
Sarigue a écrit:Je suis déçu de voir les remarques de certaines personnes.
Je pense plutôt qu'il faut être constructif et encourager de genre d'action sinon pour le néophyte que je suis il me sera difficile de vous demander votre opinion sachant que je risque fort d'être cloué au pilori

Niki08 a écrit:Concernant "les" messages 'condescendants' au niveau de la forme, il n'y en a eu qu'un, sauf erreur de ma part, et j'ai répondu sur le même ton, avec une pointe d'ironie. Au final, la discussion a été constructive, j'étais dans l'erreur, et la personne a passé du temps pour le démontrer, donc nous sommes tous gagnants. La page est tournée pour moi

Loïc Charpentier a écrit:Au 2 août 1914, la Marine Nationale alignait :
19 cuirassés d'escadre (20, à dater du 22 août 1914, avec la recette officielle du cuirassé Paris) (CUE)
2 cuirassés garde-côte (CGC)
18 croiseurs cuirassés
14 croiseurs protégés, tous anciens et disparates.
86 "contre-torpilleurs"
13 torpilleurs de haute mer
115 torpilleurs côtiers
34 sous-marins
8 canonnières,
4 poseurs de mine
7 dragueur de mines
effectifs auxquels il convient de rajouter 3 grands croiseurs "auxiliaires" - dont La Foudre, croiseur porteur de torpilleurs converti en porte-hydravions en 1913 - , 14 patrouilleurs côtiers, plus les navires-hopitaux et les transports servant sous pavillon national pour les besoins de la marine militaire.
En tablant sur un tonnage moyen de 13 000 tonnes - nos pré-dreadnoughts flirtouillant avec les 11 000 tonnes -, çà nous fait, déjà, 20 CUE + 2 CGC ... 11 000 x 22 = 242 000 tonnes. On rajoute 18 croiseurs cuirassés avec un déplacement moyen (par défaut) de 10 000 tonnes, à dater du début du siècle, çà fait 180 000 tonnes de plus... On en est déjà à 422 000 tonnes, sans tenter de chiffrer les autres bâtiments, croiseurs protégés (+/- 4000 tonnes, chacun, soit, 56 000 tonnes) , etc. Rien qu'en inventoriant les "grandes unités" - cuirassés, croiseurs cuirassés, croiseurs protégés -, çà nous fait 422 000 + 56 000 = 478 000 tonnes! La protection et la surveillance des eaux territoriales de notre Empire coloniale d'alors étaient essentiellement assurées par nos croiseurs cuirassés et croiseurs protégés (tonnage cumulé estimé : 236 000 tonnes!), nos cuirassés d'escadres, sortis de la Méditerranée, s'aventurant peu outre-Atlantique, dans l'Océan Indien ou le Pacifique (mais c'était aussi le cas dans la RN).
Donc, en 1922, avec le " très perfide" Traité de Washington, la Marine Française s'était retrouvée avec :SHIPS WHICH MAY BE RETAINED BY FRANCE
Name: Tonnage
(metric tons)
Bretagne ................................................ 23,500
Lorraine ................................................ 23,500
Provence ................................................ 23,500
Paris ................................................... 23,500
France .................................................. 23,500
Jean Bart ............................................... 23,500
Courbet ................................................. 23,500
Condorcet ............................................... 18,900
Diderot ................................................. 18,900
Voltaire ................................................ 18,900
-------
Total Tonnage ....................................... 221,170
France may lay down new tonnage in the years 1927, 1929, and 1931, as provided in Part 3, Section II.
... soit 221 000 tonnes en service, pour un tonnage de "capital ships" fixé à 220 700, mais la "Commission" avait été bon prince, en nous dispensant, plus ou moins, de devoir ferrailler une ou plusieurs unités en cours de construction - quoique, même, si les cassettes de la France étaient tristement vides, certains chantiers étaient définitivement passés à la trappe!![]()
Ce n'avait pas été le cas du Japon, car le Traité de Washington était tordu à souhait! "Officieusement", il avait deux buts, un, assurer "15 ans de tranquillité", à l'US Navy et la RN, désormais confrontées à devoir gérer d'imposantes flottes de "capital-ships", désormais inutiles (!), deux, casser les dents, dans le Pacifique, à la Marine Japonaise, principal adversaire potentiel de l'US Navy, avec, en cette occurrence, la totale "bénédiction" britannique!
Tout avait été "pipeauté" depuis le début, les Américains ayant mis en place un service d'écoute, baptisé "Black Chamber" - çà ne s'invente pas! - qui interceptait, entre autres, tous les échanges entre la délégation nippone et son autorité supérieure - çà avait permis aux Ricains de juger correctement la limite de tonnage acceptable par les japonais, sans les voir quitter la table! Dans cette affaire, la France et l'Italie n'avaient servi que de cautions au supposé bien-fondé de cette clause de limitation des armements! Avec pour résultat premier, la Marine Nationale Française rétrogradée au même rang que l'Italie, avec un redoutable ratio de rapport de forces de 5 (US Navy) : 5 (RN) : 3 (JPN): 1,75 (Marine Nationale) : 1,75 (Marina italiana)![]()
Vous allez me dire, à juste raison, mais, là, il ne s'agit que de "capital-ships" de plus de 10 000 tonnes, armés de pièces d'un calibre supérieur à 203 mm, la Marine Nationale pouvait, donc, s'en dépatouiller pour les bâtiments de moindre tonnage! En réalité, pas vraiment, car notre flotte de croiseurs cuirassés et de croiseurs protégés arrivait en fin de vie - les "5 ans de conflit" n'avaient rien arrangé, non plus - et, en gros, nous ne savions pas construire de bâtiments à "vocation coloniale", suffisamment "puissants".; c'était soit du croiseur cuirassé de plus de 10 000 tonnes, soit du croiseur protégé, désormais, classé "léger" de 4000-5000 tonnes au mieux! Le plus récent de cette dernière classe, au sein de la MN, était le Jurien de la Gravière, de 5700 tonnes, armés de 8 pièces de 164 mm, recetté en 1901-1902 et retiré du service en 1921! En 1922, la marine française était à poil de croiseurs, car les projets de croiseurs de 5000 à 25 000 tonnes, entre 1909 et 1915, avaient, tous, fini à la poubelle! Il avait fallu attendre la décennie 1930 pour que soit en mise en construction une série de croiseurs de 7000 tonnes, armés de 15 cm! Cà explique, en partie, la longue durée de vie de certains de nos croiseurs cuirassés, tous, de la classe 10 000 tonnes ou plus! ... Et çà explique, également, la difficulté rencontrée, dans l'entre-deux-guerre, par la Marine Nationale, pour assurer correctement la "protection" des eaux territoriales de son Empire Colonial.

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