A près la revue d'inventaire, voici venue l'heure du premier bilan des premiers jours suivant le déclenchement de l’offensive
Comme on peut le voir sur le plan initial du commandement allemand, (Post n°4) la ligne de front s’étendait de la Prusse orientale au nord à la Roumanie au sud en passant par la Pologne au centre soit un front de quelques 1700 kilomètres ce qui est impressionnant.
Les bases aériennes soviétiques étaient très nombreuses le long des frontières et réparties de la manière suivante :
A) Le front dit de Leningrad : 19 bases
B) Le front de la Baltique : 21 bases qui englobaient les ex pays baltes !.
C) Le front occidental : 50 bases
D) Le front dit de Kiev : 47 bases
E) Le front dit d’Odessa : 23 bases
Soit un total de l’ordre de 160 terrains d’aviation répartis pour un très grand nombre très près de la frontière avec l’Axe. En réalité, il y eu un plus grand nombre de terrains car très souvent différents terrains-satellites « gravitaient » à l’Ouest autour d’une importante base aérienne.
La Luftwaffe et ses alliés comprenaient un peu plus d’une dizaine de bases mais le matériel moderne, rapide, dévastateur et surtout très bien rodé a profité de l’effet de surprise avec toujours comme corollaire la coordination de l’action air/sol qui a si bien réussi dans la blitzkrieg à l’Ouest !
Ces positions situées à quelques 100 à 300 kms des bases de départ de la Luftwaffe dans un premier temps ont permis de détruire une aviation adverse stationnée très souvent en extérieur par manque de hangars adéquates avec les avions rassemblés les uns à coté des autres ce qui a fait des objectifs très faciles à détruire.
Résultats du désastre...


De plus et c’est essentiel pour mieux comprendre l’hécatombe subie par les Forces Aériennes Soviétiques, c‘est que d’une part, l’aviation soviétique n’était pas prête au combat, mais celle ci était disséminée aux mauvais endroits comme par exemple, le long des frontières chinoises, finlandaises , caucasienne où encore iraniennes ! Les forces étaient en réalité disséminées un peu partout sur le vaste territoire alors que la menace se situait uniquement à l’ouest.
Les autorités soviétiques avaient été informées à maintes reprises que l’Allemagne se préparait à attaquer le pays, mais elles n’en tinrent pratiquement aucun compte !
Les quelques radars RUS-1 (abréviation de Radio Ulavlitel Samoljotov ou Radio - Traqueur d’avions) aussi appelé « rhubarbe » étaient situés en périphérie du golfe de Finlande ainsi que dans le Caucase … !
Quelques mots sur ce radar de première génération : Une quarantaine de ces radars furent remis aux troupes de la défense aérienne jusqu’en 1940. Ils furent ‘testés’ sur le front finlandais pendant l’hiver 1939-40. Ses capacités étaient assez modestes car il ne trouvait pas les coordonnées ou encore le nombre d’avions en approche mais il détectait qu’il y avait bien un ou des appareils ennemis approchants. Le RUS-1 était capable de surveiller un couloir aérien d’une largeur de l’ordre de 70 kms ce qui était bien modeste.
Le radar RUS-1

Dans le domaine des radio-communications dont disposaient les Soviétiques à bord de leurs appareils il est important de noter que celles ci étaient peu performantes (quand l’avion en était équipé…) et souvent uniquement utilisables en mode réception ! Le « leader », lui, bénéficiait d’une radio émisssion-réception. En conséquence, Il arrivait fréquemment que le pilote qui ne pouvait émettre se fasse comprendre ou tente de se faire comprendre par un mouvement des ailes ou de la main ! On comprendra aisément que ces déficiences aient pu fortement pénaliser les pilotes et donc aggravé un peu plus leur situation . Quand ils eurent l’occasion de récupérer et donc d’étudier les radios allemandes, ils furent sidérés de constater les performances dont leurs adversaires disposaient avec des portées considérables!
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A suivre toujours !

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