Je crois avoir à peu près fait le tour de cet individu à la fois grotesque et sinistre, sur sa collaboration servile et zélée avec les nazis (pour Annie Lacroix-Riz, il est positivement nazi, car il s'identifie, en effet, formellement par l'intermédiaire de la Croix de la Lozère sur laquelle il a toute autorité et qui est "la voix de l'évêché", donc la sienne, à la SS combattante et aux miliciens auxiliaires de la GESTAPO auxquels il fait une publicité éhontée). Je suis du même avis qu'elle: au-delà de ses compromissions morales, sa collaboration idéologique ne fait aucun doute.
Mais il y a un point que je n'arrive pas à éclaircir, malgré le soutien de ma "patronne" (ma directrice de thèse), qui est une femme extraordinaire et a remué ciel et terre pour me faire accéder à des fichiers insoupçonnés, c'est le "trou" biographique entre la trappe de Bonnecombe où un résistant juif converti le cache après l'avoir secrètement exfiltré de Mende (Cordesse lui avait déjà évité le lynchage par la population) et sa retraite opulente et paisible en Berry où il touche en toute oisiveté sa prébende d'évêque fictif jusqu'à presque 91 ans.
Si quelqu'un dispose d'un renseignement, d'une indication, de quelque indice que ce soit susceptible d'éclairer le blackout entre Bonnecombe en 1945 et le Cher (où il est déjà en 1950), je lui en serais vraiment très reconnaissant!

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