alfa1965 a écrit:Effectivement ils ne sont pas considérés comme Hiwis.
Ni comme des Ostruppen.
Les Hiwis n'étaient que des auxiliaires non armés, même si certains d'entre eux avaient été amenés, en des occasions très particulières, à devoir se défendre contre leurs anciens "camarades de l'Armée Rouge", pour tenter de sauver leur peau. Le recrutement des Hiwis, au départ quelque peu "disparate" en 1941-1942, avait été formalisé à dater de 1943.
L'essentiel d'entre eux provenait des camps de prisonniers "soviétiques", où, faute de "reconnaissance" par la Croix-Rouge Internationale - résultat du refus stalinien qu'avaient appliqué en retour les Allemands -, ils crevaient la dalle et tombaient comme des mouches, du fait des mauvaises conditions d'hébergement (euphémisme!), de la malnutrition et des épidémies!
Les Allemands avaient eu beau jeu d'aller les recruter, dans ces camps, en tant qu'auxiliaires volontaires (Hilf-Willige). Une fois "incorporés" dans les unités, ils avaient droit au même "rata" que celui qui était de règle du simple "pinpin" au Gégène - seules, la qualité des couverts et du service changeaient! -. Ils percevaient un "trousseau", le plus souvent constitué d'effets militaires russes récupérés (calot, vareuse, etc.) - ils avaient une grosse faiblesse pour les bottes russes, quand ils pouvaient en percevoir! -, touchaient également une solde et, une fois, "incorporés", hormis quelques "connards" incontournables, étaient généralement bien assimilés par l'unité - toujours, cette histoire "d'esprit de corps" cher à l'armée allemande -, où ils baragouinaient en allemand, en connaissant déjà les ordres essentiels, et où les "Anciens" du Front Est communiquaient avec eux dans leur propre charabia russe +/- "performant".
A dater de l'été 1943, les dotations "réglementaires" de Hiwis par division (Infanterie, Panzer, etc., y compris la Waffen-SS) avaient été fixées. Selon l'effectif de la division et son type, la dotation théorique, qui variait entre 400 et +/- 800 Hiwis, faisait partie des informations communiquées par décade par la formation sur ses états d'effectifs. Les Hiwis étaient censés se charger d'abord des "basses tâches" qui incombaient jusque-là aux simples "pinpins", soumis, comme dans toutes les armées, au régime des corvées. L'intention première était, ainsi, d'en "libérer" le "pinpin", pour profiter de "ses heures perdues", pour améliorer son entrainement et, sur la ligne de front, l'expédier "au casse-pipe"!
Progressivement, les Hiwis étaient, souvent, eux-mêmes, passés de l'exécution de ces "corvées" au stade d'intervenants "directs", par exemple, aux sein des formations d'artillerie, où il avaient souvent fait office de pourvoyeurs de réassort pour les batteries.
Il y avait juste un petit problème, même si les Hiwis avaient été relativement nombreux, leur nombre était néanmoins resté insuffisant pour satisfaire aux besoins établis! En gros, quand une division parvenait à se voir attribuer 40% de son effectif théorique de Hiwis, c'était la tournée de schnaps garantie à l'état-major, pour fêter çà!
A dater de 1944, vue la situation militaire générale de la Wehrmacht, depuis l'été 1943, le recrutement des Hiwis s'était très sérieusement tari. Déjà, il convient de ne jamais oublier que le "pinpin" soviétique savait, en ayant été capturé, qu'il était déjà considéré comme, au mieux, un lâche, au pire un traitre. Jusqu'en 1943, à la louche, les Hiwis avaient une chance de s'en sortir en servant dans l'armée allemande, mais, à dater de l'automne 1943, cette "option" (de survie) avait commencé à sérieusement virer vinaigre.
A la limite, les "nouveaux" emprisonnés, vu l'évolution de la situation, étaient, désormais "prêts" à devoir se cogner les lourdes vicissitudes des camps de prisonniers, plutôt que de rejoindre les "Hiwis". Dans le premier cas, ils pouvaient espérer une "peine" plus ou moins sévère et dure de la part du régime stalinien, mais, en aucun cas comparable à celles qu'encouraient les Hiwis, classés en tant que "collaborateurs de l'ennemi".
On n'a plus jamais entendu parler des Hiwis, capturés sur le Front Est - ni mêmes des 20 000 faits prisonniers à Stalingrad, tout début 1943 -, ou "aimablement" remis, en 1945, aux Soviétiques par les autorités alliées... conformément aux clauses convenues à Yalta!. Ceux qui n'avaient pas été exécutés sans procès, avaient été expédiés casser du caillou dans les goulags sibériens, sans espoir de retour!

Se Connecter










.jpg)




dans: