Marc_91 a écrit:
Les appareils de l'Armée de l'Air étaient immobilisés de la façon suivante :
- réservoirs quasi vidés,
- hélices à pas fixes démontées,
- hélices à pas variable desharmonisées, c'est-à-dire déréglées pour que les pas des pales soient différents les uns des autres.
Si les avions de la Marine ont subi le même traitement, il aurait fallu du temps et des compétences pour les remettre en état de vol, et une bonne dose de courage pour survoler 7 à 800 km de mer avant d'atteindre l'AFN ...
Bonjour,
As-tu déniché quelques infos à propos de l'exécution de ces contraintes "d'immobilisations" des appareils ? Je présume qu'elles avaient été effectuées en présence d'une commission d'inspection.
Déjà, des réservoirs quasi vides, ce n'est pas bon du tout pour le circuit carburant. Ce n'est pas pour rien que le plein est systématiquement complété peu après l’atterrissage de l'appareil. En général, on ne vide le circuit carburant que si on est amené à devoir travailler dessus.
Le coup des hélices, dont le pas variable était intentionnellement déréglé, c'est un "scoop" pour moi.

A moins de volontairement le fausser définitivement - dans ce cas, ce serait du "sabordage" intentionnel! -, le recalage, même si çà prend du temps, n'était pas une opération très compliquée, d'autant que les données précises figuraient dans tous les manuels techniques d'entretien y afférant... c'est d'ailleurs à l'aide de ces fiches techniques, qu'on vérifiait leurs pas et que si nécessaire, on corrigeait, lors des "grandes visites d'entretien périodique" (150, 300 heures, etc.).
A mon avis, il conviendrait, aussi, de voir du côté de l'effectif du personnel technique qu'avait été autorisé à conserver, après novembre 1942, l'Armée de l'Air et la Marine, car, s'il n'y avait plus que des "plantons" non spécialisés, chargés du seul gardiennage des "parcs", il est évident qu'ils ne risquaient pas d'intervenir techniquement.
