Le Link Trainer
Il est question ici du fameux “Link Trainer” du nom de son créateur Edwin Albert Link (1904-1981) . Cet ingénieur américain inventa le simumateur de vol déjà dans les années 20, Plusieurs modèles de simulateurs Link ont été conçus jusqu’à la fin des années 1950.
Au sein de la RAF , ils arboraient une livrée bleu vif d’où leur sobriquet de ‘Blue Box’, Ils étaient dotés de gouvernes actionnées par l’élève-pilote sur le manche ou le volant et le palonnier.
La version la plus répandue du Link Trainer dans sa version militaire fut l'AN-T-18. (Army Navy Trainer Model 18) qui fut utilisé par de très nombreux pays pour la formation des élèves-pilotes avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Celui ci est doté d'un manche
Cet appareil permettait la rotation sur les trois axes simulant efficacement tous les instruments de vol basiques en modélisant les conditions de vol telles que les vibrations annonçant un décrochage ainsi bien entendu que la vrille. La verrière pouvait être opacifiée pour stimuler le vol sans visibilité pour l'entraînement au vol aux instruments et à la navigation.

Le système comportait deux principaux éléments :
Le premier élément majeur était la ‘boite en bois reproduisant très approximativement la forme d'un fuselage et d'un cockpit, L'intérieur du cockpit comprenait un unique siège, des commandes principales (Basic six) et secondaires d’un aéronef ainsi qu'un ensemble complet d'instruments de vol. La base du simulateur était composée de plusieurs ensembles de soufflets pneumatiques permettant le mouvement sur les trois axes, une pompe actionnant ces soufflets et fournissant, via d'autres soufflets et de nombreux dispositifs actionnés à l’aide de tringleries reliées aux commandes du pilote), des instruments de vol simulant la vitesse, l'altitude, le taux de montée/descente et le régime moteur. On y trouvait également un gyroscope conventionnel pour le virage et le dérapage éventuel, ainsi qu'un indicateur de cap. Les anémomètres,(vitesse) altimètres (altitude) et variomètres (taux de montée/descente) étaient en réalité des voltmètres de haute précision étalonnés selon les marquages conventionnels des aéronefs.

Ici c'est un volant qui remplace le manche
Le deuxième élément majeur est bien sur, le bureau externe de l'instructeur qui comprend une grande table à cartes, un affichage dupliqué des principaux instruments de vol du pilote et un enregistreur automatique ainsi qu’un marqueur à encre. Ce dernier se déplacait sur la surface vitrée de la table à cartes, traçant la trajectoire de vol. Le bureau de l’instructeur permettait au pilote et à l'instructeur de communiquer entre eux par radio, L'instructeur pouvait même modifier la direction et la force du vent !

Modèle destiné au pilotage sur bombardiers (volant)
Le simulateur comportait trois principaux ensembles de soufflets. Un premier ensemble de quatre soufflets (à l'avant, à l'arrière et de chaque côté du cockpit) contrôlait les mouvements de tangage et de roulis. Un ensemble de soufflets plus complexe encore situé à l'avant du fuselage, contrôlait les mouvements de lacet. Ce moteur de rotation était un système sophistiqué composé d’une douzaine de soufflets et divers engrenages et poulies dérivés des anciens moteurs de pianos mécaniques ce qui permettait de faire pivoter le ‘fuselage’ sur 360° à des vitesses variables.
Des milliers d’élèves-pilotes ont été formés à l’aide de ces Link trainer,
https://digitalprojects.binghamton.edu/ ... k-trainer/
https://en.wikipedia.org/wiki/Link_Trainer

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