coyote a écrit:... Quant au type d'appareil, ils ont emprunté ce qu'il y avait sans tenir compte du type.
A quelques "réserves" près, car, un, il fallait un appareil "réputé être en état de bon fonctionnement", deux, savoir si le plein de ses réservoirs avait été effectué ou, à tout le moins, connaitre la quantité embarquée, trois, tenir compte de son autonomie afin d'atteindre le terrain d'atterrissage ou le plan d'eau "espéré".
Fort-de France/La Dominique, c'est en gros 100 bornes (une petite demi-heure de vol), Tripoli/Limassol (Chypres), 435 bornes, soit à 125 noeuds (230 km/h), deux bonnes heures de vol, Oran-Gibraltar, c'était du kif-kif bourricot avec +/-440 km (+/- 240 nautiques).
Après, il y avait d'autres "critères", par exemple, la plupart des appareil en service n'étaient pas adaptés au VSV (Vol Sans Visibilité), donc au vol et l'atterrissage de nuit, les pilotes et équipages, de jour, utilisant, alors, bien souvent des cartes "terrestres" sur lesquelles étaient signalés des sites et des "élévations" remarquables, tandis que, selon le nombre de "transfuges", un pilote isolé ou plusieurs membres de la formation, il fallait "sélectionner" l'appareil "compatible".
Il est plus que probable que l'Armée Française d'Armistice, qui n'était pas totalement "demeurée" et se méfiait légitiment de ces tentatives de "désertions" isolées ou +/- collectives, avait mis en place dans ses hangars et sur ses parkings, des piquets de garde armée qu'on ne pouvait franchir, même en tant que pilote ou équipage, qu'après leur avoir présenter "patte blanche" (autorisation du commandement, etc.)
Dès lors, toute tentative "d'évasion ou ce qui correspondait à un "passage à l'ennemi", exigeait une parfaite connaissance du dispositif de "sécurité" et de ses possibles "failles". Un détail qu'il convient de ne pas oublier, non plus, au sein des troupes "professionnelles" de l'Armée Française d'Armistice, l'obéissance à la gouvernance en place était la "règle". Résultat, quand certains (rares!) envisageaient de "s'échapper", il leur fallait ne faire confiance à quasiment personne, que ce soit sur le terrain, au mess, au carré, ou dans les "chambrées".
