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Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...

Re: Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Nouveau message Post Numéro: 171  Nouveau message de alain adam  Nouveau message 06 Oct 2026, 05:17

Cyberbachi a écrit:
alain adam a écrit:Voici les unités affectées à la 2e DB jusqu'au 28/11 .

Du 01 au 12/11 : 975e FAB, 250e FAB, I/101 BG
12 au 18 : rien d'affecté à la division
18/11 au 20/11 : 975e, 250e FAB
20/11 au 23/11 : 59e FAB , 975e FAB , 250e FAB
23/11 au 25/11 : I/313e IR, 59e FAB , 975e FAB , 250e FAB
25/11 au 28/11 : 59e FAB , 975e FAB , 250e FAB

J'ai intégré les 975th et 250th FAB en les faisant arriver sur la carte en date du 18/11, soit un peu moins d'un jour après la date où la 2e DB est "libérée" et commence son offensive.
En revanche le 59th FAB était déjà dans ma liste mais rattaché à la 44th US ID.


En fait ces deux FAB ont été réassignés temporaitement aux unités US avant de revenir à la 2e DB, donc elles sont là des le début de l'offensive.
Au 11/11 le 250e FAB rejoint la 79e ID US ( avec le I/101e BG ) et le 975e FAB le 15e CA US .
Lorsque les FAB reviennent à la 2e DB le 18/11 , elles sont indiquées comme venant du 15e CA US .
En fait, a ces dates la 2e DB est en attente en retrait, le 15e CA ayant lancé une offensive portée par la 44e ID et 79e ID, il est donc logique que ces unités reçoivent un support maximal d'artillerie disponible. L'Artillerie divisionnaire de la 2e DB tire d'ailleurs au profit de la 79e ID durant ces dates.
Les 16 et 17/11 , la 2e DB commençant a relever les positions de la 79e ID, profite de support d'artillerie du 15e CA : les FAB 989 , 999 , 202 et 772 mais ces unités ne lui sont pas rattachées.
En fait, comme toute offensive on assiste à un jeu de vases communiquant des unités de support depuis le groupe d'armée jusqu'au groupement tactique, avec tous ses échelons, groupe d'armées - armée - corps d'armée - division - groupement tactique.
En résumé, l'artillerie, bien qu'en retrait du front, ne passe pas son temps à ramasser des champignons, et la souplesse d'emploi d'avoir des FAB ( correspondant à des groupes d'artillerie de 12 pieces ) permet de distribuer les feux d'appui tout en déplaçant les unités soeurs n'etant pas en batterie et ne tirant pas.

Alain
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Re: Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Nouveau message Post Numéro: 172  Nouveau message de Cyberbachi  Nouveau message 06 Oct 2026, 09:25

En effet la 2e DB apporte un soutien d’artillerie aux 79th et 44th. Ça me fait penser que dans le déploiement initial je n’ai pas positionné en ce sens l’artillerie de la DB.

Quant aux unités qui tournent, ce n’est hélas pas modelisable dans Panzer Campaigns. Il y a juste le système de rattachement à un corps différent tous les minuits.
Sinon il y a une autre astuce un peu hasardeuse :
- faire qu’une unité disparaisse du champs de bataille à une certaine date. Système de Withdrawal.
- faire arriver une unité « jumelle » rattachée à la nouvelle entité. Il ne s’agit pas de la même unité dans les mécanismes du jeu, mais sur le plan « historique » de la même unité. Il s’agit tout simplement de la fonction renfort.
Mais il ya deux inconvénients :
* La nouvelle unité ne pourra comptabiliser les pertes reçues par sa première version jumelle
* Le créateur du scénario devra avoir le nez creux pour choisir le bon hexagone d’arrivée. Et c’est difficile dans un contexte de front mouvant…


Voilà, si tu veux un jour créer un scénario Panzer Campaigns.

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Re: Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Nouveau message Post Numéro: 173  Nouveau message de Cyberbachi  Nouveau message 06 Oct 2026, 19:29

alain adam a écrit:En fait ces deux FAB ont été réassignés temporaitement aux unités US avant de revenir à la 2e DB, donc elles sont là des le début de l'offensive.
Au 11/11 le 250e FAB rejoint la 79e ID US ( avec le I/101e BG ) et le 975e FAB le 15e CA US .

Voilà la source que j'ai utilisé. Elle a l'honnêteté d'expliquer que des erreurs sont possibles. Elle date de 1945, le second screen donne les unités rattachées à la 79th US et une fenêtre temporelle.
Peux tu me donner la référence de ton ouvrage ? (Historiques succincts des GUF, tome V-2 ?) Je peux peut-être trouver d'autres choses intéressantes, notamment sur le génie.

A noter que cette source US est vraiment très intéressante et un peu le socle de mon OOB US. Elle permet même de localiser les QG de division sur des fenêtres temporelles très précises !!!

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Re: Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Nouveau message Post Numéro: 174  Nouveau message de alain adam  Nouveau message 07 Oct 2026, 06:47

Hello,
Document tres interessant, ou l'as tu récupéré ? Je cherche justement ce type de document pour l'ETO, l'ayant déjà pour le pacifique.
En fait, il te faudrait le meme, mais pour corps et armées, et tu devrais avoir la totalité des infos.

Coté GUF, sur la période que tu cherches, j'ai regardé toutes les pages, il n'y a mention que du 1/101e bataillon du génie US .
Et la référence est la bonne, Historiques succincts des grandes unités françaises 1939-1945, tome V , 2e partie . Cette partie traite des 3 DB, et des 1e, 2e ,10e 14e DI . Les corps sont dans la partie 3 , les autres DI dans la partie 1 ( 3e, 4e , 9e et 27e ). Le tome VI va traiter des FFI et formations de fin de guerre . Le tome IV de l'afrique du nord et l'Italie . Les trois premiers tomes sont sur la période 1939-1940. Chaque tome fait 1000 à 1400 pages, format similaire au A4, et sont complétés par deux recueils de cartes, un pour 1940 format vaguement A2 avec les positions quotidiennes des divisions, et une pochette d'une dizaine de cartes pliées pour 44/45. voir fil viewtopic.php?f=21&t=60450


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Re: Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Nouveau message Post Numéro: 175  Nouveau message de Cyberbachi  Nouveau message 07 Oct 2026, 09:41

Je l’ai trouvé par hasard au cours de mes recherches sur le Net. Mais un joueur américain de Panzer Campaigns me l’a également envoyé.
J’ai aussi quelques AAR assez riches en infos.

Très très utile comme source :
https://drive.google.com/file/d/138CXih ... p=drivesdk

Le forum WDS où je présente mon projet :
https://forum.wargameds.com/viewtopic.php?t=4963

Je ne sais pas si cela existe pour les échelons supérieurs. J’ai le Stanton mais il ne répond pas à la problématique des rattachements. Ce livre est ma plus grande déception avec un ouvrage sur la 17. SS !

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Re: Ordre de bataille allemand durant la bataille des Vosges (novembre 1944) : besoin d’avis

Nouveau message Post Numéro: 176  Nouveau message de Cyberbachi  Nouveau message 23 Oct 2026, 00:15

Ayant passé beaucoup de temps à chercher où étaient positionnés chaque unité au moment où débute le scénario, afin de mettre en valeur tous ces petits détails, j'ai décidé d'ajouter un chapitre complet au dossier d'accompagnement. Le livre de Cole, amis également KTB et autres AAR US m'auront énormément apporté pour ce travail de positionnement.
Dans ce chapitre je contextualise chaque "points chauds" du champ de bataille et expose les enjeux pour chacun des joueurs. Tous ces "points chauds" sont autant de portes ouvertes à de schoix tactiques ou stratégiques qui auront un impact sur la suite de la bataille.
Si j'ai passé beaucoup de temps sur ce sujet, le fruit de mes travaux n'est assurément pas exempt d'erreurs. Il faut bien avoir que ce projet n'est pas un projet d'historien. Là où l'historien expliquere qu'il n'y a à ce jour pas vraiment de réponse à "ce qui s'est passé", de mon côté j'ai une sorte "d'obligation de résultats"... sinon pas de wargame. C'est donc une méthode de travail qui n'a rien à voir et il ne faut les mélanger. Ainsi certains de ces positionnements d'unités sont de pures hypothèses...

Bonne lecture !


Partie nord — Une offensive de la 3d Army déjà engagée

L’offensive de la 3d Army a commencé le 8 novembre 1944, après plusieurs semaines de préparation. Son objectif stratégique ne se limite pas à la réduction de Metz : il s’agit de franchir la Moselle, d’envelopper la place forte, puis de progresser vers la Sarre, ses passages et son bassin industriel, qui ouvrent la route de l’Allemagne. Sur l’aile nord, le XX Corps attaque autour de Thionville tandis que le XII Corps pousse plus au sud-est. À 22h00 le 12 novembre, l’offensive est donc engagée depuis quatre jours : plusieurs têtes de pont existent déjà sur la rive est de la Moselle, mais les chars, l’artillerie lourde et la logistique dépendent encore de moyens de franchissement fragiles. Les points chauds qui suivent sont les crises successives d’une opération en cours, et non les préparatifs d’une offensive à venir.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
L’encerclement et la prise de Metz sont impératifs pour le joueur allié afin de pouvoir poursuivre vers la Sarre.
Quant au joueur allemand, si ses moyens de défense sont peu nombreux et en sous-effectif, il possède quelques unités d’élite qui peuvent effectuer de puissantes contre-attaques. Judicieusement utilisées, elles pourront empêcher le joueur allié de prendre la ville et, d’abord, sa ceinture de forteresses. Un repli sur le Westwall reste possible.


Metz – La 462. Volksgrenadier-Division et la ceinture des forts, un verrou sur la route de la Sarre
Pour le XX Corps, la prise de Metz ne constitue pas seulement un objectif urbain ou symbolique. La place forte commande le nœud routier et ferroviaire de la vallée de la Moselle, couvre les itinéraires conduisant vers la Sarre et peut menacer le flanc ainsi que les communications de toute progression américaine vers l’est. Le plan consiste donc à encercler et à détruire la garnison tout en lançant, au nord de Thionville, la poussée vers Saarburg et les passages de la Sarre. Le 12 novembre, Metz n’est pas encore encerclée : les forces américaines contiennent le saillant fortifié à l’ouest et progressent sur ses arrières au nord comme au sud-est, mais la garnison conserve encore des liaisons avec l’extérieur et utilise les ouvrages comme observatoires, points d’appui et positions d’artillerie.
À 22h00, la défense de la Festung Metz relève de la 462. Volksgrenadier-Division, commandée par le Generalleutnant Vollrath Lübbe et subordonnée au LXXXII. Armeekorps. Renforcée de formations de forteresse et de sécurité, la division manque néanmoins d’hommes pour armer uniformément les deux ceintures. Le Volks-Grenadier-Regiment 1215 tient le nord de la place, au sud et au sud-est de Maizières-lès-Metz ; le Volks-Grenadier-Regiment 1217 couvre le front occidental vers Gravelotte, Ars-sur-Moselle et les grands ouvrages ; le Sicherungs-Regiment 1010 défend notamment Amanvillers, Canrobert et les approches nord-ouest. Le poste de commandement divisionnaire est installé à la Feste Kaiserin, dont les abords sont tenus par le Füsilier-Bataillon 462. Les champs de mines, les fossés battus par des armes automatiques, les casemates et les positions extérieures protègent les entrées, tandis que les galeries souterraines permettent aux défenseurs de circuler et de reprendre le combat après les bombardements.
Les deux principaux ensembles d’artillerie cuirassée sont la Feste Kaiserin, (Jeanne d’Arc pour les Français), et la Feste Kronprinz (Fort Driant pour les Français). La Feste Kaiserin possède douze pièces installées sous tourelles, réparties entre six 10 cm T.K. et six 15 cm T.H. ; Driant en compte quatorze, avec quatre Panzerbatterien de trois pièces auxquelles s’ajoutent les deux 10 cm T.K. de la Moselbatterie. Le nombre de tubes réellement opérationnels le 12 novembre reste néanmoins indéterminé. À la Feste Alvensleben, dans le secteur de Plappeville, seules deux tourelles de 15 cm T.H. au maximum paraissent encore utilisables ; la Feste Prinz Friedrich-Karl, à Saint-Quentin, possède deux 21 cm Turmhaubitzen, mais leur remise en service en 1944 n’est pas établie. En effet toutes ces pièces d’artillerie datent de la fin du XIXème siècle ou de la période précédant la 1ère Guerre Mondiale alors que Metz était occupé par les Allemands. Peu avant l’arrivée des Américains les Allemands ont tenté de remettre en service certains ouvrages.
Le 13 novembre, la 95th Infantry Division maintiendra la pression sur le front occidental tandis que l’encerclement progressera par le nord et le sud-est. Le 14 à 12h00, le Generalleutnant Heinrich Kittel prendra le commandement de la Festung Metz ; le 379th Infantry Regiment attaquera alors autour de Jeanne d’Arc et des ouvrages de Jussy, sous le feu d’interdiction des batteries de la place. Historiquement, l’encerclement se terminera le 19 novembre et quelques unités américaines pénétreront dans Metz. Pourtant, plusieurs grands forts continueront à combattre après la chute de la ville, et ce jusqu’au mois de décembre.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Une défense allemande plus efficace pourrait immobiliser davantage d’infanterie et d’artillerie, menacer les routes de ravitaillement et retarder l’effort vers la Sarre ; une neutralisation rapide des batteries libérerait au contraire plus tôt les moyens du XX Corps pour la poursuite vers le Westwall.
La prise de Metz pour le joueur allié est extrêmement complexe, mais quasiment impérative. Elle nécessite, d’une part, la sécurisation des têtes de pont au nord et, d’autre part, la poursuite de l’avance à l’est pour ensuite remonter vers le nord. Il est très tentant de poursuivre plus à l’est tout en ignorant la ville, mais le flanc droit de cette avancée finira par s’affaiblir et ne pourra résister aux immanquables contre-attaques allemandes.
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Malling – Cattenom – Thionville – Uckange, les ponts dont dépend toute l’offensive au nord de Metz
Au nord de Metz, la Moselle constitue l’obstacle opérationnel décisif. Les fortes pluies ont gonflé le fleuve et submergé une partie de ses approches ; la 3d Army a donc retenu plusieurs sites complémentaires afin de ne pas faire dépendre toute la manœuvre d’un seul ouvrage. Le 12 novembre à 08h10 ou à 08h45 selon les rapports, à Malling, le premier pont M2 de 350 pieds se brise. Malgré cette perte, un ferry lourd et la brève disponibilité du pont auront déjà permis le passage de plusieurs régiments d’infanterie, de quelques Sherman du 712th Tank Battalion et de quelques M10 du 773d Tank Destroyer Battalion. À Cattenom, le 179th Engineer Combat Battalion et la 996th Treadway Bridge Company poursuivent encore leur chantier de construction de pont. À Thionville, le 1306th Engineer General Service Regiment construit un Bailey fixe de 190 pieds. À Uckange, aucun pont lourd n’est utilisable, mais des éléments du 1st Battalion, 377th Infantry Regiment, appartenant à la 95th Infantry Division, tiennent une micro-tête de pont obtenue au moyen de bateaux et de radeaux.
Au matin du 13 novembre, le pont de Cattenom ne sera encore achevé qu’aux deux tiers et son premier véhicule ne traversera qu’à 17h40. Le second pont M2 de Malling et le Bailey fixe de Thionville ne seront disponibles que le 14 ; le Bailey flottant sera plus tardif encore. Historiquement, la remise en service progressive de Cattenom, Malling et Thionville augmentera fortement le transfert de matériels vers la rive est et permettra enfin l’engagement en masse de la 10th Armored Division.
Un retard supplémentaire pourrait maintenir la 10th Armored Division à l’ouest de la Moselle, ralentir l’exploitation et donner aux Allemands le temps de reconstituer leurs forces pour une contre-attaque. Des ponts disponibles plus tôt pourraient au contraire accélérer la sortie des têtes de pont, réduire la portée des contre-attaques allemandes et désorganiser plus rapidement les replis au nord de Metz.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allemand se retrouve dans une situation où ses contre-attaques ont peu de chances d’aboutir compte tenu du grand nombre d’unités américaines ayant déjà franchi la Moselle et de la forte concentration d’artillerie lourde sur l’autre rive. Pourtant, une contre-attaque supplémentaire, après l’échec de la 25. Panzergrenadier-Division le 12 novembre, est très tentante. En effet, les Américains n’ont pas encore complété les moyens de franchissement et les troupes sur la rive est ne disposent quasiment pas de matériel lourd, mais seulement de troupes très éprouvées par les combats précédents…
Le joueur allié devra élaborer au plus vite différents points de franchissement afin de soutenir la tête de pont. Il peut être tenté par une poursuite très osée de son attaque alors que le matériel lourd lui manque et que l’ennemi est présent en force. Son artillerie l’aidera, mais c’est sans compter sur le temps que prendra la construction des ponts. Affaiblir ses troupes sans consolider ses têtes de pont, c’est offrir sur un plateau aux Allemands la possibilité de réduire la tête de pont et d’empêcher définitivement le franchissement de la Moselle et, ipso facto… l’encerclement de Metz.


Kerling-lès-Sierck, la tête de pont de Malling sous la menace d’une contre-attaque allemande
Au nord-est de Thionville, entre Sierck-les-Bains et la Moselle, le secteur de Kerling reste tendu le 12 novembre. À 03h00, le Panzergrenadier-Regiment 35 de la 25. Panzergrenadier-Division, renforcé d’environ dix chars et Jagdpanzer IV, attaque les positions du 359th Infantry Regiment de la 90th Infantry Division. Le premier choc chasse de Kerling les avant-postes du 3d Battalion et repousse le bataillon sur les hauteurs au nord-ouest du village. Peu avant 06h00, l’effort principal se développe le long de la route Kerling–Petite-Hettange afin de menacer le site de franchissement de Malling. La Company G du 359th Infantry Regiment, deux pelotons d’armes lourdes du 2nd Battalion, l’artillerie de corps et deux M10 du 773d Tank Destroyer Battalion finissent par briser la poussée. À la nuit, le 2nd Battalion contre-attaque le long de la route, mais les mines allemandes l’arrêtent avant Kerling ; le 3d Battalion se réorganise toujours au nord-ouest du village.
Le 13 novembre, le 359th Infantry Regiment reprendra Kerling sans combat après le repli allemand sur les hauteurs à l’est. L’aile nord de la tête de pont sera alors sécurisée et le secteur prendra progressivement la forme d’un front défensif allemand.
Si l’attaque allemande atteignait Petite-Hettange puis Malling, elle pourrait interrompre les flux vers la rive est et menacer directement les moyens du génie. Son échec permettrait au contraire aux Américains de stabiliser leur flanc nord et de libérer des forces pour l’exploitation vers Merzig et la Sarre.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Comme indiqué plus haut, les joueurs allemands et américains sont confrontés à différents dilemmes. De leur choix dépend la suite de la bataille, mais les conséquences ne se manifesteront pas tout de suite.
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Fort de Kœnigsmacker – Valmestroff – Elzange, la tête de pont peut s’élargir
À l’est de la Moselle, entre Cattenom et Thionville, le fort de Kœnigsmacker est tombé le 11 novembre ; le combat du 12 porte donc sur l’exploitation au-delà de l’ouvrage. Au sein du 358th Infantry Regiment de la 90th Infantry Division, le 1st Battalion se met en réserve après la réduction du fort, le 2nd Battalion attaque au-delà de Valmestroff et le 3d Battalion tient Elzange ainsi que la crête de la cote 254. Les renseignements américains identifient parmi les défenseurs capturés le poste de commandement de l’I. Bataillon, Grenadier-Regiment 74, une compagnie du même régiment, la majeure partie de la Füsilier-Kompanie 19 et des personnels d’Alarm-Kompanien.
Le 13 novembre, le 2nd Battalion du 358th Infantry Regiment, s’emparera de Distroff malgré les mines et les blockhaus. Le 3d Battalion atteindra la route Inglange–Distroff, puis devra attendre l’artillerie et les chars avant de poursuivre. Historiquement, la perte du fort retirera aux Allemands un verrou local puissant, mais la 10th Armored Division ne disposera pas encore des ponts nécessaires pour exploiter immédiatement cette ouverture.
Une résistance prolongée à Kœnigsmacker ou une contre-attaque efficace sur Valmestroff–Elzange pourrait ralentir l’élargissement du pont de Cattenom et maintenir les routes sous le feu. La chute rapide des hauteurs permettrait au contraire de pousser vers Inglange et Distroff et de préparer une exploitation blindée beaucoup plus profonde.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Comme indiqué plus haut, les joueurs allemands et américains sont confrontés à différents dilemmes. De leur choix dépend la suite de la bataille, mais les conséquences ne se manifesteront pas tout de suite.

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Thionville – Yutz – Illange, un franchissement complexe au cœur d’un espace fortifié
À Thionville, le 12 novembre, la petite tête de pont de la 95th Infantry Division reste extrêmement vulnérable, car le fort de Yutz résiste encore. Sa garnison appartient principalement au Grenadier-Regiment 74 de la 19. Volksgrenadier-Division. Le 2nd Battalion du 378th Infantry Regiment, commandé par le lieutenant-colonel A. J. Maroun, est déjà établi à l’est de la Moselle après un franchissement réalisé avec l’appui du 135th Engineer Combat Battalion. Dans la phase d’assaut, la Company F, deux pelotons de la Company G et une section de mitrailleuses lourdes combattent dans ou autour du fort, tandis que la Company E élargit le périmètre. Les renseignements américains signalent également des éléments du Grenadier-Regiment 1216, détaché de la 462. Volksgrenadier-Division auprès de la 19. Volksgrenadier-Division.
Le 13 novembre, le fort sera finalement réduit vers midi et Basse-Yutz sera abandonné ; le bataillon poussera ensuite vers Haute-Yutz. Le fort d’Illange restera en revanche intact et ne sera attaqué que les 14 et 15 novembre. Historiquement, la chute de Yutz dégagera les abords immédiats du chantier de pont de Thionville et facilitera l’établissement d’un corridor continu sur la rive est.
Si Yutz tenait plus longtemps, les sapeurs et les flux logistiques pourraient rester sous pression et l’entrée de la 10th Armored Division serait retardée. Une chute plus rapide du fort pourrait transformer Thionville en véritable porte de sortie pour les blindés américains et menacer plus tôt les défenses d’Illange et d’Uckange.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Comme indiqué plus haut, les joueurs allemands et américains sont confrontés à différents dilemmes. De leur choix dépend la suite de la bataille, mais les conséquences ne se manifesteront pas tout de suite. Cette zone est le point focal de la problématique. La prise de Thionville par les Allemands mettra fin à tout espoir d’encercler Metz par le nord.
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Uckange – Bertrange – Imeldange, relier deux têtes de pont avant la réaction allemande
Au sud de Thionville, la tête de pont d’Uckange reste minuscule le 12 novembre. Le 1st Battalion, 377th Infantry Regiment, de la 95th Infantry Division, dispose déjà de deux compagnies et d’armes lourdes à l’est de la Moselle. Ces éléments contournent Bertrange et se retranchent sur une faible hauteur située à environ 350 mètres à l’est ; Bertrange et Imeldange demeurent donc aux mains des Allemands. La tête de pont est isolée, peu profonde et dépendante de moyens de franchissement légers.
Dans la nuit du 12 au 13, le reliquat du bataillon franchira la Moselle. Le matin du 13, la division ordonnera une attaque vers le nord afin de raccorder cette position à la tête de pont de Thionville. La Company A du 377th Infantry Regiment, participera directement à la prise de Bertrange puis d’Imeldange. À partir de la soirée, des éléments du Grenadier-Regiment 73 de la 19. Volksgrenadier-Division, appuyés par des StuG III, contre-attaqueront ; la crise s’intensifiera encore le 14. Guénange restera allemande jusqu’au 16 novembre. Historiquement, les Américains conserveront néanmoins leur avancée.
La destruction de cette tête de pont pourrait retarder fortement la jonction avec Thionville et libérer des forces allemandes pour Koenigsmacker ou Illange. Sa survie créerait au contraire un corridor continu sur la rive est, mais son maintien pourrait exiger une artillerie et des renforts importants tant que les ponts lourds ne seraient pas achevés.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Cette micro-tête de pont américaine peut rapidement être détruite par le joueur allemand en montant une vive contre-attaque. Mais, en procédant de la sorte, il affaiblira une partie de son dispositif… tout en privant le fort de Yutz de renforts supplémentaires.
Le joueur allié se retrouve confronté à devoir choisir entre une défense acharnée de sa très fragile position et un repli en traversant la Moselle grâce au génie. Sa présence sur la rive droite est une épine dans le pied des Allemands, et rallier la tête de pont est une opportunité intéressante, mais difficilement réalisable. Historiquement les Américains n’avaient pas prévu de renforts… Ce choix est à méditer, il n’est pas sans conséquences.
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Tête de pont de Bazoncourt, la réaction des 21. Panzer-Division et 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen »
À l’est de Metz, le pont intact de Sanry-sur-Nied constitue l’un des gains américains les plus dangereux. Le 12 novembre, le Combat Command B (CCB) de la 6th Armored Division consolide la tête de pont avec les Companies A et B du 15th Tank Battalion, la Company A du 50th Armored Infantry Battalion, quelques chasseurs de chars M18 et des éléments du 2nd Battalion du 2nd Infantry Regiment. Au nord, le capitaine James Bridges constitue une force de couverture avec la Troop D du 86th Cavalry Reconnaissance Squadron, trois pelotons de la Troop E armés de canons automoteurs de 75 mm et une section du 603d Tank Destroyer Battalion. Peu avant minuit, cette force atteint sa position finale au sud de Berlize. Dans l’ensemble du secteur, la réaction allemande relève du XIII. SS-Armeekorps et associe la 21. Panzer-Division et 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen ».
Tôt le 13 novembre, l’avant-garde de la 21. Panzer-Division, partie de la forêt de Rémilly, attaquera avec quelques canons automoteurs (Jagdpanzer IV automoteurs H-39 avec PaK 75 mm). La force Bridges perdra treize véhicules et vingt-neuf hommes en une trentaine de minutes et reculera vers Bazoncourt, mais le pont de Sanry et la tête de pont tiendront. La 17. SS-Panzergrenadier-Division exercera surtout sa pression sur le dispositif voisin ; l’effort immédiat contre Bazoncourt sera porté par la 21. Panzer-Division. Historiquement, la contre-attaque allemande ne rejettera pas le CCB au-delà de la Nied française. C’est un échec.
Une percée allemande jusqu’à Sanry pourrait couper les arrières du CCB, ralentir l’exploitation de la 6th Armored Division et restaurer temporairement la continuité du front. L’échec allemand préserverait au contraire une voie directe vers Faulquemont et obligerait les réserves blindées à se disperser dans des contre-attaques locales.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allié devra absolument consolider cette tête de pont et ensuite exploiter ce début de percée, mais il fait face à deux des trois meilleures unités du secteur : la 17. SS-Panzergrenadier-Division et la 21. Panzer-Division.
Le joueur allemand a la possibilité de contre-attaquer la percée de Bazoncourt avec des unités d’élite… mais totalement affaiblies. La 17. SS-Panzergrenadier-Division a perdu trois de ses bataillons et ne possède plus que des compagnies fortement affaiblies. Quant à ses blindés, elle n’en possède plus que 6, sans compter quelques Panzer de commandement. La 21. Panzer-Division est elle aussi fortement affaiblie. Retirée du front à l’origine pour se reconstituer, elle a finalement été envoyée dans ce secteur au dernier moment par le haut commandement. Elle doit par ailleurs soutenir la 106. Panzer-Brigade qui est seule face à une division d’infanterie et une division blindée. Cette contre-attaque est donc à méditer.
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Han-sur-Nied – Herny – Adaincourt, l’ouverture vers Faulquemont, Saint-Avold et la Sarre
À Han-sur-Nied, au sud-est de Metz, l’enjeu dépasse largement le village : le pont pris intact ouvre l’axe Han–Faulquemont–Saint-Avold, est essentiel aux mouvements allemands. Le 12 novembre, le 1st Battalion du 317th Infantry Regiment de la 80th Infantry Division, tient Han et le pont ; le 2nd Battalion occupe la cote 253 et étend ses positions vers Herny, tandis que le 3d Battalion atteint les hauteurs à l’est d’Adaincourt et la pointe sud-ouest du Bois Censitaire. Le 69th Tank Battalion de la 6th Armored Division combat plusieurs heures à Herny contre une batterie de 88 mm soutenue par l’infanterie. Côté allemand, le Grenadier-Regiment 951 de la 361. Volksgrenadier-Division contre-attaque : Han et Baudrecourt changent momentanément de mains avant de revenir aux Américains. Arrivé depuis la région de Dieuze sur des véhicules civils réquisitionnés, ce régiment tente de colmater un secteur proche de l’effondrement. Plus au sud, les restes de la 48. Infanterie-Division se replient sous le commandement de la 559. Volksgrenadier-Division, tandis que la 36. Volksgrenadier-Division arrive encore par chemin de fer.
Les contre-attaques allemandes retarderont la progression sans fermer la brèche ; la 6th Armored Division et la 80th Infantry Division poursuivront leur poussée vers Faulquemont puis Saint-Avold. Historiquement, l’effondrement de ce secteur ouvrira l’une des voies les plus directes vers la Sarre.
Une reprise durable de Han pourrait rétablir la cohésion du XIII. SS-Armeekorps, menacer le pont intact et freiner la percée vers Saint-Avold. Le maintien américain du passage pourrait au contraire obliger les Allemands à engager prématurément la 36. Volksgrenadier-Division et leurs moyens antichars lourds dans une bataille de colmatage.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allié est condamné à poursuivre son avancée ; il peut talonner la 48. Infanterie-Division en pleine retraite, mais les obstacles sont nombreux et les renforts proches.
Le joueur allemand a tout intérêt à poursuivre sa retraite de manière coordonnée et à renforcer son dispositif avec les renforts en chemin. L’inconvénient de cette retraite est qu’elle offrira aux divisions américaines l’opportunité de remonter vers le nord et de s’attaquer à l’aile est du dispositif de défense de Metz. Un véritable dilemme.
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Lucy – Frémery – Chicourt, protéger le flanc droit de la percée vers Faulquemont
Sur l’aile droite de la 80th Infantry Division, autour de Lucy et Frémery, la situation est moins spectaculaire mais essentielle à la continuité du front. Le 12 novembre à 17h05, le 1st Battalion du 318th Infantry Regiment, soutenu par la Company B, 702nd Tank Battalion, prend Lucy. À 20h00, il est relevé par le 1st Battalion du 319th Infantry Regiment, qui tient donc le village au soir du 12. Le 3d Battalion du 319th Infantry Regiment, se trouve encore dans le secteur de Frémery.
Le 13 novembre à 07h00, le 3d Battalion commencera le nettoyage du bois de Lucy. À 10h30, il recevra l’ordre de prendre Chicourt, entrera dans le village à 13h25 et en terminera le nettoyage à 14h40. Historiquement, les forces allemandes présentes seront trop faibles pour enrayer cette progression, qui protégera le flanc de l’axe Han–Faulquemont.
Une défense allemande plus solide à Chicourt pourrait immobiliser plusieurs bataillons, découvrir le flanc de la percée et ralentir le déplacement des appuis. Une chute rapide du village permettrait au 319th Infantry Regiment de maintenir la pression et d’accompagner l’exploitation blindée vers l’est.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Ici, la problématique pour les deux joueurs est la même que pour la zone plus au nord.
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Rodalbe – Conthil – Bermering, une pointe américaine exposée aux contre-attaques de la 11. Panzer-Division
Entre Château-Salins et Morhange, Rodalbe forme une charnière entre le dispositif de la 26th Infantry Division, celui de la 4th Armored Division et la défense mobile allemande. Le 12 novembre, les Companies K et L du 104th Infantry Regiment, tiennent Rodalbe pendant que la Task Force Hunter, relevant du Combat Command A (CCA) de la 4th Armored Division et articulée autour du 37th Tank Battalion, tente de pousser vers Bermering. Les mines, la boue et les tirs antichars du Pfaffenforst immobilisent plusieurs chars et contraignent la colonne à se replier dans le bois de Conthil. La 11. Panzer-Division intervient avec un groupement comprenant la Panzer-Aufklärungs-Abteilung 11, une dizaine de Panthers et un bataillon du Panzergrenadier-Regiment 110. À 21h55, Rodalbe repasse sous contrôle allemand ; vers minuit, le nettoyage des derniers éléments américains se poursuit encore.
Le 13 novembre, les combats et les contre-attaques locales se poursuivront autour de Rodalbe, Conthil et des hauteurs voisines. Historiquement, la 11. Panzer-Division obtiendra ici un succès tactique net, sans toutefois inverser l’évolution générale du front.
Si les Américains consolidaient Rodalbe et débouchaient vers Bermering, ils pourraient menacer la ligne Morhange–Bénestroff et disloquer la liaison entre les corps allemands. Si la 11. Panzer-Division les rejetait plus loin, elle pourrait rétablir momentanément la continuité entre le XIII. SS-Armee-Korps et le LXXXIX. Armeekorps.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allemand vient d’infliger une très cuisante défaite tactique aux Américains. Il pourrait être tenté de poursuivre son avancée et de réduire définitivement la tête de pont, ou de l’encercler en passant par Haboudange. C’est sans compter sur l’épuisement de ses troupes et l’incroyable quantité de troupes américaines disponibles en renfort.
Le joueur allié, malgré ce coup d’arrêt a effectué une profonde percée dans le dispositif allemand, principalement entre le XIII. SS-Armee-Korps et le LXXXIX. Armee-Korps. Il a intérêt à maintenir et à renforcer ses positions pour reprendre l’offensive plus tard. Une contre-attaque allemande reste possible.
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Crête de Koecking – ferme de Bérange, forcer le verrou boisé devant Dieuze
Entre Moyenvic, Conthil et Dieuze, la crête de Koecking forme un vaste plateau boisé qui domine les vallées voisines et couvre les approches occidentales de Dieuze. Après les combats très coûteux de la cote 310, qui ont déjà causé 478 tués ou blessés, la 26th Infantry Division confie l’effort principal au 328th Infantry Regiment, renforcé sur sa gauche par le 3d Battalion du 101st Infantry Regiment. En face, la défense repose principalement sur le Festungs-Maschinengewehr-Bataillon 43, placé sous le contrôle tactique de la 361. Volksgrenadier-Division, et sur le très réduit II./Grenadier-Regiment 1119 de la 553. Volksgrenadier-Division. Ces troupes peu nombreuses sont expérimentées, bien retranchées et couvertes par des mines, des pièges, des barbelés, des blockhaus et d’anciennes tranchées de la Première Guerre mondiale. Le matin du 12 novembre, le 328th Infantry Regiment progresse d’abord sans grande opposition dans le bois détrempé. Peu après 12h00, ses éléments de tête atteignent la grande clairière de la ferme de Bérange, où les tirs des blockhaus et une concentration d’artillerie très précise arrêtent brutalement l’attaque. Le colonel Jacobs, commandant le régiment, est blessé ; plus au sud-est, le 2d Battalion, 328th Infantry Regiment, est frappé par un violent barrage de mortiers qui tue notamment son commandant, le major Servatius. Les Américains reprennent néanmoins leur progression et, vers 15h30, enlèvent la ferme après une concentration de 120 projectiles d’artillerie. Au sud du massif, le 1st Battalion du 101st Infantry Regiment, tente parallèlement d’attaquer Saint-Médard, mais les feux croisés venant de la lisière et les batteries allemandes de Dieuze pilonnent pendant trois heures ses positions de départ ; l’attaque est interrompue. À la nuit, le front se fige dans le bois, sous la neige et dans un froid intense, alors que de nombreux fantassins ont laissé leurs couvertures en arrière.
Le 13 novembre, les batteries allemandes de Dieuze intensifieront encore leurs tirs. Le 328th Infantry Regiment avancera lentement le long de la route est-ouest, presque constamment sous le feu de l’artillerie et des armes automatiques dissimulées dans les taillis. Des Sherman et des TD progresseront sur la route afin de réduire successivement les positions allemandes ; au soir, la ligne d’avant-garde atteindra seulement la route latérale Conthil–Dieuze. Le régiment se retrouvera alors en pointe, avec son flanc droit exposé, tandis que le 101st Infantry Regiment restera bloqué devant Saint-Médard et Haraucourt et que le 104th Infantry Regiment, très affaibli après les combats de Rodalbe, tiendra le saillant Conthil–Lidrezing. Le 14, la progression du Combat Command A de la 4th Armored Division dans le Bois de Kerperche menacera le flanc et les arrières de la défense allemande. Dans la nuit du 14 au 15, l’essentiel des défenseurs se repliera ; les 15 et 16 novembre, le 328th Infantry Regiment, toujours renforcé par le 3d Battalion, 101st Infantry Regiment, atteindra finalement la lisière orientale du massif.
Une résistance allemande prolongée sur la crête maintiendrait la 26th Infantry Division dans un combat d’usure, préserverait la position de barrage Conthil–Dieuze et laisserait le 104th Infantry Regiment dangereusement exposé dans son saillant. Elle pourrait également retarder l’enveloppement de Saint-Médard et de Haraucourt et donner aux Allemands le temps de renforcer les approches de Dieuze. À l’inverse, une rupture rapide dans les bois permettrait aux Américains de déborder les positions des versants sud, de réduire la menace sur Conthil et d’ouvrir plus tôt l’axe vers Dieuze, puis vers Sarre-Union.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allié se retrouve face à une ligne fortement défendue et à des positions bien ancrées. Il peut tenter la percée : la prise d’un ou plusieurs bunkers obligera les Allemands à se replier, mais à quel prix ?
Le joueur allemand a tout intérêt à tenir cette ligne sous peine de devoir battre en retraite et abandonner toute la zone qui va jusqu’aux abords du canal de la Marne au Rhin. Abandonner cette zone revient à ouvrir un boulevard vers Sarrebourg et à menacer les arrières de tout le LXXXIV. Armee-Korps, qui sera condamné à se replier.
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Partie sud — De la Vor-Vogesenstellung aux cols des Vosges

Sur l’aile gauche de la 7th Army, le XV Corps du major général Wade H. Haislip doit attaquer le 13 novembre, rompre la Vor-Vogesenstellung, prendre Sarrebourg et ouvrir la trouée de Saverne. Derrière cette première position de campagne se trouve la Vogesenstellung, plus profonde, appuyée sur les massifs, les vallées resserrées et les cols. À 22h00 le 12 novembre, la 44th Infantry Division tient déjà le front, la 79th Infantry Division achève sa mise en place et la 2e Division Blindée française attend la brèche qu’elle devra exploiter. Plus au sud, le VI Corps vient d’achever l’opération Dogface (bataille autour de la ville de Bruyères) et maintient la pression le long de la Meurthe, de Raon-l’Étape au Tholy, avant la reprise générale de son offensive. La partie sud du scénario associe donc un assaut imminent du XV Corps à plusieurs combats locaux déjà engagés sur le front du VI Corps.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allié se retrouve face à un dispositif bien défendu et s’appuyant sur un terrain peu propice à la manœuvre ; seule son artillerie lui permettra la percée. Le passage par la trouée de Saverne semble le chemin idéal, mais c’est sans compter sur les nombreux cours d’eau dont les Allemands pourront bénéficier pour appuyer leurs défenses.
Le joueur allemand bénéficie d’un terrain naturellement propice à la défense, mais ses troupes sont de très mauvaise qualité, ses renforts sont quasi inexistants et ses blindés en très faible nombre. Il sera très vite confronté au dilemme d’un repli lent et coordonné ou d’une défense acharnée. Quel que soit son choix, ses handicaps ne disparaîtront pas : troupes de faible qualité, pas de renforts avant plusieurs jours, quasiment pas de blindés.


Leintrey – Ancerviller – Nitting, les 44th et 79th Infantry Divisions face à la Vor-Vogesenstellung
Entre Leintrey et Nitting, les deux divisions américaines abordent le 12 novembre dans des situations très différentes. La 44th Infantry Division, éprouvée par les combats d’octobre et par un terrain saturé de mines, tient déjà la ligne Leintrey–Herbéviller ; les 71st et 324th Infantry Regiments préparent l’effort principal, tandis que le 114th Infantry Regiment reste en réserve. La 79th Infantry Division, reposée et rééquipée après seize jours passés à l’arrière, occupe désormais les zones d’assemblée gagnées dans la nuit du 11 au 12. Les 314th et 315th Infantry Regiments sont placés en tête, le 313th Infantry Regiment en réserve. En face, la 553. Volksgrenadier-Division tient le segment septentrional de la Vor-Vogesenstellung et la 708. Volksgrenadier-Division son segment central, alors même que cette dernière achève la relève de la 21. Panzer-Division.
Le 13 novembre au matin, les deux divisions attaqueront dans d’épouvantables conditions météo. Il a neigé la nuit mais le sol est détrempé et difficilement praticable. La 44th Infantry Division partira de la ligne Emberménil–Domjevin vers Avricourt, Igney et Réchicourt ; la 79th Infantry Division progressera de Mignéville vers Ancerviller, Sainte-Pôle et Halloville. Le 315th Infantry Regiment ouvrira une première brèche à Ancerviller puis à Sainte-Pôle, tandis que les 314th et 315th Infantry Regiments formeront un saillant qui brisera le dispositif défensif de la 708. Volksgrenadier-Division fraîchement arrivée en relève de la 21. Panzer-Division. La progression restera cependant lente devant les tranchées, les mines, l’artillerie et la boue. Avricourt ne tombera que le 17 novembre et Sarrebourg les 20 et 21.
Une rupture plus rapide pourrait livrer plus tôt aux blindés alliés les routes de Blâmont et de Sarrebourg et empêcher la constitution d’une seconde ligne sur les Vosges. Une résistance allemande plus cohérente pourrait au contraire épuiser l’infanterie, retarder l’engagement de la 2e DB et donner à la Vogesenstellung le temps de se renforcer.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Le joueur allié se retrouve face à un ennemi parfaitement retranché dans différentes positions fortifiées, derrière des mines, des fossés antichars et des obstacles. Tout le dispositif s’appuie sur les contreforts des Vosges. La tâche est ardue et la météo n’aidera pas ; l’artillerie sera le seul secours. Une utilisation trop prématurée de la 2e DB le privera du seul outil d’exploitation dont il dispose. L’arrière du front allemand est quasiment vide ; seule la ville de Strasbourg est défendue.
Le joueur allemand ne bénéficiera d’aucun soutien, et son dispositif constituera la seule ligne de défense entre la 7th Army et le Rhin. Son seul avantage est un terrain difficilement praticable. Il pourra faire payer très cher aux Américains le moindre kilomètre d’avancée.
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Baccarat – Reherrey – Domptail, la 2e Division Blindée condamnée à attendre la brèche
Le 12 novembre, la 2e Division blindée (2e DB) du général Leclerc se regroupe à l’arrière du XV Corps, dans le secteur Baccarat–Reherrey–Domptail–Anglemont. Ses quatre groupements tactiques interarmes sont prêts, ses parcs ont été remis en état après les combats de Baccarat et sa mission est claire : exploiter la rupture, non l’obtenir par une attaque frontale contre des tranchées et des champs de mines. La division ne peut donc pas intervenir immédiatement. Cette attente est rationnelle sur le plan opératif, mais elle contrarie la culture de mouvement de Leclerc et nourrit une grande frustration chez « les gars de Leclerc » qui voient l’infanterie livrer seule les premiers combats. L’artillerie de la 2e DB.
Le 13 novembre, la 2e DB restera en deuxième échelon derrière les 44th et 79th Infantry Divisions. Elle ne sera pleinement engagée en exploitation qu’à partir du 19 novembre, lorsque l’infanterie aura suffisamment ouvert le dispositif allemand. Elle atteindra Saverne le 22 et Strasbourg le 23, transformant en quelques jours une attente imposée en exploitation décisive.
Un engagement prématuré pourrait enliser les chars dans les coupures, les mines et les villages fortifiés, disperser les groupements tactiques et consommer leurs moyens avant la trouée de Saverne. Une brèche obtenue plus tôt pourrait au contraire libérer la 2e DB plusieurs jours avant la date historique et rendre très difficile tout repli ordonné vers la Vogesenstellung.

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Raon-l’Étape, un verrou sur la Haute-Meurthe
Dans le secteur de Raon-l’Étape, la 100th Infantry Division a relevé la 45th Infantry Division le 9 novembre et tient les hauteurs qui dominent la Meurthe au nord et au sud de la ville. Le 12, les 397th et 399th Infantry Regiments franchissent la Meurthe à Baccarat (pris par la 2e DB le 31 octobre) sur les ponts déjà tenus. Le 397th Infantry Regiment progresse par Bertrichamps vers la cote 443, au nord de Raon, tandis que le 399th Infantry Regiment passe par Neufmaisons et gagne les hauteurs de la Tête des Reclos, qui dominent la vallée de la Plaine. La ville et ses accès restent cependant verrouillés par une défense allemande composite associant la 708. Volksgrenadier-Division, des arrière-gardes de la 21. Panzer-Division et des éléments du Grenadier-Regiment 951 (N.D.A. : les unités de l’arrière-garde de la 21. Panzer-Division ne sont pas modélisées dans le scénario. D’une part, aucune de ces unités n’a été clairement identifiée ; d’autre part, à des fins de jouabilité et parce que la 21. Panzer est déjà très fragile, elle a été représentée dans son intégralité à l’est de Metz).
Le 13 novembre, la division consolidera ses axes et maintiendra la pression sans obtenir encore la rupture. Les attaques principales se développeront du 14 au 16 ; les Allemands évacueront Raon le 17 et la ville sera déclarée dégagée au matin du 18. Les mines, les destructions et les résistances autour de La Trouche et des hauteurs de la Plaine gêneront encore le débouché vers les cols.
La prise rapide de Raon pourrait ouvrir à la 100th Infantry Division une voie directe vers la vallée de la Plaine et menacer le flanc nord des défenses de Saint-Dié. Un maintien allemand prolongé pourrait au contraire immobiliser plusieurs régiments, retarder les franchissements lourds de la Meurthe et compliquer la coordination entre le XV Corps et le VI Corps.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Se pose ainsi au joueur allié la question : prendre Saint-Dié par le long chemin du nord ou frontalement, en franchissant la Meurthe sous le feu des hauteurs des Vosges ?
Le joueur allemand possède moins d’options et ne pourra que subir la décision du joueur allié, qu’il tienne ses positions ou se replie lentement.
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Saint-Dié – Saint-Michel-sur-Meurthe, une relève sous le feu avant le franchissement
À l’ouest de Saint-Dié, le 12 novembre est d’abord une journée de relève et de mise en place. La 103d Infantry Division, encore inexpérimentée, prend officiellement la responsabilité du secteur. Les 409th et 410th Infantry Regiments relèvent les 7th et 30th Infantry Regiments de la 3d Infantry Division, qui passent en réserve ; le 15th Infantry Regiment reste toutefois en ligne entre Étival-Clairefontaine et Saint-Michel-sur-Meurthe. Le 411th Infantry Regiment demeure en réserve de corps. Sur la rive est, la 716. Infanterie-Division tient le secteur au nord de Saint-Dié et la 16. Volksgrenadier-Division celui de Moyenmoutier, Saulcy et Fraize. La Meurthe, les destructions et les hauteurs boisées donnent encore aux défenseurs une position solide.
Le 13 novembre, les unités américaines consolideront leurs nouvelles positions et poursuivront leurs reconnaissances. La 103d Infantry Division n’attaquera réellement à l’ouest de Saint-Dié que le 16. Les franchissements d’assaut de la Meurthe se développeront du 19 au 21 ; les 409th et 410th Infantry Regiments utiliseront ensuite la tête de pont ouverte par la 3d Infantry Division. Le 409th Infantry Regiment entrera dans Saint-Dié par le nord le 22 novembre, dans une ville largement détruite par l’occupant.
Un franchissement précoce pourrait déborder Saint-Dié par le nord et menacer la route de Saales avant que les Allemands n’achèvent leurs destructions. Une relève mal coordonnée ou un échec sur la Meurthe pourrait au contraire désorganiser deux divisions à la fois et prolonger la défense allemande dans toute la vallée.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Se pose ainsi au joueur allié la question : prendre Saint-Dié par le long chemin du nord ou frontalement, en franchissant la Meurthe sous le feu des hauteurs des Vosges ?
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Biffontaine – Le Tholy – Gérardmer, une ligne trop étendue face à un repli encore incertain
Sur l’aile droite du VI Corps, la 36th Infantry Division tient le 12 novembre une ligne mince d’environ seize kilomètres, de la vallée de la Neuné près de Biffontaine jusqu’au voisinage du Tholy. Le 141st Infantry Regiment occupe le secteur nord, tandis que les 142nd et 143d Infantry Regiments couvrent la ligne vers le sud ; le 442nd Regimental Combat Team complète encore le dispositif. En face, la 198. Infanterie-Division du IV. Luftwaffen-Feldkorps occupe une enveloppe allant de Saint-Léonard à Anould, Fraize et Gérardmer, avec des éléments de la 716. Infanterie-Division plus au nord. Le renseignement américain interprète la faiblesse de certains contacts et plusieurs mouvements comme les signes d’un repli de la 198. Infanterie-Division. Cette appréciation reste provisoire : au soir du 12, la division allemande tient encore ses positions et son décrochage confirmé ne commencera que dans la nuit du 17 au 18.
Le 13 novembre, la 36th Infantry Division conservera surtout une mission défensive et de diversion, tout en maintenant la pression sur les routes de Saint-Léonard, Anould et Gérardmer. Lorsque le repli allemand deviendra effectif, elle progressera vers les cols et couvrira le flanc américain, tandis que les éléments français venant du sud atteindront Le Tholy puis Gérardmer. La 198. Infanterie-Division tentera alors de gagner les Vosges en profondeur avant d’être coupée de ses itinéraires.
Une poursuite américaine déclenchée sur une appréciation erronée pourrait exposer la longue ligne de la 36th Infantry Division à une contre-attaque locale. Si le repli allemand était au contraire détecté et exploité assez tôt, les routes d’Anould, de Fraize et de Gérardmer pourraient être coupées avant que la 198. Infanterie-Division n’achève ses destructions et ne se rétablisse sur les cols.
Enjeux stratégiques pour les deux camps
Se pose ainsi au joueur allié la question : est-il judicieux de faire progresser la 36th Infantry Division, dont le front est très étendu, alors que les Allemands sont bien retranchés et peuvent aisément se replier sur la Vor-Vogesenstellung puis la Vogesenstellung ?
Quant au joueur allemand, doit-il maintenir ses positions actuelles ou se replier sur les différentes lignes défensives à l’arrière du front et risquer d’affaiblir le flanc gauche du dispositif de défense de Saint-Dié ?
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Le Tholy – Gérardmer, la 3e Division d’infanterie algérienne rejoint la bataille des Hautes-Vosges
La 3e Division d’infanterie algérienne (3e DIA), surnommée la « Division des Trois Croissants », est une grande unité de l’Armée d’Afrique dont les régiments de tirailleurs ont combattu en Italie avant de débarquer en Provence en août 1944. Elle remonte ensuite la vallée du Rhône, la Saône puis les contreforts vosgiens avec la 1re Armée française. Le 12 novembre, le gros de la division reste au sud de la zone du scénario, sous le 2e Corps d’armée français, tandis que ses éléments de tête approchent du Tholy et assurent la liaison avec l’aile droite du VI Corps. En novembre 1944, il s’agit d’une coordination de frontière entre corps alliés, et non d’un rattachement formel de la division au VI Corps ; ce rattachement opérationnel n’interviendra qu’en mars 1945.
Le 15 novembre, les éléments de reconnaissance français et l’infanterie qui les accompagne prendront Le Tholy et établiront la jonction avec les Américains au carrefour de Préchamp. Ils descendront vers Gérardmer à partir du 17. Après l’incendie et l’évacuation de la ville par les Allemands dans la nuit du 17 au 18, les premiers éléments de la 3e DIA entreront à Gérardmer le 19 novembre, sans combat important, puis chercheront à poursuivre vers les crêtes et les cols.
Cette avance repose aussi sur des résistants désormais intégrés aux formations régulières. Le 2e Régiment de spahis algériens de reconnaissance (2e RSAR) reçoit notamment le 1er Bataillon du 1er Régiment de Franche-Comté, issu des Forces françaises de l’intérieur, ainsi que le 1er bataillon du 51e Régiment d’infanterie, formé à partir du Corps franc Pommiès. Ces bataillons apportent des fantassins, une connaissance précise du terrain et des cadres habitués aux opérations de mouvement ; la compagnie Billet du premier bataillon entrera la première dans Gérardmer. Une progression plus rapide de ce groupement pourrait fermer les routes de repli de la 198. Infanterie-Division ; un retard pourrait laisser aux Allemands davantage de temps pour s’installer en position défensive sur les lignes de défense à l’arrière et contrôler les cols.

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