Paul G a écrit:- Le renseignement ! Fondamental pour monter des opérations militaires, et les réseaux de résistance avaient bcp d'infos qui ne pouvaient pas être obtenus par photos aériennes....
Avec, néanmoins, quelques sérieux "bémols".
Un, les infos étaient bien souvent imprécises et leur exploitation limitée dans le temps; deux, les moyens de communication étaient, eux-mêmes, limités. Au niveau du terrain, il s'agissait de rapports verbaux et de listes de matériels et de concentrations de troupes obtenues par observation visuelle, souvent sujette à caution . Quant à leur transmission, elle était généralement effectuée par messages-radios +/- bien cryptés, en morse (au volume nécessairement limité) ou par une remise de "courriers" confiés à un agent qui effectuait, en "pleine pampa", la liaison (aérienne) aller-retour Grande-Bretagne/France Occupée.
Deux, de leur côté, les allemands disposaient d'équipes de repérages performantes, qui, par triangulation radios, localisaient les émissions TSF ou, même, en morse! Le "moindre" problème de cette surveillance continue des ondes exigeait des temps de communications les plus réduits possibles, afin d'éviter que les émetteurs ne soient localisés trop précisement. Cà nécessitait aussi de devoir déplacer régulièrement les postes-émetteurs, or , vu leurs poids et dimensions, c'était, au mieux, le contenu d'une lourde valise... et, là, çà se compliquait très sérieusement à l'occasion des contrôles réguliers et imprévus mis en place par les Allemands! Même (difficilement) planqués sous une pile de pyjamas ou de slips, les postes ne résistaient pas à l'inspection tatillonne allemande!
Il convient, dès lors, d'analyser le circuit des transmissions, depuis leurs origines jusqu'à leurs réceptions, à l'aune des moyens techniques disponibles à l'époque, car ils n'ont strictement rien à voir avec les techniques qui s'étaient mises en place après le conflit, notamment, la méthode qui avait permis de transmettre la totalité d'un long message, en une "fraction de seconde"; procédure actuellement en service, par exemple, avec nos soum "nucs", qui se contentent, régulièrement, de sortir brièvement, en plongée "périscopique", l'extrémité totalement indétectable de leur "antenne-radio", avant de replonger aussi sec!
Au passage, il faut aussi se demander pourquoi, de nos jours, les Russes ne sont pas foutus de perturber, voire de "casser" les transmissions ukrainiennes indispensables pour piloter à distance leurs drones!
