iffig a écrit:Lycéens au temps du nazisme
Loin de moi l'idée de chipoter, mais la "
petite reine" était de règle pour pouvoir, personnellement, se déplacer plus ou moins rapidement dans les années 30 et durant celles de 39-45 (soyons fous!) . Sinon, il y avait les trains, les autorails (en France), les réseaux d'autobus, mais, en zone rurale, on était tributaire de leurs horaires et de leurs arrêts réglementés - même si, à bord d'un "car", on pouvait aimablement négocier avec le chauffeur, pour se faire déposer "au plus près" de son point de destination.
La bagnole était, alors, hors de prix, pour le
vulgum pecus, car elle était globalement "réservée" a une clientèle bourgeoise aisée - cadres "sup", professions libérales et commerçants-; c'était le bon temps où, par exemple, les bouchers, boulangers, épiciers - les
BOF, "
beurre-oeufs et fromages" - faisaient leur "beurre"!

-... pour ces derniers, la camionnette de livraison faisait souvent office de véhicule familial!
Sinon, si on s'amuse a passer en revue les clichés, largement diffusés par le Front Populaire, à la manoeuvre en 1936, le brave français avait inauguré ses premiers "quinze jours de congés payés", soit en train, soit à vélo, voire en tandem!

La situation était strictement la même en "Teutonie", même après l'arrivée au pouvoir de Dodolf; en réalité, elle était encore moins enviable, car, à la fin de la décennie 1920-1930, la République de Weimar s'était prise en "pleine tronche" une crise financière monumentale, avec des taux d'inflations monstrueux, situation que n'avait heureusement pas connue la population française, à l'exception de "boursicoteurs" nantis mais malheureux; là, on en revient à la longue habitude (prudente) française de l'épargne, mais ce n'est pas le sujet!
La bagnole coûtait la peau des murges, tandis que le très rare marché de l'occase, de son côté, n'offrait guère que de vieux "rogatons" le plus souvent usés jusqu'à la trame! A noter que, si, dans les années 60, le marché de l'occasion s'était, certes, développé, la garantie du véhicule et de son moteur n'avait pas excédé, pendant longtemps, un an ou 10 000 kilomètres! Au-delà, "
Demerden sie sich!", avec des vidanges tous les 5000 kilomètres, des courroies de distribution ou d'accessoires qui lâchaient intempestivement - pour remplacer la courroie de la dynamo et rejoindre le garage le plus proche, il valait mieux être accompagné d'une jeune femme portant des bas!

-, un carbu qui marchait mal, des bougies qui s'encrassaient à la "vitesse de la lumière" , des freins à tambour merdiques et de pneus "à carcasse longitudinale" qui tenaient très mal la route et s'usaient, eux-aussi, à la vitesse "grand V" (en gros, entre 10 000 et 12 000 kilomètres, selon la conduite!). Certes, à l'époque, on pouvait bidouiller, sans trop de problèmes, quand on tâtait suffisamment en mécanique - c'était le cas pour les matafs spécialisés de l'Aéronavale! -; mais il y avait, néanmoins, des travaux lourds, qui exigeaient un jeu de quatre vérins "manuels", des
chandeliers, pour accéder sous le plancher du véhicule! Là, nous avions des "chandeliers" pour intervenir sur nos "navions", sauf qu'ils pesaient un âne mort , que leurs dimensions et leur couleur jaune ne permettaient pas de pouvoir les passer "discrètement", lors de l'inspection réglementaire de tenue à l'Aubette!
J'arrête, car ce "hors-sujet" est juste, là, pour faire remarquer la "complexité" extrême du marché automobile français (neuf et occasion), entre 1930 et la fin des années1960, en oubliant volontairement sa "période gazogène" entre 1940 et 1944. En 1966, à plusieurs matafs (trois) - assurance routière incluse -, nous nous étions "offerts", pour 500 francs "lourds", une vraie rareté, un coupé 403 d'occasion, trois vitesses, deux portes, de couleur "jaune sahara", qui marchait du "feu de Dieu"... si on oublie sa modeste motorisation, il n'existe pas dans la galerie "ouebienne", car il s'agissait juste d'une toute première série de coupés à deux portes, réalisée à partir de la structure d'un berline "4 portes"! Vu sa rareté, très soigneusement retapée dans son état d'origine, elle vaudrait, de nos jours,, allègrement, "
40 patates"!

... C'est comme ma Cooper 1300 "Innocenti", achetée en 1975 - une vraie tuerie! - qu'avait daigné me racheter "du bout des lèvres" et à bas prix, en 1977, un agent Simca, alors que je venais lui acheter un Simca 1100 Ti - là-aussi, une rareté de nos jours!

-, alors que, de nos jours, on se battrait pour tenter de les acquérir à plus de 20 000 roros!
