Loïc a écrit:Bonjour
tous les volontaires ou mobilisés étrangers et/ou apatrides servant dans l'Armée Française ne sont pas obligatoirement dans la Légion Etrangère ou les RMVE, bon nombre peuvent être dans des unités nationales Français à commencer par les Dépôts surtout ceux n'ayant pas effectués leur service militaire en France, voire aucun
Jean Malaquais (Vladimir Malacki) l'écrivain apatride d'origine polonaise était au 620e Pionniers,
je me souviens ici du cas d'un Suisse de 46 ans qui aurait été dans la 13e Section de COMA de l'Intendance de Clermont-Ferrand
bon nombre de Dépôts avaient des Italiens en juin 1940 et formaient une cour des miracles de la comédie humaine de tout âge ou presque, condition et nationalités d'origine
la statut dans lequel il a servi reste à préciser
Je suis, à la fois, une vieillerie de "79 ans" et une "rampouille" de six ans de service dans la Marine. Dans nos cours de spécialités, nous avions, occasionnellement, des "participants étrangers"; de fait, des personnels, tous, originaires de notre ancien "Empire Colonial", qui intégraient nos cours selon des accords convenus avec l'Armée Française, lors de leurs indépendances; j'ai connu, ainsi, des "élèves" africains et cambodgiens, sauf que, tous, à la fin de leur cours, réintégraient leur "Marine Nationale". On s'amusait, d'ailleurs, à ce sujet, car ayant réintégré leur armée nationale, il y avait de fortes chances qu'ils fussent promus officiers-mariniers, après un cours de spécialité " de brevet élémentaire" un peu pointu, voire "officiers", à leur sortie du "cours de quartier-maitres".
Il n'y avait strictement rien de "péjoratif" dans ces promotions "spectaculaires", car les cours enseignés, par exemple à Rochefort, étaient, alors, de "grande qualité"... même, si, au sein de l'Armée française, on s'efforçait, depuis 1791-1792 , à la louche, de niveler les grades et fonctions entre les "Biffins", au sens général, et les "Matafs"... mais çà serait beaucoup trop long à "expliquer".
A ma connaissance, il n'y avait eu, en 1939-1940 ou même plus tard, aucun étranger dans l'Armée française, au sein des unités régulières, sauf dans le cadre "d'unités nationales reconstituées" pour la circonstance (polonaises, tchèques). Le Comte de Paris,, lui, français de "pure souche", mais descendant direct de la branche des Orléans, globalement "interdit de séjour" et résident contraint au Maroc (!), avait ainsi été amené à devoir s'engager dans la Légion Étrangère, sous le pseudonyme d'
Henri Robert Orliac!
A ma connaissance, l'identité avérée française ou reconnue comme telle avait toujours constitué, y compris au fil des conflits, une "règle" incontournable pour pouvoir s'engager dans l'Armée "régulière" Française!
