Ces audacieux journaliste belges se sont fait un devoir d'en produire un faux, le 9 novembre 1943, tiré à 50 000 exemplaires, distribués par le circuit normal ou clandestin au prix de 10 Francs pièce. Ce fut un grand éclat de rire car il produisait des écrits satiriques peu favorables à l'occupant et aux collabos. Le journal se refilait sous le manteau. Il a été rédigé, maquetté et imprimé en vingt jours .
Christian Durieux : "On reconnaissait les imprimeries dans lesquelles les journaux avaient pu être imprimés par la petite dentelure très discrète qui borde un journal. Les résistants, imprimeurs eux-mêmes, le savaient. Ils avaient coupé à la lame tous les bords de journaux pour que la dentelure n'apparaisse pas. Malheureusement, il est resté un ou deux numéros, sans doute des numéros d'essais. A cause d'eux, les Allemands ont remonté la filière, et arrêté tout le monde."
Cet acte de bravoure a un prix. L'imprimeur n'a pas survécu à la torture et à la déportation, cinq autres personnes y perdirent la vie. Vingt et une personnes sont arrêtées et condamnées et écopèrent de six mois à dix ans d'internement. Pour eux la libération abrégea cette condamnation.
Les Allemands auraient reconnu, compte tenu de la qualité de la blague. « Ces types là, faudrait les fusiller avec une balle en or. »
Une des maquettes satiriques du Faux SOIR - La Blitzkriegsallée à Berchtesgaden fallait l'inventer celle là
Gratitude aux humoristes résistants belges wallons.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... ds-9133701

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