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Combien d'avions ennemis la chasse française a-t-elle abattu ?

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Re: Combien d'avions ennemis la chasse française a-t-elle abattu ?

Nouveau message Post Numéro: 51  Nouveau message de Stéphane L  Nouveau message 08 Mar 2025, 12:16

Je n'ai pas traité les lourds, je ne me suis jamais plongé dans leur ORB, mais je ne leur connais qu'une victoire. Après vérification, il me manque le CR.42 du Sgt Jean du GRB1. Je ne connais aucune victoire pour les Boston et Mitchell du Lorraine et que 2 victoires pour les B-26 - contre les Bf 109 de l'ANR.

Pour le reste, j'ai bien celles des FAFL engagés dans les unités de la RAF que ce soit sur Spitfire, Hurricane, Tempest ou Beaufighter.
J'ai aussi celles de Guy Levy-Despas engagé dans la RCAF et ayant combattu à Malte.
Je n'ai par contre pas inclus les victoires du franco-américain Aubrey Charles Stanhope, élève pilote dans l'Armée de l'Air, puis FAFL , qui s'est ensuite engagé dans les RAFVR pour intégrer un des Eagles squadron et qui a finalement rejoint l'USAAF en septembre 1942.

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Re: Combien d'avions ennemis la chasse française a-t-elle abattu ?

Nouveau message Post Numéro: 52  Nouveau message de bltedouard  Nouveau message 08 Mar 2025, 12:51

J'attends avec impatience la sortie de votre livre de statistiques sur l'aviation française Stéphane :)
Que vous reste-t-il concrètement à retrouver ? Car je pense que le sujet va bientôt toucher à sa fin, nous avons juste à additionner pour 39-40 et enfin les FAFL et Vichy


Est-ce que par hasard vous vous êtes déjà planché sur les éventuelles revendications des bombardements en mai-juin 40 comme celles-ci sur wikipédia dans la rubrique consacrée au douglas A20 :

"Le 15 mai 1940, les GB I/19, II/19 et I/61 sont assignés au Groupement no 2 du Colonel Rigot. Le 17 mai tout de suite après avoir complété leur formation, les équipages du II/19, sous la direction du Commandant Houpert, sont transférés à Cazaux puis le lendemain sur le terrain de Saint-Martin-la-Campagne dans l'Eure.

Le 24 mai, c'est le GB I/19 du Capitaine Chassandre-Patron, qui s'envole en direction de la métropole pour gagner la Base Evreux-Damville. Tandis que le II/61 (commandant Schurck) n'arrive que le 9 juin sur le terrain de Lissay-Lochy.

La première sortie des DB-7 français est faite le 22 mai quand 6 appareils du II/19 attaquent des colonnes allemandes entre Bohaim-Cambrai. Le no 29 est abattu par la Flak et le no 23 est fortement endommagé.

Le 24 mai, 6 autres Douglas du II/19 sont de sortie entre Amiens et Arras, où leur rencontre avec la chasse ennemie se solde par un appareil abattu (no 39 à Essars) et deux autres endommagés pour 1 Messerschmitt Bf 109 abattu et 1 autre endommagé.

Le 25 mai, le II/19 et le I/19 sont regroupés à Damville.

Le 29 mai, 12 DB-7 (8 du II/19 et 4 du I/19) bombardent l'avancée allemande au nord d'Abbeville (1 seul appareil endommagé). Sur le retour, le no 43 réussit à abattre un Henschel Hs 126 de la 4.(H)/21 au décollage sur le terrain de Drucat.

Le 31 mai marque la première grosse opération des DB-7 tricolores. 12 Douglas bombardant des colonnes allemandes entre Ham et Saint-Quentin sont coiffés par une quinzaine de Bf 109 et Bf 110. Les nos 32 et 46 sont abattus en dessous du Quesnel et Bray sur somme. Le no 42 est endommagé et le no 5 explose au sol, contraint à un atterrissage de fortune près de Artemps"

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Re: Combien d'avions ennemis la chasse française a-t-elle abattu ?

Nouveau message Post Numéro: 53  Nouveau message de Marc_91  Nouveau message 08 Mar 2025, 14:03

:? Si ça peut aider, le document sur AxisHistory est une traduction d'un article du colonel Chassin publié dans "La revue des question de Défense nationale", le numéro du 1er Juillet 1945 est disponible à la BNF --> https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5368739v ... Il commence page 102.

    Image
    CHRONIQUE AÉRONAUTIQUE
    L’Aviation française de 1940 à 1945
    En 1940, l’aviation française avait été écrasée sous le nombre. Elle avait lutté avec 600 chasseurs et 100 bombardiers contre 5.000 appareils ennemis. Malgré son infériorité, elle avait fait subir à l’adversaire des pertes sensibles, abattant 919 avions à la croix gammée et perdant elle-même 306 appareils.
    Dès la fin des hostilités en France, le général Vuillemin décida de faire passer en Afrique du Nord tous nos avions de guerre disponibles : 600 d’entre eux traversèrent ainsi la Méditerranée du 17 au 29 juin dans l’espoir d’y poursuivre la lutte.
    L’armistice sembla sonner le glas définitif de l’aviation française. Cependant, à la suite de négociations difficiles, nous réussîmes à obtenir de conserver dans l’armée d’armistice un nombre relativement important de groupes (16 de chasse, 13 de bombardement, 6 de reconnaissance et 3 de transport), soit environ 600 avions, et le droit de continuer à entraîner 1.250 pilotes, ce qui nous permit de reprendre rapidement le combat dès novembre 1942, les trois quarts de ce personnel et de ces groupes étant stationnés à ce moment en Afrique du Nord et en A. O. F.
    Pendant que se déroulait cette sombre période, le général de Gaulle et le général Valin avaient créé et organisé dans l’Empire les forces aériennes françaises libres, qui, à la fin de 1942, comprenaient 3 groupes de chasse (Alsace, Ile-de-France et Normandie), 2 groupes de bombardement (Lorraine et Bretagne) et 1 groupe de surveillance côtière (Artois), soit environ 120 avions de guerre. Par ailleurs, de nombreux aviateurs français servaient individuellement dans les escadrilles de la Royal Air Force.

    Le réarmement.
    Dès la rentrée en guerre de l’Afrique du Nord en novembre 1942, nos vieux Lioré 45, nos Douglas, nos Glenn et nos Bloch 174, dont nos mécaniciens avaient miraculeusement réussi à prolonger la vie, furent immédiatement engagés dans la campagne de Tunisie.
    Dans un geste symbolique, dès décembre 1942, les Américains équipaient en Curtiss P 40 modernes le groupe de chasse « Lafayette », qui était aussitôt mis en ligne à Souk-el-Arba.
    Au lendemain de la conférence d’Anfa, à la fin de janvier 1943, un plan de réarmement de l’aviation française était établi en accord avec les Alliés.
    L’Amérique prenait à sa charge la plus grande partie du programme : 2 escadres de bombardement moyen à 3 groupes, 9 groupes de chasse, 2 groupes de reconnaissance. L’Angleterre nous offrait 2 groupes de quadrimoteurs de bombardement lourd « Halifax » et 3 nouveaux groupes de Spitfire. La France était chargée de reprendre, avec ce qui lui restait de matériel, l’entraînement de base de ses vieux pilotes. Les jeunes engagés étaient envoyés en Amérique et au Canada.
    Dès lors, la situation évolue très vite. 10 groupes de chasse, soit 260 appareils, armés d’Airacobra P 39, de Curtiss P 40, puis de P 47 Thunderbolt, furent mis sur pied en 1943 en Afrique. Chargés au début d’assurer la protection des convois alliés sur la côte méditerranéenne, ils furent peu à peu engagés dans la bataille terrestre en appui tactique de nos armées, d’abord en Corse et en Italie, puis en France.
    Les escadres de bombardement moyen, armées d’une centaine de Marauders B 26 bimoteurs, furent placées à leur tour en 1944 au sein de l’aviation tactique de Méditerranée.
    Elles se firent remarquer dès leur entrée en ligne par la précision de leurs bombardements. A l’arrivée en France elles formèrent une brigade indépendante.
    Le deux groupes lourds d’Angleterre après un très long réentraîne- nement, entrèrent dans la danse peu avant le jour du débarquement et participèrent au pilonnage de l’Allemagne ainsi qu’à l’appui des troupes d’Eisenhower en Normandie.
    Armée de Lightning P 38, une escadrille de reconnaissance photo à haute altitude sillonna le ciel français pendant plus d’un an pour préparer la reconquête de notre sol. Elle appartenait au groupe 2/33 où servait le commandant de Saint-Exupéry, disparu le 31 juillet 1944 au cours d’une mission au-dessus de Grenoble. Pendant ce temps, l’escadrille sœur, armée de Spitfire, exécutait des reconnaissances tactiques sur les champs de bataille d’Italie et de France.
    Enfin, une légion de petits appareils d’observation, les « Piper Cub », rendait les plus grands services à nos artilleurs au cours de la campagne d’Italie.
    Ainsi, au retour en France, notre aviation combattante comprenait 14 groupes de chasse, 10 groupes de bombardement, 2 groupes de reconnaissance et 2 groupes de transport. Elle comptait également : 6 groupes d’artillerie de l’air (200 canons), chargés de la défense antiaérienne de nos terrains, et 3 régiments de parachutistes, l’un formé en Algérie, les deux autres en Angleterre.
    Échelon par échelon, cette aviation avait conquis son indépendance. Au début, nos groupes furent employés dans le cadre allié, au sein d’escadres à commandement anglo-saxon. Mais peu à peu, dès que nous fûmes capables d’assurer nous-mêmes notre ravitaillement et de former les états-majors nécessaires, il y eut des escadres françaises de chasse et de bombardement, incluses dans des « groupements » à commandement allié.
    Après l’arrivée sur notre sol, nous gravîmes un échelon de plus : le 1 er corps aérien français, sous le commandement du général Gé- rardot, réunit la plus grande partie de nos forces aériennes. Il formait, avec le 12 e corps aérien tactiqüe américain, la ire « Tactical Air Force » chargée d’appuyer les opérations du groupe d’armées du général Devers (7 e armée U. S. et Ire armée française).
    Enfin, depuis la libération, de nouveaux groupes furent créés en France avec du matériel allemand récupéré ou fourni par les Alliés. Le commandant des forces aériennes de l’Atlantique réunit au cours des opérations de Royan et du Verdon, 5 nouveaux groupes de chasse, 2 de bombardement, 1 de reconnaissance.
    Jusqu’à la fin des opérations, nos forces restèrent sur la brèche, obtenant, partout où elles étaient engagées, de remarquables résultats. De 1940 à 1945, notre aviation de chasse abattit 659 avions (dont 272 pour le seul régiment Normandie-Niemen, qui combattait sur le front Est avec des avions soviétiques). Notre aviation de bombardement lança 26.000 tonnes de bombes.
    Nos pertes en hommes, sévères surtout chez les bombardiers lourds, se montent à près de 600 hommes.
    [.../...]
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