Prosper Vandenbroucke a écrit:Et bien voilà Edouard, Dog Red à tout dit, cela reste une rumeur et qui reste à démontrer et à prouver. Je l'ai déjà précisé, personnellement je n'en ai pas connaissance.
Je vais tenter de résumer la situation américaine, à l'automne 39-printemps 1940.
Depuis le milieu des années 20, son programme de blindés était, essentiellement, focalisé sur la mise au point d'un char moyen rapide, dans l'esprit des chars "cruisers" britanniques. Accessoirement, la politique isolationniste des gouvernances qui s'étaient succédées entre 1920 et 1939 n'avaient rien arrangé. Cela dit,ses services de développement disposaient, déjà, d'un outil industriel impressionnant, sauf qu'il consacrait l'essentiel de ses ressources à la production de biens ménagers (voiture, électro-ménager, électronique grand public (TSF), etc.).
Jusqu'en septembre 1939, dans le meilleur des cas, ses développements de blindés aboutissaient à des production de série d'une grosse centaine d'exemplaires! Vu sa situation géographique particulière, par rapport aux conflits européens qui avaient débuté fin septembre 1939, çà lui passait largement au-dessus du képi, sans pour autant la laisser indifférente au niveau de sa gouvernance, alors que la majorité du peuple américain profond,, lui, ne jurait que dans les vertus de l'isolationnisme, qui avaient fini ou presque par reconstruire, partiellement de bric et de broc, le système, après le monumental désastre économique des années 1920-1930.
Imaginons, maintenant, l'influence d'une mission française débarquant aux Etats-Unis, entre septembre 1939 et juin 1940. Déjà, dans le domaine des blindés, la compétence française se résumait au char de cavalerie S-35, le seul blindé qui pouvait éventuellement, correspondre aux vingt ans d’ancienneté et d'existence du programme américain de développement du char moyen !
En plus, jusqu'en décembre 1941, la production industrielle américaine avait été, plus ou moins" limitée aux fournitures aux Brits et quelques "symboliques" livraisons aux Russes, son souci principal étant la zone Pacifique et le Japon. Cas particulier, les moyens de l'US Navy, mais ses bâtiment pouvaient aussi bien servir dans l'Atlantique que dans le Pacifique! Cà ne signifie, pour autant, que les Américains étaient, à l'automne 1939, de vraies burnes, sur le plan terrestre, mais que, vu le contexte, ce n'était, apparemment, pas une urgence!
On laisse tomber toute comparaison entre le Somua S-35 et le M3 Lee/Grant, car, dans les faits, en dépit des défauts du second cité, il n'y avait pas photo! Je n'ose, même, pas évoqué une supposée filiation entre ledit S-35 et le M4 Sherman, car si on oublie les éléments moulés et, donc, nécessairement boulonnés, il n'y a rien qui pourrait justifier dans la conception américaine, la moindre intervention française d'importance!