Je confirme la remarque d'Yvonnik, il n'y avait pas, au sein de l’Équipage, de bouton de braguette sur les "futes" de la tenue blanche estivale, uniquement des "pantalons à pont", avec un rabat et quatre boutons disposés au-dessus de la ceinture!
Ne jamais oublier que la tenue"moderne" du mataf découlait de celle du temps de la "voile", où les gabiers crapahutaient dans les hauts pour carguer ou déployer la voilure; dès lors, il n'était pas question qu'un "malheureux" bouton de leur tenue vienne se coincer dans les haubans et la "montagne" de bouts (cordages), qui servaient à manœuvrer la voilure.
Très sincèrement, çà m'étonnerait fort que l'Ecole des Mousses de Brest (!) ait pu adopter un fute à braguette pour ses "écoliers", d'autant plus que le large "pont" a toujours été plus confortable d'utilisation que "l'étroite" braguette.
A propos des écoles, celle des Mousses était à Brest, celle des apprentis-mécaniciens de la Flotte à Toulon (de mémoire, à Saint-Mandrier). Les cours, calqués sur la saisonnalité scolaire, duraient +/- deux ans. On entrait à l'Ecole des Mousses ou des Apprentis-mécaniciens à 15 ans "révolus" (y compris de très fraiche date!), ce qui faisait pour certains de leurs élèves, moins de 17 ans, pour intégrer les Equipages de la Flotte et, généralement, rejoindre les écoles de spécialité "Machines" du Service Générale.
Cas "particulier", la "botte", la dizaine d'élèves les mieux notés, pouvait, après un examen-concours incontournable, intégrer les Écoles de maistrance "Pont" et Maistrance "Machine", où ils se cognaient, à nouveau, deux ans d'instruction militaro-scolaire, avec , à la sortie, la "promesse" d'être promus officiers-mariniers (sauf c... personnelle!) dans un délai de "4 ans". Là, on remonte à une époque, où pour un mataf breveté du rang, il fallait bien souvent compter sur huit à dix ans de service et d'ancienneté pour se voir attribuer "la casquette", après nécessairement avoir été proposé par son état-major pour intégrer le "cours de chouffe", passage indispensable pour "hériter de la casquette"... même les plus "nuls" admis en sortaient, sauf que leur "promotion" pouvait se faire attendre!
Disposes-tu du minimum d'informations datées fiables sur le cursus "naval" de ton "grand-père", sinon on est parti dans le grand "n'importe quoi"!
