Dans la mesure du possible, l'US Army, durant la WW2, avait évité (ou limité) l'emploi du frein de bouche, car pour les GI's de la première ligne, ledit frein de bouche était sensé identifier un char allemand! De toute manière, les freins de bouches américains, contrairement à ceux utilisés par les allemands, contrecarraient assez peu (env. 30%) les effets du recul, alors que ceux des "copains d'en face" en "absorbaient" plus de 50% - de mémoire, çà flirtouillait avec les 54-55%-. Au passage, çà explique pourquoi, le plus souvent, les équipages allemands, avant d'abandonner leurs Panzer, démontaient et "embarquaient", avec eux, le frein de bouche ; le naïf qui aurait voulu utiliser un canon de Panzerounet ou de StuG, sans son frein de bouche, en aurait, au mieux, gardé un souvenir douloureux, tandis que la pièce, elle, en ayant, lors du recul, flingué ses butées, serait, définitivement, devenue inutilisable !
La seule exception sera le Panzer IV L/70, armé du canon de 7,5 cm et 70 calibres du Panther, car le tube y étant positionné très bas, le frein de bouche générait, à chaque tir, une nuage de poussière qui bouchait la vue du tireur, en plus l'adoption de la casemate, "plus spacieuse" qu'une tourelle, dispensait de se poser des questions métaphysiques sur la course de la pièce au recul.

Se Connecter













dans: