thermonucléaire militaire, les States (avec les Anglais à la remorque), la Russie - ex-URSS -, la France et la Chine,; pour le reste, l'Inde, le Pakistan, et la Corée du Nord en sont, encore officiellement, au stade "nucléaire", mais çà fait très bobo, quand même. Pour l'Iran, apparemment, c'est actuellement du même tabac.
Quant à Israël, c'est mystère et boule de gomme, mais çà m'étonnerait fort qu'elle ne maitrise pas le "thermonucléaire" et la "miniaturisation"; rappelez-moi, au passage, la confession de la plupart des inventeurs de la "bombinette nucléaire".
Techniquement, il faut plus de bombes A pour obtenir le résultat d'une seule bombe H, mais çà s'arrête-là, vu que personne, depuis août 1945, n'envisage sérieusement - y compris la Corée du Nord! - d'utiliser l'arme nucléaire, ne serait-ce que par la réplique dévastatrice et mortelle qu'elle engendrerait. Dès lors, on en revient à l'éventualité d'un affrontement militaire classique, "réglé" par l'importance de l'armée adverse (1 600 000 hommes pour l'armée populaire chinoise, 1 125 000 pour l'armée coréenne nordiste) et ses moyens techniques!
Juste un truc, dans l'actuel conflit russo-ukrainien, il y a très probablement moins de 200 000 hommes dans chaque camp! L'armée américaine, de son côté, alignait, en 2022, 1 281 900 militaires d'active, sauf que, depuis le Viet-Nam et la suite, j'ai, personnellement, un gros doute sur les réelles compétences combatives de l'US Army (au sens large), où, entre autres, les contrats courts sont légion. Nous avons strictement le même problème au sein de l'Armée Française, avec des appels à recrutement de 10 000 à 15 000 hommes, pour la seule Armée de Terre, chaque année, et des effectifs, pour les trois armes, qui flirtent avec les 210 000 hommes, ladite Armée de Terre en regroupant, à elle seule, plus de la moitié !

Nous avons un très gros problème de promotion interne! Il faut, quasiment, dix ans de service pour espérer passer du grade de caporal-chef à celui de sergent... si on n'est pas passé par Saint-Maixent. Cà se ressent, bien évidemment, sur la solde, même si les "Opérations extérieures" génèrent du rab!
Le "gag", tout est relatif, est que l'Armée française, depuis, en gros, les années 1970, a mis en place des critères de sélection beaucoup plus pointus, qui s'étaient sérieusement amplifiés après la suppression du Service militaire obligatoire, en 1995 (ou un date proche!). Sauf que, entre temps, l'Education Nationale, au fil des ministères, souhaitait, de son côté, augmenter le nombre de bacheliers de tout poil. De nos jours, on en est rendu à +/- 94 % de réussites au bac général, technique et pro! Donc, à un moment, il va bien falloir que la sélection "réelle" se fasse!
Désormais, çà élague sévère, dans le civil, par le biais de "Parcours Sup" , mais c'est aussi le cas au sein de l'armée française! Le "Bac" a , d'abord, succédé au Brevet des Collèges (BEPC), puis au célèbre Certificat d’Études Primaires (CEP)

. Maintenant, si le postulant ne dispose pas, à minimum, d'un Bac + 3 "sérieux", il n'a aucune chance d'être admis à Saint-Maixent. En parallèle, il nous faut aussi de très précieux et vrais combattants de terrain, chèrement et longuement formés, sauf que, si, désormais, l'Etat n'est pas avare de "bricoles" venant garnir les poches des intéressés, les possibilités de promotion sont, elles, des plus tristounettes, car on confond allègrement "connaissances scolaires, voire universitaires" et réelles compétences militaires. Amen!